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- Chronique n° 83
 
 

Thaddeus Robl

 

JOYEUX Jean-Théodore                                                               14-01-2014

Joyeux Jean-Théodore

 

Né le 10 novembre 1865 à Tonneins il inspira le Tour de France à Henri-Desgranges qu’il effectua lui-même à vélo seul et en 19 jours en 1895. Il s’éteint le 28 décembre 1938. Une stèle en son honneur a été érigée en 2008 devant l'office de tourisme.

Avec Jean Marie Corre et Gaston Rivierre, Jean Théodore Joyeux fait partie de ces avaleurs de kilomètres qui ont construit leur carrière et leur réputation sur des épreuves au long cours. Pédaler encore et encore, de longues heures voir des jours entiers était pour eux comme une seconde nature. Ce n’est pourtant pas pour ce type d’exploit que Jean Théodore Joyeux est passé à la postérité, mais pour avoir eu le premier, l’idée simple mais au combien géniale de faire le Tour de France à bicyclette.

Jean Théodore Joyeux est né le 10/11/1865 à Tonneins, petite ville entre Agen et Marmande dans le département du Lot et Garonne. Située sur les berges de la Garonne, Tonneins comptait un peu plus de 8000 habitants au moment de la naissance de Jean Théodore. Celui-ci est le deuxième enfant de Jean, alors âgé de 55 ans et d’Isabeau Vignes, sa seconde épouse, qui a 17 ans de moins que lui. Sur l’acte de naissance de Jean Théodore que l’on appellera très vite Théodore pour bien le distinguer de son frère ainé qui lui aussi a hérité du même prénom que son père, celui-ci exerce la profession d’aubergiste.

En 1887, alors qu’il n’a que 22 ans, Jean Théodore Joyeux se met à son compte et ouvre à Tonneins, un salon où il exerce ses talents de coiffeur. On ne sait pas quand et comment il s’est pris de passion pour la petite reine mais il semblerait que ce soit à peu près au même moment qu’il a commence à participer à des courses organisées dans sa région.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Tonneins
Tonneins


L’absence de documents sur cette période où son activité de coureur cycliste se cantonne au niveau se poursuit jusqu’en 1891, année où on le voit apparaître sur le devant de la scène avec sa victoire lors du championnat du Lot et Garonne et dans les grandes épreuves routières de l’hexagone.

Avec 67 kilos pour 1 mètre 70, Théodore Joyeux est, si l’on se réfère aux données de l’époque un coureur plutôt fin et léger et c’est probablement un atout pour les longues distances où la souplesse et l’endurance prime sur la puissance pure. En cette fin de 19ème siècle nous sommes très loin de la rigueur diététique d’aujourd’hui qui limite au maximum le taux de graisse et pousse les coursiers à perdre du poids. A titre de comparaison les coureurs de renom de l’époque ont un rapport poids taille totalement différent de ce que nous connaissons aujourd’hui et pour la plupart ils sont loin de ce que, pour une taille donnée, nous considérons comme étant le poids de forme idéal. Ainsi Lucien Lesna pèse 68 kilos pour  1 m 67, Marius Allard 62 kilos pour 1 m 60, Lumsden l’écossais accuse quand à lui 70 kilos pour 1 m 67…

Doté d’une grande endurance, Théodore Joyeux excelle dans les épreuves au long cours. C’est à partir de 100 kilomètres qu’il exprime le mieux ses talents et les ballades de 250 ou 300 kilomètres ne lui font pas peur.

La France Vélocipédique - Joyeux Théodore

Engloutir des kilomètres par centaine semble être un grand plaisir pour Théodore Joyeux et quand il apprend dans « le petit journal » de Pierre Giffard, la création d’une épreuve de 1200 kilomètres Paris – Brest – Paris il décide immédiatement de tenter sa chance et de s’inscrire. Le 6 septembre 1891, il fait partie des 206 cyclistes qui s’élancent pour ce monstrueux périple. Malgré un soutien logistique très faible et conforme à son statut de simple amateur ; Théodore Joyeux fait sensation en terminant l’épreuve à une prometteuse 9ème place assez loin malgré tout de Charles Terront le brillant vainqueur. Malgré un effort de plus de 80 heures, il arrive dans un bel état de fraicheur ce qui ne manque pas d’impressionner le public et d’asseoir sa réputation naissante.

L’année suivante en terminant sur la troisième marche du podium de deux autres épreuves au long cours Bordeaux – Toulouse et retour et de Paris – Nantes – Caen – Rouen – Paris, Théodore Joyeux rentre définitivement dans la catégorie des coureurs de fond. Il est désormais répertorié comme un avaleur de kilomètres et force est de constater que ses rares incursions dans des épreuves courtes sur piste ne sont pas totalement concluantes. Théodore Joyeux n’est pas un coureur qui aime frotter ou sprinter et il est plus à l’aise seul sur la route ou il est capable de maintenir de longues heures durant une vitesse régulière sans trop s’encombrer de considérations tactiques indispensables dans les épreuves de « vitesse ».

En 1893, il réussit à s’imposer dans Choisy le Roy – Tours et retour dans des conditions absolument dantesques mais ce sera sa seule victoire dans une course de renom.

 

 

Joyeux Théodore

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Source : Le Véloce-sport (Bordeaux) / http://gallica.bnf.fr

 

L’année suivante il prend la troisième place de Lyon – Paris – Lyon derrière Gaston Rivierre et le danois Charles Meyer pourtant Jean Théodore Joyeux malgré toute sa volonté de bien faire ne progresse plus. Il a désormais 29 ans et face aux grands spécialistes des épreuves au long cours tels que Gaston Rivierre, Jean Marie Corre, Lucien Lesna, Marius Thé ou les frères Jean et Marius Allard, il est toujours un ton en dessous.

Joyeux Théodore

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Source : Le Véloce-sport (Bordeaux) / http://gallica.bnf.fr

A moins d’être habité d’une volonté farouche et d’une motivation inoxydable, il est difficile de vivre de son sport sans être, au moins de temps en temps, sur le devant de la scène. Le cyclisme professionnel a aujourd’hui besoin d’équipiers, de grégaris qui abdiquent toute ambition personnelle pour se consacrer à un obscur et laborieux mais lucratif travail d’équipier. A l’époque les choses étaient sensiblement différentes, le cyclisme professionnel n’était pas structuré de la même façon et il n’y avait pas d’équipe pro au sens où on l’entend aujourd’hui. Pour exister et vivre de ce métier, un coureur professionnel devait trouver ses propres partenaires. Pour les coureurs de fond c’est en général le sponsor qui payait les services d’entrainement de son protégé et cela revêtait une importance souvent décisive dans l’issue d’une course. Faute d’un service suffisant, un coureur aussi talentueux soit il, ne pouvait pas suivre le rythme très longtemps face à un adversaire mieux entraîné et protégé que lui. Les efforts supplémentaires se paient toujours un moment où un autre et, dans les épreuves de grand fond, l’absence d’une équipe d’entraîneurs suffisante condamnait irrémédiablement le coureur à faire de la figuration.

Si l’on en croit le site http://www.memoire-du-cyclisme.net/ la carrière professionnelle de Théodore Joyeux fut courte et s’étendit seulement de 1891 à 1895. Ensuite Théodore Joyeux choisit de donner une autre orientation à sa carrière. Il décroche un « contrat » avec la marque de cycle Métropole qui souhaite promouvoir ses machines à Acatène (du latin, « a » privatif et « catena » : chaîne littéralement sans chaîne) auprès du public. Présentée pour la première fois au salon de Paris de 1894, l’acatène se veut une bicyclette révolutionnaire.

Joyeux Théodore

 

 

 

 

Aux alentours de 1890, la transmission par chaine est très loin d’avoir atteint la fiabilité qu’on lui connaît aujourd’hui et les constructeurs de cycles, faute de pouvoir remédier aux nombreux problèmes rencontrés, cherchent d’autres modes de transmission Le système acatène fut pendant un temps considéré comme une solution de remplacement. Il assure la transmission par des pignons d’angles qui remplacent la chaine. Le pédalier et le moyeu sont reliés par un tube tournant qui enveloppe le fourreau droit de la fourche arrière. Ce système popularisé à partir de 1897 par les succès de Gaston Rivierre dans Bordeaux – Paris ainsi que par les victoires et records sur piste de Constant Huret (Bol d’Or…), connu le succès durant quelques années avant de disparaître car les engrenages, lourds et durs, exigeaient des efforts plus importants qu’avec une transmission par chaine. Les pertes d'énergie étaient beaucoup plus élevées et le système manquait totalement de souplesse. Difficile à lancer, il n’était pas fait pour les variations de relief et il ne donnait son plein rendement que sur terrain plat.

 

Ci-contre : photographie = source http://forum.tontonvelo.com

 

 

 

 

 

 

Joyeux Théodore

Théodore Joyeux se lance alors dans les raids et les records destinés avant tout à montrer au grand public la valeur des modèles de la marque Métropole.

 

Les rétributions que reçoit Théodore Joyeux durant les années 1895/1897 par la marque doivent être suffisantes car il renonce à toute compétition pour se consacrer à ses records dont aujourd’hui nous avons beaucoup de mal à apprécier l’intérêt sportif et humain.
                               
Le premier exploit programmé consiste à réaliser un Tour de France en 19 étapes. Si aujourd’hui, beaucoup considèrent que c’est le raid réalisé par Théodore Joyeux qui inspira quelques années plus tard Géo Lefebvre et Henri Desgranges, l’idée du Tour de France cycliste, la réalité des faits est beaucoup plus complexe.

On s’aperçoit, en consultant la presse de l’époque, que le premier à avoir annoncé sa volonté de faire un Tour de France est Jean Marie Corre. Lui aussi « travaille » pour des sponsors (la selle Sâr et les chambres à air occlusive de Larue) et la communication effectuée autour de son projet, dès la fin du mois d’avril va finalement lui jouer un fort mauvais tour.

 

 

 

 

Hélas pour le coureur Breton, qui pérore en annonçant dans les colonnes du Véloce Sport en date du 25 avril, qu’il sera au départ de Bordeaux – Paris le 11 mai en guise de préparation è son tour de France, Théodore Joyeux va lui griller a politesse en s’élançant quelques jours avant la date prévue. Avait-il eu l’idée le premier, dans les documents que nous avons pu consulter rien ne permet de répondre à cette question, néanmoins on peut penser que la Métropole avait tout intérêt à ce que son coureur s’élance en premier car l’impact espéré pour cet exploit était indispensable au développement de l’Acatène.

 

 

Qu’un homme puisse parcourir entre 250 et 280 kilomètres quotidiennement pendant vingt jours pour faire le tour de notre pays paraît alors un exploit hors du commun pour le public. Il y a, à l’époque une fascination, peut être encore plus grande qu’à l’heure actuelle, pour les exploits hors normes. Le public est fasciné par des exploits qui démontrent une résistance physique exceptionnelle. Il apprécie ainsi le bol d’or, les courses de très longues distances, les six jours et les raids comme celui réalisé par Théodore Joyeux. Ce n’est pas la performance sportive appréciée selon des critères précis et pointilleux qui passionne les foules mais plutôt l’exploit physique qui fait d’un homme apparemment banal, un surhomme, un demi-dieu.

 

 

 

En ce mois de mai, les conditions climatiques que rencontrent Théodore Joyeux ne sont pas celles qu’il pouvait espérer. Retardé par de nombreuses intempéries, il perd du temps sur son tableau de  marche mais il ne baisse pas les bras et il s’accroche s’interdisant un abandon qui aurait probablement signifier la fin de sa collaboration avec la Métropole.

Joyeux Théodore

Bien que cela ne soit pas précisé dans les différents articles de presse que nous avons consulté, Théodore Joyeux, tout comme Jean Marie Corre, a probablement eu à sa disposition un service d’entraineurs qui l’a accompagné au moins sur une partie du voyage. Ces entraîneurs ne l’ont pas seulement protégé du vent, ils l’ont probablement soutenu moralement face aux conditions climatiques dantesques rencontrées sur la majeure partie du parcours.

 

 

La presse se fait largement l’écho du raid de Joyeux tout comme elle le fera de celui de Corre qui inscrit dans d’autres épreuves reporta son départ. Il ne s’élança qu’à la fin du mois de septembre mais entre temps il ne se priva pas de dénigrer l’exploit de son adversaire et l’on peut suivre la polémique dans la presse.

 

 

 

Joyeux Théodore

La réponse de Théodore Joyeux aux accusations de Corre est cinglante et intelligente. Elle ne répond pas aux accusations de tricherie sur le nombre de kilomètres parcourus et elle se place uniquement sur le défi sportif. La réplique des dirigeants de la Métropole qui intervient dans la foulée, se positionne sur un autre terrain celui du commerce et de la concurrence en laissant entendre qu’il ne s’agit là que de réactions de jalousie face aux qualités techniques de leurs machines…

Joyeux Théodore

 

 

 

 

 

 

Comme si cela ne suffisait pas, après le courrier de Théodore Joyeux et celui des dirigeants de la Métropole à la direction du journal le Véloce sport, le plan communication de la firme s’achève par un pseudo courrier que Théodore Joyeux aurait adressé aux patrons de la Métropole pour vanter les mérites de l’acatène. Les ficelles sont grossières mais cela permet de faire parler encore des machines de la marque en insistant sur le côté témoignage vécu…

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Joyeux Théodore

 

 

En 1896, Théodore continue sa tournée de promotion de la Métropole. Il établit le record Calais - Marseille sur Acatène Velléda Métropole. Le journal du Véloce Sport en date du 11 mars 1897, informe ses lecteurs de la reconnaissance qu’effectue Théodore Joyeux en vue d’établir le record du parcours Paris Amsterdam, ce qui sera chose faite quelques mois plus tard.

 

 

 

En 1898, lui qui durant trois ans ne s’est battu que contre lui-même dans d’immenses raids en solitaire revient à la compétition. Il s’essaye aux épreuves marathon sur piste, comme s’il était soudain lassé des efforts solitaires sur des routes chaotiques et sans la présence chaleureuse de spectateurs. Après avoir terminé troisième des 72 heures de Paris derrière Miller et Frederick, il part à New York en compagnie de deux coureurs irlandais, du suisse Frederick et de son compatriote Stéphane pour participer aux six jours de New York. Il ne le sait pas encore mais ce sera la dernière course de sa carrière.

 

 

 

 

 

 

 

Les six jours tels que nous les connaissons aujourd’hui ne ressemblent en rien aux six jours de l’époque qui constituent probablement l’épreuve la plus monstrueuse, la plus inhumaine que le cyclisme ait connue. Le principe en est simple : le vainqueur est celui qui effectue le plus de kilomètres en 6 jours soit 144 heures. Aucun temps d’arrêt n’étant imposé, il faut donc pour l’emporter dormir et s’arrêter le moins possible.

Pour supporter le choc et pousser l’organisme bien au-delà de ses capacités intrinsèques, tous les moyens sont bons et toutes sortes de substances sont utilisées par les coureurs. Face au danger qu’ils représentent pour les sportifs les autorités américaines finissent par interdire les six jours sous cette forme. Ne sont désormais autorisées que les courses d’une durée ne dépassant pas 18 heures par période de 24 heures.

Théodore Joyeux n’a pas de chance dans cette histoire car l’interdiction tombe quelques semaines seulement avant les six jours de New York qui doivent se dérouler au Madison Square Garden du 5 au 10 décembre. Les organisateurs décident de passer outre l’interdiction, les coureurs suivent le mouvement et la course démarre à la date prévue.

Théodore Joyeux est loin des premiers mais il s’accroche avec courage avant d’être forcé à l’abandon le cinquième jour sur ordre du staff médical de la course.

L’histoire aurait pu s’arrêter là mais les autorités américaines ne lâchèrent pas l’affaire et les coureurs ayant participé aux six jours de New York écopèrent tous d’une forte amende et d’une suspension qui pour Théodore Joyeux, alors âgé de 33 ans, précipita probablement la fin de sa carrière. Il est intéressant de noter qu’à l’époque la communication entre les différentes fédérations nationales semble excellente. En effet la décision prise par la League of American Wheelmen (fédération américaine de cyclisme) de condamner à une amende et à une suspension de 6 mois les 29 coureurs ayant pris le départ des six jours de New York début décembre 1898, a été approuvée par la commission sportive de l’Union Vélocipédique de France dès le 11 janvier 1899.

Si l’on en croît le site http://genealogie47.free.fr, dès la fin de sa carrière Théodore Joyeux quitte la commune de Castillonnès où il s’était établi en 1887, pour ouvrir un commerce de cycles et motos à Valence d’Agen. Etait il un concessionnaire pour « la Métropole » ou vendait il d’autres marques, cela nous ne le savons pas mais il ne persévéra pas très longtemps dans la vente de cycles car bientôt il ouvrit un cinéma à Mont de Marsan puis un second à Biarritz. Vers la fin de sa vie, il s’installa dans la capitale où il est décédé le 27/12/1938.

Théodore Joyeux : L'autre inventeur du Tour de France
Dans un monde qui se cherche et qui souhaite toujours trouver un sens à toute chose, Jean Théodore Joyeux est considéré comme celui qui en réalisant le premier un Tour de France en solitaire et en 19 étapes, a inspiré les créateurs de la grande boucle. Comme nous l’avons découvert ici, la chronologie des faits aurait pu être tout autre et Jean Marie Corre qui réalisa son Tour de France quelques mois plus tard a lui aussi apporter sa pierre à l’édifice. L’un comme l’autre, ils ont pédalé et souffert pour boucler leur périple et ce courage là personne ne peut le leur enlever. On peut par contre se demander s’il l’idée de faire le tour de la France est né dans l’esprit enthousiaste d’un amoureux du vélo où si l’un comme l’autre ils ne pédalèrent que pour faire la promotion de fabricants de cycles…

Palmarès

1891     9ème de Paris – Brest - Paris
            1er du championnat de fond du Lot et Garonne
            3ème d’une épreuve départementale à Marmande
            5ème du championnat de fond à Agen
            1er d’une course de 100 km organisée par le club « les cyclistes Villeneuvois » le 11 octobre
           

1892    3ème de Paris – Nantes – Caen – Rouen – Paris (résultat à confirmer)
            3ème de Toulouse - Bordeaux et retour
            2ème des 50 kilomètres de Moissac
            13ème de Paris - Clermont-Ferrand
            3ème d’une internationale à Duras sur 13500 mètres

1893     1er de Choisy – Tours - Choisy (FRA) 
            3ème de Toulouse - Béziers et retour
            3ème d’une internationale de fond à Castelmoron sur Lot et 1er de l’épreuve cantonale…
            3ème d’une internationale sur 4500 m à Fleurance et 2ème d’une course d’adresse…
            1er d’une épreuve régionale sur 3200 mètres à Aurillac pour le 14 juillet
            1er d’une course sur route à Bergerac
            Record des 6 heures sur route, le 28 juin 1893 entre Villeneuve sur Lot et Aiguillon : 161km 100 mètres.
            Record des 150 km sur route, en 5 heures 33 minutes et 30 secondes, le 28 juin 1893 entre Villeneuve sur Lot et Aiguillon

1894     3ème de Lyon - Paris – Lyon
            1er d’une internationale sur 3000 m et 3ème d’une épreuve de tandem avec Ratié à Marmande
            3ème d’une internationale et d’une course de tandem avec Ratié à Villeneuve sur Lot
            Record des 150 km sur route, en 5 heures et 7 minutes, sur le parcours Agen, Bordeaux à Toulouse, le 4 juillet 1894
            Record des 250 km sur route, en 9 heures et 24 minutes, sur le parcours Agen, Bordeaux à Toulouse, le 4 juillet 1894
            Record des 300 km sur route, en 11 heures et 39 minutes, sur le parcours Agen, Bordeaux à Toulouse, le 4 juillet 1894
            18ème de Bordeaux - Paris

1895     Tour de France en solitaire. 5500 kilomètres en 19 jours soit 289 kilomètres par jour

1896     Record Calais - Marseille sur Acatène Velléda Métropole

1897     Record Paris - Amsterdam

1898     3ème des 72 heures de Paris du 15 au 18 août derrière Miller et Frederick
            Participation au raid Paris - Saint Petersburg
            Participation aux 6 jours de New York du 5 au 10 décembre

En savoir plus

  http://www.gallica.bnf.fr
  http://www.ladepeche.fr/
 http://chroniclingamerica.loc.gov/
  http://genealogie47.free.fr/CelebritesORI47.php

Sauf mention particulière les photos montage présentés ici ont été réalisés par le petit braquet.

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