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  1. Col d'Adelspach
  2. Col Agnès
  3. Col d'Alaric
  4. Col Mont Agel
  5. Col Mont Aigoual
  6. Col d'Allos
  7. Alpe-d'Huez
  8. Col d'Amic
  9. Col de l'Ange
  10. Col des Aravis
  11. Col d'Ares
  12. Col d'Aspin
  13. Col de l'Aubisque
  14. Col d'Aujols
  15. Col d'Azet
 
 
     
 
- Les cols - de 1 à 15
 
 
   

col d'Adelspach

D’une altitude de 850 mètres le col d'Adelspach est situé dans le Haut-Rhin, près de Sainte-Marie-aux-Mines. On y accède par Sainte-Marie-aux-Mines (68) via le col du haut de Ribeauville en prenant la direction du plus haut village des Vosges Aubure situé sur le flac sud du col à 800 mètres d’altitude. Le col d’Adelspach présente une difficulté moyenne avec 9,5 kilomètres d’ascension à 5% de moyenne.

La petite route qui serpente jusqu’au sommet du col n’a tenté qu’une seule fois les coureurs du Tour de France en 2001 lors de la 7ème étape Strasbourg – Colmar et c’est Laurent Jalabert qui est passé en tête lors d’une échappée au long cours qui lui permit de décrocher une superbe victoire d’étape.

 

LE COL ET LE TOUR DE FRANCE

 

Le TDF à escaladé ce col le 7 juillet 2001 lors de l'étape Strasbourg-Ballon d'Alsace, il sera également au programme du Tour 2001 lors de la 7ème étape Strasbourg - Colmar.
Le col est classé en 2ème catégorie.


Laurent Jalabert

Extrait du site : La Grande Boucle
Le Tour de France de 1903 à nos jours

Voir le site !

Parcours de moyenne montagne dans les Vosges avec 5 cols de 2ème et de 3ème catégories en 100 kms (dont le col de Fouchy, le col d’Adelspach, le col du Calvaire et le collet du Linge.)

Extraordinaire Jalabert
Le bon coup est parti au bas de la descente du col de Fouchy à 90 kms de l’arrivée lorsque Jalabert (C.S.C.), Cuesta (Cofidis), et Voigt (Crédit Agricole) ont rejoint Basso (Fassa Bortolo) et Laurent Roux (Jean Delatour).
Les 5 hommes vont unir leurs efforts jusqu’à 11 kms de la ligne. C’est alors que Jalabert, excellent descendeur, va pousser à la faute Ivan Basso dans la descente du collet du Linge.
Celui-ci terminera l’étape avec une clavicule cassée et ne reprendra pas le départ le lendemain. Il avait fait forte impression jusque là !
La chute de Basso va provoquer une cassure entre Jalabert et ses poursuivants. Cassure qui tournera toujours autour de 10’’ mais qui se révélera suffisante pour le mazamétain.
Il signe ainsi sa 2ème victoire dans le Tour 2001.
Cette victoire prend un éclat particulier puisqu’elle s’est réalisée un 14 juillet. Jalabert devient par là même le 4ème coureur français (après C. Pélissier, J. Anquetil et B. Thévenet) à gagner 2 fois un 14 juillet (en 1995 et en 2001).
Grâce à ce succès, il prend la 2ème place du classement général à 2’34’’ du nouveau maillot jaune : Jens Voigt.

Col d'Agnès

Le col d'Agnès est situé dans le département de l'Ariège entre le pic de Cayzardet et le pic de Girantes. Il culmine à 1580 mètres d'altitude. Il se trouve sur la route de Guzet Neige. Le col d'Agnes est un col neuf, en effet la route n'est ouverte que depuis le milieu des années 1970. Il a été escaladé pour la première fois par le tour de France en 1988 lors de la 14ème étape Blagnac AérospatialeSaint Girons-Guzet Neige remportée par Massimo Ghirotto. C’est l'écossais Robert Millar qui est passé en tête au sommet.

Lors du Tour de France 2004, l'Espagnol Iban Mayo, à la dérive, a failli renoncer pour sa part dans le col d'Agnes.

La cinquième des sept ascensions de la journée à failli être fatale au coureur de l'équipe basque Euskatel, secouru par ses coéquipiers, le vainqueur Dauphiné cette même année est finalement remonté sur son vélo

 

LE COL ET LE TOUR DE FRANCE

 

Iban Mayo
Iban Mayo

Extrait du site : http://www.ariege.com

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Frédéric MoncassinFrédéric Moncassin et l’Ariège

Frédéric Moncassin, ancien coureur professionnel, un des grands routiers-sprinteurs, double vainqueur d’étape en 1996 sur le Tour de France, qui a participé 6 fois au Tour de France entre 1993 et 1999 est depuis janvier 2004 directeur sportif de l’Equipe de France.

Originaire de la région Toulousaine, c’est depuis sa plus tendre enfance qu’il vient passer ses vacances en Ariège dans le Vicdessos avec ses grands parents.

Mais c’est en 1988 en participant en amateur à la course cycliste « La Ronde de l’Isard » qu’il découvre le Couserans. Il en tombe amoureux et se promet que dès qu’il aura un peu d’argent, il s’achètera un pied à terre dans cette région.

Ses rêves se réalisent en 1989, avec son premier cachet de coureur professionnel, il achète une petite maison dans un hameau de montagne. Depuis, il revient régulièrement en Couserans et le fait découvrir à ses amis.

Il aime particulièrement les amener sur des routes peu connues où le Tour de France ne passera jamais (trop étroites pour le passage du Tour) comme par exemple le Col de Péguère et le col de la Crouzette. Son col préféré reste le Col d’Agnès pour la beauté de ses paysages et également pour les souvenirs d’enfance qui s’y rattachent car son grand-père l’amenait très souvent pêcher à l’Etang de Lers.

« Ce que j’apprécie particulièrement en Couserans c’est la tranquilité sur les routes, les superbes paysages, de pouvoir admirer les animaux qui patûrent dans les prairies vertes de la plaine aux estives : vaches, chevaux, moutons, j’aime les vaches.

« Ce qui est particulièrement agréable en choisissant St Girons comme point de départ c’est que l’on peut faire des sorties en étoile, on ne reprend jamais la même route, on peut choisir entre les cols de haute montagne et les petites routes qui traversent des paysages vallonés comme le Volvestre et la région du Mas d’Azil et si un jour on fait un col et on constate en revenant à St Girons qu’on a encore envie de continuer, on peut enchainer avec une autre petite boucle ».

Frédéric Moncassin, sa femme Elodie et leurs enfants se sont maintenant complètement installés en Ariège. Ils habitent près de St Girons où l'oncle et la tante d'Elodie possède un hôtel d'une vingtaine de chambres, "La Flamme Rouge".

 

 

D’Aulus-les-Bains, la montée du Col d'Agnès est longue de 10,2 km pour un pourcentage moyen de 8,1 %. Par Massat, l’ascension est plus longue mais elle est beaucoup moins pentue :17,6 km à 5,2 %. Aulus est un petit village de moins de 200 habitants, doté d’une station thermale. Massat (Maçat en occitant) sur l’autre versant ne compte qu’environ 600 habitants pourtant c’est l’ancienne capitale du Couserans (en occitan gascon Coseran) petite province gasconne pyrénéenne, située dans la partie occidentale du département de l'Ariège. La ville principale est Saint-Girons

Col d'Alaric

Le col d’Alaric est un tout petit col situé dans la montagne d’Alaric en référence à Alraric II roi des Wisigoths tué par Clovis en 507 lors de la bataille de Vouillé. La légende dit que le tombeau d’Alaric se trouve dans une grotte de la montagne d’Alaric et qu’il comporte un fabuleux trésor, fruit du pillage de Rome quelques années auparavant. Si la montagne, située entre Carcassonne et Lézignan au sud de la vallée de l’Aude, culmine à 600 mètres d’altitude le col est lui beaucoup plus modeste et se contente de 348 mètres. Escaladé pour la 1ère fois dans le tour 1947, il a par contre été emprunté à plusieurs reprises lors du Tour de l’Aude.

Ce col est aussi appelé "Col du FER à CHEVAL"

 

LE COL ET LE TOUR DE FRANCE

Année : 1947
Escaladé pour la 1ère fois dans le tour

LE COL ET LE CHAMPIONNAT DE FRANCE

Le 14 juillet 1952 ce sont 189 kilomètres qui servent de cadre aux Championnats de France des indépendants qui se déroulent à Carcassonne. Sur un parcours montagneux, avec le col des Martyrs situé à la périphérie de Mazamet, puis celui de l'Alaric et celui du Bouc tous deux proches de l'arrivée, deux hommes sont en tête, deux agenais, André Lesca et Jo Bianco. Ils poursuivront leur route pour franchir dans l'ordre l'arrivée au vélodrome de la Préfecture de l'Aude.

Les grottes de la Montagne d'Alaric ont très tôt été habité. Elles ont abrité des hommes du chalcolithique (fin du néolithique,début de l'Âge du bronze (vers -2300 à -1800). Par la suite, les grottes au sommet des éperons rocheux accueillirent des populations indigènes au IVe siècle et IIe siècle av. JC, probablement des groupes du peuple Élysique (peuple celte que l’on retrouve dans la région de Narbonne à l’époque Romaine).
La montagne d'Alaric, recèle par ailleurs des trésors de botanique, dont l'Allium Molly ou « ail doré » qui selon Homère servit à Ulysse pour se défaire des sortilèges de Circé qui voulait le transformer en pourceau.

Col Mont Agel

Le mont Agel est le point culminant du bassin versant monégasque mais il est situé en France sur le territoire de la commune de Peille. Son altitude est de 1 148 mètres. Une partie du Mont Agel est fermée au public et interdite de survol car il s’agit d’une zone militaire dédié à la surveillance de l’espace aérien français. Pendant plus de 40 ans, la course de côte du Mont Agel a réuni les plus grands du cyclisme français et même mondial. Disputée sur une distance de 38 km 600 elle partait de Nice pour arriver au pied du fort militaire. Certaines éditions dans les années 50 partirent de Monaco. La première édition eut lieu en 1920. Henri Pélissier remporta les trois premières éditions. On trouve également au palmarès de cette course disputée en général au mois de mars l’italien Luigi Barral et l’espagnol José Gil tous deux vainqueurs à 5 reprises mais aussi Jean Dotto, René Vietto, Lucien Lazarides, Fédérico Bahamontes.

Poulidor fidèle à son habitude termina second de la course en 1960 et 1961

 

LE MONT AGEL et le CYCLISME

Jean Dotto fut l'un des plus vaillant et efficace sur les pentes du Mont Agel

Les plus beaux points de vue depuis le Mont Agel

Le Mont Agel depuis Monaco

Mont Aigoual

Le mont Aigoual (en occitan Aiga), situé au sud du Massif central, culmine à 1567 mètres, ce qui en fait le point culminant du Gard et le second de la Lozère ainsi que des Cévennes après le mont Lozère (1 702 mètres). Bastion sud-est du Massif central, le mont Aigoual est remarquable par son panorama, sa climatologie et son observatoire météorologique construit entre 1887 et 1894 . Haut lieu de l'histoire des camisards.

On accède au Mont-Aigoual par quatre voies différentes :

  • le versant nord, depuis Cabrillac, 7 km à 5,3 % (dénivelé : 370 m),
  • le versant ouest, depuis le croisement D 986 / D48, 8,5 km à 4,4 % (déniv.: 350 m),
  • le versant est, depuis Valleraugue, 28 km à 4,4 % (dénivelé: 1230 m)  
  • et enfin le versant sud, depuis l'Espérou, 8,5 km à 4,5 % (dénivelé : 360 m).

 

 

LE COL ET LE TOUR DE FRANCE

Le mont Aigoual, de par sa situation au sud du massif central, n’a jamais beaucoup motivé les organisateurs de la grande boucle et les coureurs n’ont franchi son sommet qu’une seule fois en 1987 et c’est l’italien Silvano Contini qui est passé en tête.


Silvano Contini

  1. Depuis huit ans maintenant, la Cycl’Aigoual organisé par le journal le Midi Libre permet à de nombreux cyclos de découvrir les magnifiques routes du Gard et de la Lozère.

Col d'Allos

Le col d'Allos est situé dans les Alpes-de-Haute-Provence, dans l’arrondissement de Barcelonnette. Il doit son nom au village qui se trouve au pied du col. Situé en plein dans le massif du Mercantour il est surplombé par le mont Pelat, un sommet calcaire haut de 3050 mètres qui domine le site grandiose du lac d'Allos.

Le col d’Allos culmine à 2247 mètres.

Accès au col d'Allos :

  • versant sud, de Colmars, 23,6 km à 4,3 % (dénivelée : 1012 m).
  • versant nord, de Barcelonnette (04), 3 km de plat et 17,5 km à 6,3 %. (déniv. 1108 m).

 

 

LE COL ET LE TOUR DE FRANCE

Escaladé pour la première fois en 1912, c’est Octave Lapize qui passa en tête au sommet.
Il a été franchit à 8 reprises par le Tour depuis 1947 : René Vietto, Jean Robic, Fausto Coppi et Eddy Merckx figurent parmi les huit coureurs a y avoir remporté le prix du meilleur grimpeur. Depuis 1975  ce col ne trouve plus gré aux yeux des organisateurs de la grande boucle car il n’a été emprunté qu’une seule fois depuis en 2000 et c’est Pascal Hervé qui a basculé en tête.


René Vietto


Surprenant panneau quand on sait que le col d’Allos est donné comme ayant une altitude de 2247 mètres d’altitude ???

Alpe d'Huez

Située sur la commune d’Huez dans le département de l’Isère, l’Alpes d’Huez est une station de sport d’hiver du massif de l’Oisans, créée en 1936 à une altitude de 1 860 m.

Appelée l'Ile au Soleil, en raison du fort ensoleillement qui y règne, l'Alpe d'Huez, sur la face sud du domaine des Grandes Rousses est dominée par le Pic Blanc à la beauté majestueuse.

 

 

 

LE COL ET LE TOUR DE FRANCE

L’Alpe d’Huez est une habituée du Tour de France avec au total 25 arrivées et toujours des vainqueurs prestigieux.

C’est une montée difficile sans répit qu’il est nécessaire de bien connaître pour pouvoir s’imposer. C’est probablement cela qui explique qu’à Huez plus que nulle part ailleurs on trouve de nombreux doublés dans le palmarès : Joop Zoetemelk, Hennie Kuiper, Peter Winnen, Gianni Bugno, Marco Pantani, Lance Armstrong.

Joop Zoetemelk
Hennie Kuiper
Marco Pantani

C’est en 1952 que les organisateurs du Tour décidèrent pour la première fois d’organiser une arrivée dans la station. Pour une première à l’issue de la 10ème étape ils eurent un vainqueur prestigieux en la personne de Fausto Coppi. Ce n’est pourtant que dans les années 70 que la montée de l’Alpe connut véritablement le succès en effet le Tour bouda les 21 virages jusqu’en 1976.

 

Du village de Bourg-d'Oisans, l’ascension est de 13,8 kilomètres à 7,9 % (dénivelé : 1130 m). Il y a 21 virages numérotés de 21 à 1. Du virage n° 21, le dénivelé est encore de 1054 mètres en 13 kilomètres. 2 km à plus de 10 %, puis de 8 à 10 % jusqu'à Huez, 7 % ensuite, des passages à 13 % du 11 ème au 12 ème km puis 5 % dans le dernier kilomètre.

Bien connue des cyclistes du monde entier, l’Alpe d’Huez est aussi le point d’arrivée d’une des plus anciennes cyclosportives de France : la Marmotte. Un site est même consacrée exclusivement à cette montée devenue mythique :

 [voir le site consacré à la grimpée de l'Alpe d'Huez]

Aujourd’hui l’Alpes d’Huez est la station française la plus ensoleillée et la mieux équipée avec le plus haut téléphérique des Alpes françaises 335O mètres et 123 pistes offertes aux skieurs. Elle est également devenue célèbre dans le monde du VTT avec la Mégavalanche course de descente pleine de folie. Les coureurs s'envolent du glacier du Pic Blanc, 3.300 mètres, pour Allemont (820m) en passant par l'Alpe d'Huez et Villard Reculas. La descente de l’Alpe est désormais presque autant réputée que l’ascension. Normal pour une station de ski !

Le début de la 12ème édition de la mégavalanche en 2006 remportée par de jeunes retraités Nicolas Vouilloz et Anne Caroline Chausson

col d'Amic

Le col d'Amic est situé dans le département du Haut Rhin, sur la route des crètes entre Cernay et le Grand Ballon. D’une altitude de 828 mètres son ascension quelque soit le coté par lequel on l’aborde est relativement longue mais avec des pourcentages peu importants. Par Cernay le sommet est franchi après 16,5 km d’ascension à 3,2% (la dernière portion après le passage du col de Silberloch est facile) par Soultz il faut 12 km à 4,6 % de moyenne pour l’atteindre et par Willer sur Thur la montée ne représente que 6,6 km avec un pourcentage moyen de 4,8 %. Au sommet du col d’Amic il reste encore 6 km d’ascension pour atteindre le haut du Grand Ballon.

Les ruines du château du Freundstein détruit en 1562 par la foudre à quelques kilomètres du sommet du col d’Amic

 

 

LE COL ET LE TOUR DE FRANCE

Le col d’Amic n’a été franchi qu’une seule fois depuis 47, en 1952 lors de la 8ème  étape Nancy Mulhouse et c’est celui que l’on surnommait alors le grand fusil, Raphaël Géminiani qui y a remporté le grimpeur.

Les cyclosportifs de la Vosgienne connaissent ce col qui est régulièrement au menu de l’épreuve.

Raphaël Géminiani

Ami cycliste si un jour vous escaladez ce col et qu’à proximité de ces ruines vous entendez les pas d’un cheval souvenez vous de cette légende : il y a plus de mille ans déjà, le château était habité par le seigneur de Freundstein qui tenait son fief de l'empereur Charlemagne. Le bon sire, déjà vieux, avait une fille, Galswinthe, merveilleusement belle et bonne et qu'il chérissait. Or, un homme, le comte de Géroldseck vit Galswinthe et il en devint éperdument amoureux. Géroldseck était un beau parti. Il était jeune, beau, et riche, mais violent et sauvage, et Galswinthe ne l'aimait pas. Et quand Géroldseck vint demander au seigneur de Freundstein la main de sa fille, mais il refusa. Alors le comte résolut d'obtenir par la force celle qu’il prétendait aimer. Une nuit, à la tête d'une troupe nombreuse, il vint attaquer le château. Surpris, Freundstein n'eut pas le temps d'appeler à l'aide ses fidèles vassaux ; les assaillants forcèrent la première enceinte, massacrèrent les hommes en arme. Freundstein aurait pu résister encore, car un ravin profond de cent coudées séparait la première enceinte de la deuxième, mais un traître soudoyé par le comte Géroldseck se glissa jusqu'au pont-levis, manoeuvra les chaînes, le fit s'abaisser, et déjà le vainqueur se précipitait quand un spectacle inattendu le cloua sur place. Sous la poterne venait d'apparaître, monté sur son destrier couleur de neige, le sire de Freundstein, armé de pied en cape et tenant dans ses bras Galswinthe, toute pâle dans sa robe blanche :
<< - Maudit sois-tu, Géroldseck, voleur et assassin... Et qu'à nous, Dieu pardonne !
Puis, après un grand signe de croix, serrant étroitement sa fille sur son cœur, il éperonna rudement le cheval, qui franchit le parapet d'un bond et s'abîma dans le ravin.
On raconte que Géroldseck, fou de rage et de désespoir, se jeta lui aussi à cheval dans l'abîme et périt avec eux.
Ce n’est bien sur qu’une légende mais la région du col d’Amic est chargé d’histoire et notamment d’une histoire plus récente car durant la première guerre mondiale de violents combats opposèrent les troupes françaises aux allemands dans le secteur. Le mémorial du Vieil Armand (Hartmannswillerkopf) témoigne de ce passé terrible et destructeur.

 

 

 

Le village le plus proche du sommet du col d’Amic se nomme Goldbach Altenbach du nom de deux villages qui ont fusionné en 1972. Il est situésur la route venant de Willer sur Thur. Situé à 2,5 km du sommet ce minuscule bourg ( 252 habitants) est un des plus élevés d’Alsace (altitude 695 mètres). Il s’enorgueillit également d’être le lieu de naissance de Caterine Hubscher allias Madame Sans Gène. D’origine modeste elle accéda à la cour de Napoléon III par son mariage avec un soldat qui pour ses services devint le Maréchal Lefebvre, Duc de Dantzig. Son élévation vers les hautes sphères de la société française de l’époque ne lui fit point perdre son vocabulaire de cantinière ni ses manières populaires aussi bien avec l’empereur qu’avec Talleyrand à qui elle tenait tête. Elle est passée à la postérité grâce à la pièce que Victorien Sardou lui consacra « Madame Sans Gène ».

 

col de l'Ange

Culminant à tout juste 218 mètres d’altitude dans la partie sud du massif de la Sainte Beaume, le col de l’Ange est aujourd’hui situé sur une route à grande circulation la D8n entre Aubagne et le village du Beausset dans l’arrière pays de Bandol. Les amateurs de course automobile connaissent eux aussi le col de l’Ange car il n’est qu’à une petite dizaines de kilomètres du célèbre circuit du Castellet Paul Ricard.

 

 

 

Pour les voyageurs du 19ème siècle le col de l’Ange était un passage redouté. En effet selon l’histoire locale ce n’était pas un ange qui les attendait au sommet mais plutôt le diable, car un brigand célèbre dans la région, Gaspard Bouis dit Gaspard de Besse profitait des forêts du col de l’Ange pour attaquer et rançonner les voyageurs imprudents. Populaire car il ne volait qu’aux riches ce jeune homme né au village de Besse sur Issole d’où son surnom, n’eut pourtant qu’une carrière très brève. Il fut exécuté à Aix en Provence en 1781 alors qu’il venait à peine d’avoir 25 ans, mais sa prestance et sa gentillesse avec le menu peuple en firent un personnage de roman, de cinéma et même de bande dessinée.

le Col de l'Ange qui s'ouvre sur la plaine de Cuges.

 

 

LE COL ET LE TOUR DE FRANCE

le col de l’Ange est pourtant bien connu des cyclistes professionnels. Lorsque le Var était le théâtre du Critérium International, il fut escaladé à plusieurs reprises entre 1978 et 1982. Le Tour y passa également en 1950.

Sean Kelly

Le petit village de Cuges-les-pins situé à mi col, tire lui sa fierté d’avoir reçu au XIIIème  siècle une relique de Saint Antoine de Padoue.

En 1348, le connétable Guy de Monfort, arrière petit fil de Saint Louis en voyage pour l’Italie à la demande du Pape, tomba gravement malade à Cuges (la peste noire était forte en Provence cette année là). La dévotion et le soutien apporté à cet homme par les villageois facilitèrent sa guérison et en reconnaissance celui-ci obtint du Pape que la relique de Saint Antoine destinée à la France (une partie du crâne : l'os principal) soit confiée à l'église de Cuges. La relique y est toujours précieusement conservée dans la chapelle Sainte Croix (ou chapelle St Antoine).


La chapelle Saint Antoine

Le col de l’Ange ainsi que les collines qui l’entourent fut autrefois le lieu de la culture des câpres tradition ancestrale que quelques amoureux essaient de maintenir aujourd’hui.

Col des Aravis

D’une altitude de 1498 mètres dans le massif des Bornes en Savoie, le col des Aravis relie la vallée du Fier et le val d’Arly, sur la route d’Annecy à Chamonix. Séparant les communes de la Clusaz et de la Giettaz, le col des Aravis traverse la chaîne du même nom du nord au sud.

Il fut escaladé pour la première fois en 1912 et c’est Eugène Christophe qui passa en tête au sommet.L’ascension du col des Aravis est très longue par le versant nord, du coté de Thônes, elle dure 18,9 km à 4,6 % de moyenne pour un dénivelé de 866 m. Par le flanc sud, c'est-à-dire par Flumet la montée est plus courte 11,5 km à 5 % (dénivelé : 576 m) mais surtout le final est beaucoup plus sévère car les 6 derniers kilomètres dépassent les 7 %.

 

 

La Giettaz à un peu plus de 1000 mètres d’altitude sur le versant sud, le nom (d)ziettâ désignerait en franco-provençal un lieu de rassemblement des troupeaux lors de la montée ou la descente d'alpage. Apparenté au mot français gîte.

 

Le nom de La Clusaz trouve quand à lui son origine dans le mot cluse (défilé, chemin resserré entre deux montagnes). Le village est appelé Clusa Locus Dei, « Défilé du lieu de Dieu », sur certains anciens écrits. Ceci devient La Clusaz lieu Dieu, appellation accordée par les abbés de Talloires dont La Clusaz dépendait et qui est officiellement utilisé jusqu’en mai 1772 L’abbaye de Talloires, au bord du lac d’Annecy, fut construite par le roi de Bourgogne Rodolphe III à la demande de son épouse Ermengarde, en 1018. Saint Germain fut le premier prieur de cette abbaye.

En 1902, l'ouverture de la route reliant Annecy et la vallée de Thônes au Col des Aravis a permis à La Clusaz de voir le jour en tant que station touristique de sports d'hiver et d'été.

 

LE COL ET LE TOUR DE FRANCE

Depuis la 2ème guerre mondiale le col a été franchi à 15 reprises par les coureurs du Tour de France et de grands noms sont inscrits au palmarès du GPM des Aravis : Gino Bartali en 48, Charly Gaul en 55, Lucien Van Impe en 75, Robert Millar en 84, les regrettés Thierry Claveyrolat en 90 et 91, et Marco Pantani en 2000… Plus surprenant en 68, c’est le sprinteur britannique Barry Hoban qui s’est octroyé le grimpeur car le col des Aravis était situé en début d’étape, avant la grande bagarre.

Thierry Claveyrolat

 

Col d'Ares

Le Col d'Ares (Catalan: Coll d'Ares) (alt. 1513 m) est un col de montagne des Pyrénées orientales, lieu de passage transfrontalier entre la France et l’Espagne. Il est situé sur la route reliant Amélie les Bains à l’Espagne à une vingtaine de kilomètres au sud du Pic du Canigou, qui du haut de ses 2784 mètres dominent la côte et la région de Perpignan.
Passant par Prats-de-Mollo-la-Preste, dans la vallée du Tech, la route après avoir franchi le col d’Ares plonge sur l’Espagne en direction de Camprodon, commune de la comarque du Ripollès en Catalogne espagnole.

LE COL ET LE TOUR DE FRANCE

Franchit 34 fois par le Tour de France on retrouve en tête de ce col modeste classé en 2 ou 3ème catégorie selon les années quelques grands noms : André Darrigade en 1962, Joaquim Galera en 1964 et 1966, Laurent Brochard en 1997. Au sud du col d’Ares se trouve un autre col bien connu depuis les chevauchées de Laurent Jalabert le col de Menté


Laurent Brochard

Il ne faut pas confondre ce col avec son homonyme le col d’Ares, situé toujours dans les Pyrénées, pas très loin de Saint Gaudens et de Saint Bertrand de Comminges. La route de Saint Girons à Saint Béat entre Juzet d’Izaut et Fronsac dans le département de Haute Garonne passe par ce petit col qui culmine à 797 mètres d’altitude. Il n’est pas très difficile à franchir bien que du côté de Fronsac il présente un passage à 11%. Escaladé pour la première fois en 1910 par les coureurs du Tour de France c’est Octave Lapize qui passa en tête au sommet.


Le village qui  porte aujourd'hui le nom de "Juzet d'Izaut formait au Moyen Âge, avec Moncaup, Arguenos et Cazaunous le "Pays de Thou", inclus dans la châtellenie des Frontignes elle-même dépendante du comté de Comminges.
La vallée du Thou est dominée par le Pic de Cagire.

Le Fronsac situé au pied du col n’est pas, bien sur, le village situé en Gironde et célèbre pour ses vins mais une petite commune de 225 habitants dont le site était déjà occupé par les gallo-romains. Fronsac était à l’époque le chef-lieu d'une châtellenie des comtes de Comminges puis du Roi de France, gardant la sortie du défilé de la Garonne, d’éventuelles invasions venant de la péninsule ibérique.
A quelques kilomètres du sommet du col se trouve une fondation des Prémontrés la chapelle de Sainte Anne d’Ares.

Col d'Aspin

Le col d’Aspin fut escaladé pour la première fois en 1910 et c’est comme bien souvent cette année là, Octave Lapize qui passa en tête au sommet.
Culminant à 1489 mètres d’altitude, c’est par Arreau que la montée est la plus dure 12 km avec une pente moyenne à 6,5%.

Par Bagnères de Bigorre la montée est longue de 24,5 km mais elle est peu pentue car le pourcentage moyen n’est que de 3,8%. Par Sainte Marie de Campan l’ascension fait 12,8 km pour une pente de 5%.

Pailhac situé à 740 mètres d’altitude sur la rive droite de la Neste du Louron, au pied du col, du coté de Bagnères est une toute petite commune (52 habitants en 1999) doté d’un édifice religieux remarquable la Chapelle Saint Etienne qui date du 12ème siècle.

LE COL ET LE TOUR DE FRANCE

Le col d'Aspin a été franchi à 67 reprises par le Tour de France et il le sera à nouveau en 2008 lors de la 9ème étape reliant Toulouse à Bagnères de Bigorre. C’est Jean Robic alias Biquet qui détient le record de passage en tête au sommet. Il a ici remporté trois GPM en 47, 48 et 53 devant Féderico Bahamontes, Lucien Van Impe, Michel Laurent, Claudio Chiapucci, Richard Virenque qui sont passé par deux fois en tête au sommet. D’autres grands noms se sont illustrés dans ce grand col : Firmin Lambot en 1914 et 1920, Ottavio Bottechia en 24, Antonin Magne en 34, Gino Bartali en 38


Jean Robic


Richard Virenque

Le village de Sainte Marie de Campan est bien connu des cyclistes car il se situe également au pied de la Mongie. Un peu après la sortie du village dans les premiers lacets qui mènent au col d’Aspin se trouve le hameau de la Séoube. Un homme de ce village est entré dans l’histoire de manière originale. En effet le 27 décembre 1767 naquit à La Séoube un garçon de la famille Gaye-Mariole prénommé Dominique. Devenu jeune homme, c'est un gaillard immense, de près de 2,10 m. Gaye-Mariole quitte sa vallée à 25 ans pour s’engager dans l’armée et il sera de presque toutes les campagnes du Directoire et de Napoléon.
Sa taille lui vaut d’être nommé tambour major dans le 2e bataillon des Hautes-Pyrénées ; il guerroie à la frontière espagnole, puis en Italie. En 1797, le 26 nivose, il est gravement blessé à la bataille d'Anghiari. Ses deux cuisses traversées par une balle, les médecins l'ont condamné ; mais à la surprise de tous, il guérit. En récompense de sa bravoure, son général lui offre une carabine d'honneur.
En 1800, il intègre le corps d'élite des grenadiers de la Garde impériale. Il fallait pour être nommé dans ce corps d’élite dix ans de service et être noté comme excellent élément. Le 5 février 1804, il reçoit la Légion d'honneur des mains mêmes de l'Empereur qui lui dit : « Voici pour l'Indomptable. ». En 1806 et 1807 il se bat en Prusse et en Pologne, en 1808 il est de la campagne d’Espagne.

Mais pourquoi le nom de Gaye-Mariole est-il resté dans le langage populaire le synonyme de pitre ? Cette anecdote remonte au traité de Tilsitt qui fût signé le 25 juin 1807. L'Empereur et le Tsar doivent se rejoindre sur un radeau, au milieu du Niémen. Gaye-Mariole monte la garde sur le radeau où le traité doit être signé. Comme Napoléon approche, Mariole, à ce qu’on rapporte, fit un trait d’audace et de force extraordinaire. Il y avait à quelques pas de lui, une pièce montée, un canon de 4 (tirant des boulets de 4 livres), et voyant arriver l’Empereur, il mit précipitamment la carabine à terre, prit la pièce entre ses mains et la dressant contre sa poitrine, s’en servit à la force du poignet pour présenter les armes  au Dieu de la guerre qui passait les troupes en revue ».

NAPOLEON qui l’avait vu plusieurs fois chez le peintre DAVID, et qui connaissait presque tous les soldats de son armée,  lui sourit et lui dit :
« Ah ! je sais ton nom, dit-il à MARIOLE, en lui tirant familièrement l’oreille. Tu t’appelles l’INDOMPTABLE ! »
-« Oui ! sire ! »
-« Que vas-tu faire pour saluer l’autre (le tsar) tout à l’heure ? »
-«  Sire, je vais reprendre ma carabine. C’est assez bon pour lui ! »

L’Empereur, content du geste, de son tour de force et de sa réplique lui fit donner une gratification de deux mois de solde.

 

En 1992 l'association Amasse a décidé de la création d'une "Confrérie des Mariolles de Campan". Chaque année, le deuxième dimanche de juillet, a lieu la fête des Mariolles

Nul ne sait quel part de vérité il y a dans cette histoire car une pièce de 4 pesait environ 280 kilos. Une autre légende raconte que lors des combats au pont d’Arcoles, il aurait attrapé par son col l’empereur victime d’une chute de cheval et qu’il l’aurait prit sur ses épaules pour le dégager des lignes ennemies. En tout cas, une chose est sure, notre homme était une force de la nature, courageux au combat. Il avait été repéré par David le peintre qui le prît comme modèle et il a également servi de modèle à l’une des statues de l’arc de triomphe du Carroussel.
C'est depuis lors que circule dans la Grande Armée l'expression : « Ne fais pas le Mariole... »
Dans la montée du col d’Aspin c’est un peu la même chose, il vaut mieux ne pas faire le Mariole car la note risque d’être salée au sommet.

Col de l'Aubisque

Le col d’Aubisque est situé dans les Pyrénées pas très loin de la frontière espagnole. Laruns au pied du col d’Aubisque est à 29 kilomètres du col du Portalet qui fait frontière avec l’Espagne. Au sud de l’Aubisque et de la station de ski de Gourette à 6 kilomètres du sommet se trouvent plusieurs pics importants : le Pic de Ger 2613 mètres, le Grand Gabizos 2692 mètres, le Géougue d’Arre 2619 mètres.
En venant par le col du Soulor, la montée est longue de 30,1 km et elle a un pourcentage moyen de 4,1% pour un dénivelé de 1247 mètres.
De Laruns, l’ascension est beaucoup plus compliquée. Elle est certes beaucoup plus courte car elle ne fait que 16,6 km mais le pourcentage moyen est important : 7,2 % et on se trouve face à des passages à 10 %.

 


Féderico Bahamontès

LE COL ET LE TOUR DE FRANCE

 

Le col de l’Aubisque est un des cols les plus importants du Tour de France. Il a été franchit dès le Tour 1910. Il faisait partie du fameux « cercle de la mort » qui comprenait aussi Aspin, Peyresourde, Tourmalet. Le premier vainqueur du sommet fut Lafourcade suivi à 15 secondes d’Octave Lapize. Après l’ascension ce dernier, qui peut être considéré comme un des meilleurs grimpeurs de son époque, traita Henri Desgranges d’assassin.

L’Aubisque a connu seulement deux arrivées au sommet mais il a été franchit 68 fois par les coureurs du Tour de France ce qui en fait un des plus populaires de l’histoire du Tour.

En 1985 c’est Stephen Roche qui s’est imposé au sommet d’une étape très courte (52,5 km) et en 2007 c’est Chicken Rasmussen qui s’est imposé, juste avant de faire ses valises.
Parmi les grands prix de la montagne au sommet de l’Aubisque on trouve du beau monde : Laurent Jalabert, Cadel Evans, Cédric Vasseur, Claudio Chiapucci, Miguel Indurain, Thierry Claveyrolat, Lucien Van Impe, Hennie Kuiper, Raymond Delisle, Charly Gaul, Eddy Merckx, Raphaël Géminiani, Gino Bartali, Oscar Egg, Henry Pélissier, Sylvère Maes… Ils sont quelques uns à avoir réussi à y passer en tête plusieurs fois. Avec deux GPM dans leur escarcelle on retrouve : Julio Jimenez, Jean Robic, Fausto Coppi, Vicente Trueba, Lucien Buysse, Jean Alavoine et Eugène Christophe. Ottavio Bottechia est quand à lui passé en tête au sommet à trois reprises mais le roi de l’Aubisque est Féderico Bahamontès qui est passé en tête à 4 reprises.

A 40 km au sud de Pau, Laruns, au pied du col d’Aubisque est la troisième commune française de par sa superficie. Elle s’étend en effet sur 248,96 km2. Il s’agit d’un lieu d’habitat très ancien dont le nom d’origine basque signifie « lieu où abondent les landes ».

 

Gabas, hameau du village est une ancienne commanderie sur la route de Saint Jacques de Compostelle, fondée en 1121 par

Gaston IV de Béarn. Malgré sa petite taille (1463 habitants) Laruns est doté d’une gare (ligne Toulouse Bayonne) et d’un collège public. Un peu plus haut se trouve la station thermale des Eaux Chaudes qui est connue depuis Henri IV

 

 

 

 

 

Col d'Aujols

D’une altitude de 870 mètres le col d’Aujols que l’on retrouve parfois dénommé Côte d’Aujols est situé dans l’Aveyron, près de la forêt de Palanges, à la source du Laval un affluent de l’Aveyron. Il a été franchit pour la première fois par le tour de France en 1984.

La forêt et le massif des Palanges se composent d’un boisement de chênes, châtaigniers, hêtres et résineux sur environ 3300 hectares à l'extrémité nord-ouest du massif du Lévezou, à une douzaine de kilomètres à l'est de Rodez. Les Palanges constituent une zone protégée où se voient quelques tourbières à espèces rares. Le massif, domine le cours de l'Aveyron. L’ascension du col d’Aujols se fait par le nord en partant du petit bourg de Laissac. Laissac, 1518 habitants situé sur un plateau à une altitude de 600 mètres, est une ancienne viguerie carolingienne relevant des comtes de Toulouse, puis de Rodez, Seigneurie des Séverac. C’est une zone d’occupation très ancienne car on a retrouvé dans une grotte des traces d’habitat (marteau en bois de cerf et urne) datant de la période de Hallstatt ou age du fer ancien (entre 1000 et 500 ans avant JC).
Le col d’Aujols, du nom du petit hameau qui se trouve à un peu plus d’un kilomètre du sommet sur la D29 en venant d’Agen d’Aveyron ne présente pas de grosses difficultés. Le col peut également se gravir par le sud depuis Pont de Salars et le Vibal et par l’ouest via Arques.
Pont-de-Salars est la ville la plus importante du Lévézou en nombre d'habitants. Elle doit son développement au fait qu'elle se situe sur un passage du Viaur facilité par la construction de la route militaire (D911) de Montauban à Millau au 18ème siècle. En fait, le bourg initial correspondait au village de Salars, sur la butte, dont il ne reste aujourd'hui que la chapelle (XIe siècle). Avec la construction de la route D911, le village s'est développé autour du pont le long de la route d'où son nom actuel.

 

 


LE COL ET LE TOUR DE FRANCE

Je n'ai pas trouvé trace du passage du Tour de France.

 

 

 

L'origine du mot Salars est inconnu. Cependant plusieurs hypothèses circulent comme celle le faisant dériver du mot sel, le village étant connu au Moyen Âge pour la route du Sel (salars) avec droit de passage (sur le pont).
La retenue d’eau du Pont de Salars génère une activité touristique car plusieurs plages agrémentent le lac.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Col d'Azet

 

 

Le col d’Azet possède un profil difficile digne de tenter de nombreux cyclotouristes pourtant c’est un col récent dans l’histoire du Tour de France. En effet ce n’est qu’en 1997 qu’il a été gravit pour la première fois par les coureurs de la grande boucle. Il culmine à 1580 mètres d’altitude. Par Bourisp et Azet la montée longue de 10,7 km, présente un pourcentage moyen de 7,3% avec des passages à 13,5%. Par Bazus-Aure l’ascension fait 12 km avec une pente moyenne de 6,7% et un passage à 14 %. Par Genos, juste au dessus de Loudenvielle, la grimpée est courte mais très difficile : 7,5 km à 8,3% avec un passage à 13,6%. Par Bourisp et par Bazus-Aure, seule la première partie de l’ascension diffère, les deux routes se rejoignent et ne font plus qu’une bien avant le village d’Azet.

En fait le col d’Azet se situe au dessus de la station de ski de Val Louron.

 

J'ai personnellement découvert et apprécié la difficulté, mais également toute la beauté de ce col Pyrénéen.

 

 

 

(Vacances 2007)

 

 


Fernando Escartin


M.Indurain se fait "coiffer" par C.Chiapucci

LE COL ET LE TOUR DE FRANCE

Le col d’Azet a été franchi à 4 reprises par les coureurs du Tour de France en 1997 c’est Marco Pantani qui est passé en tête, Fernando Escartin en 1999, Laurent Jalabert en2001 et Laurent Brochard en 2005 l’ont imité.

VAL LOURON fut le théâtre d’une arrivée d’étape en 1991. Si Miguel Indurain bascula au sommet en tête c’est le rusé Claudio Chiapucci qui s’octroya le gain de l’étape quelques kilomètres plus loin.

 

Le nom du village d’Azet viendrait du nom gascon de l'âne : ascou. Pendant longtemps, si l'on croît les anciens de la vallée, on ne pouvait monter dans ce village qu'à dos d'âne.

A 5 kilomètres de Saint Lary Soulan, le village d'Azet fait parti des villages de la vallée d'Aure qui se sont autrefois établis sur une position défensive afin de mieux se protéger d’éventuelles invasions.

Au sud les pics de Lustou (3023 m), de Hourgade (2964 m), de Thou (2743 m), d'Arrouyette (2803 m), dominent le col d’Azet.

Les villages qui se situent au pied de col sont tous dignes d’intérêt bien que la proximité de Loudenvielle à l’est et de Saint Lary Soulan les éclipsent fortement dans la mémoire des cycliste.

La Vierge Noire de Bourisp, village de 111 habitants, était autrefois l'objet d'un culte fervent.

Dans cette région l’eau étant abondante il y avait autrefois de très nombreux moulins dont la plupart sont aujourd’hui en ruine. Entre Sailhan et Estensan, à 2 kilomètres de Saint Lary, sur la route du col d'Azet, le moulin de la Mousquère fonctionne à nouveau. Après une activité intense, ce moulin du Moyen Age fut abandonné en 1960. Tombé en ruines, il a été restauré il y a quelques années. L’association des "amis du moulin de la Mousquère" propose désormais une visite commentée et une démonstration de meunerie qui permet aux visiteurs de découvrir la vie du meunier...

 

L'ascension du col d'Azet

 

Le lac de Génos-Loudenvielle, de l’autre coté du lac offre des
moments de détente dans un cadre magnifique.

 

 

 
   
     
 

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