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  1. Col d'Aussières
  2. Col des Ayes
  3. Col de Babourade
  4. Col de Bagargui
  5. Port de Balès
  6. Col des Bagenelles
  7. Ballon d'Alsace
  8. Ballon de Servance
  9. Col de la Baraque de Bral
  10. Col de la Baraque
  11. Col des Barraques
  12. Col du Barrioz
  13. Col de la Bassine
  14. Col de la Bastille
  15. Col de la Bataille

 

 
 
     
 
- Les cols - de 16 à 30
 
   
On aperçoit au loin un très long serpentin
   Serpentin coloré, animé et sans fin

col d'Aussières

Culminant à 1057 mètres d’altitude le Col d’Aussières se situe dans les Pyrénées Orientales.

Depuis le village de Lapradelle, en passant par le minuscule bourg de Salvezines (108 habitants) la montée du col d’Aussières est longue de 18 kilomètres pour une pente moyenne de 3,8 %. Par Sournia, l’ascension est un peu plus courte (13,6 kilomètres) pour une pente un peu plus faible encore de 3,6%. Situé entre Axat et Sournia, le col d’Aussières domine la vallée de la Boulzane. Il tire son nom d’une ferme nichée à quelques encablures du sommet.

Sournia, située au pied du col est une ancienne baronnie faisant partie du diocèse d'Alet. A quelques enjambées de la frontière historique entre Catalogne et Occitanie, Sournia en conserve des vestiges romains, romans, mozarabes, templiers, les nombreuses chapelles et monuments présents sur le canton en témoignent.

Dernière commune des Pyrénées Orientales avant de franchir la limite départementale et se retrouver dans l'Aude par le Col d'Aussières, le village de Rabouillet situé à l’ouest du col reste avant tout Occitan tant par sa position géographique que par le patois couramment parlé : le gavatx.

 

Giancarlo Bellini
Giancarlo Bellini

Meilleur classement final sur le Tour : 26e en 1974 et 1976.Vainqueur du grand prix de la montagne du Tour de France en 1976.

Il remporte le Tour de Campanie en 1975 et le grand prix de la montagne en 1975 sur le Tour de Suisse


LE COL ET LE TOUR DE FRANCE

le Col d’Aussières fut escaladé pour la première fois par le Tour en 1976 et l’italien Giancarlo Bellini s’y octroya le grimpeur.

Col des Ayes

D’une altitude de 944 mètres, entre le sommet de Pravouta (1760 mètres) et le pied de la dent de Crolles, le col des Ayes situé dans le département de l’Isère sur la route de Prapoutel.

Le col des Ayes n’est pas un col facile quel que soit le côté que l’on choisisse pour l’escalader : 10 kilomètres d’ascension pour 715 mètres de dénivelé depuis Froges en passant par les Adrets et Villars Chateau. Par Tencin, Theys et Glapigneux le dénivelé est de 700 mètres pour une distance d’un peu moins de 10 kilomètres.

Theys est une commune du département de l'Isère située à 615 mètres d’altitude. Ses habitants sont appelés les Tarins (Tarines). Le village fut possession des comtes de Genève au 14ème siècle et il compte des anciennes maisons fortes ainsi qu’un château. Le château d’Herculais qui datent du 14ème siècle appartenait aux seigneurs du lieu.
Cette maison d'ancienne chevalerie du Dauphiné est connue depuis Morard de Theys, qui vivait en 1185. Le château de Theys, est appelé, dans les anciens titres latins, Toedium (ennui), et sa position semble mériter ce nom. Au XVIe siècle, il fut apporté en dot, par Jeanne de Theys, à Claude de la Porte, seigneur d'Eydoches,
Famille noble, famille où les hommes faisait carrière dans le maniement d’armes les Theys eurent quelques membres d’importance : François de Theys servit l'empereur Albert en Italie; lors du fameux conflit qui opposa Guelfes et Gibelins. Pierre de Theys, dit le capitaine la coche, lieutenant du baron des Adrets, gouverneur de Grenoble en 1561, défendit avec bravoure cette ville. Il combattit à Jarnac et à Moncontour et périt assassiné le 28 novembre 1569. Un autre Pierre de Theys, seigneur d'Herculais, du latin Reculato, se fit également remarquer dans les guerres civiles de religion sous les ordres du connétable de Lesdiguières.
« Ceux de cette maison estoient gens de bonne mine, c'est ce qui a donné lieu à cet épithète : MINE DE THEYS... ».

En continuant après le col des Ayes il reste 6 kilomètres d’ascension pour arriver à la station de Prapoutel. Celle ci est installée à 1338 mètres d’altitude sur les pentes occidentales du chaînon Cime de la Jasse - Oudis - Fanges, qui sépare le Grésivaudan de la vallée du Bréda et se termine du côté sud par le vallon du Muret, frontière géographique entre le massif de Belledonne proprement dit et celui des Sept Laux.

De nombreux sentiers passent par le col des Ayes pour rejoindre la dent de Crolles, le Pravouta et le col du coq. L’hiver c’est le paradis des skieurs, l’été celui des randonneurs et des adeptes du VTT.

 


Stuart O'GRADY


LE COL ET LE TOUR DE FRANCE

Le col été escaladé pour la première fois lors de la 18ème étape du Tour de France 1980. C’est le belge Ludo Loos qui s’est imposé à Prapoutel quelques kilomètres plus haut.

LE COL ET LE CRITERIUM DU DAUPHINE LIBERE

Le 11 juin 2008, lors de l'étape Saint-Jean-de-Maurienne / Grenoble (131 Km) Stuart O'GRADY est seul en tête au panneau indiquant sommet du col des Ayes 1 km.

Col de Babourade

D’une altitude de 654 mètres le col de la Babourade, situé dans le département de l’Aude entre Quillan et Lavelanet. On accède au col qui se trouve sur la départementale 117 par le village de Puivert. Le dénivelé est de 170 mètres pour trois petit kilomètres d’ascension. De l’autre coté en partant du village de Bélesta on ne peut pas vraiment parler de montée mais plutôt selon l’expression imagée de certains cyclistes d’un simple plat montant. En effet en 8 kilomètres la route ne s’élève que de 162 mètres. Au sommet du col, une petite route, la D120 part plein sud et vous emmène en pente douce jusqu’au col du Chandelier qui lui culmine 200 mètres plus haut, perdu dans la forêt domaniale de Coume Frede-Picaussel. Au nord, une petite route vous conduit en un peu plus d’un kilomètre 500 dans un lieu au nom poétique : « la Mouche des Escueilles ».

 

 

Jean Robic vainqueur du Tour de France 1947

 


LE COL ET LE TOUR DE FRANCE

Le col a été franchi pour la première fois lors du Tour de France 1947.

 

Au Moyen-Age, Puivert était une importante seigneurie du Quercorb. Aujourd’hui la commune compte à peine 500 habitants et elle a la particularité d'être composé d’un bourg-centre, de 14 hameaux et de 13 fermes isolées sur une superficie totale de 41 km². Ces hameaux portent tous le nom de "Camps" et leur origine fait l'objet d’une explication passionnante. En effet la plaine en contrebas du bourg passe pour avoir été autrefois occupé par un lac qui se serait soudainement asséché pour des raisons inconnues au 13ème siècle.
Si on consulte la carte géologique de la France, à la feuille de Quillan, il est intéressant de constater que, dans la "Plaine" de Puivert se trouve indiqué par les couches géologiques, avec une netteté frappante, l'emplacement de l'ancien lac ; on peut y voir sa forme irrégulière, et les hameaux ou camps sont pour ainsi dire situés sur ses bords. La constatation que la plupart de ces hameaux forment la "Plaine", un cercle mal dessiné, et sont sensiblement situés sur la même courbe de niveau (490 m), semblent bien attester la présence d’un lac et en préciser les contours.

De l’autre coté du col, aux confins de l'Ariège et de l'Aude, au creux d'une vallée verdoyante dominée par l'échine du Plantaurel et les blanches falaises du Pays de Sault se trouve le village de Bélesta - dont le nom signifie "beau site". Ce bourg de 1195 habitants où l’on trouvait autrefois de nombreuses scieries et usines de peignes en corne a un passé fort riche.

Ancien village fortifié, relevant du fief de Mirepoix, et par la même sous la coulpe des comtes de Carcassonne, puis des comtes de Foix, Bélesta est installé au bord de l’Hers rivière qui se jette dans l’Ariège à proximité de Toulouse. A proximité du village se trouve la fontaine intermittente de Fontestorbes. Il s’agit d’une résurgence du système hydraulique du plateau de Sault. Ce phénomène unique en Europe et bien sur le site se visite. Il s’agit en fait de remontée plus ou moins forte et intermittente d’eau en provenance du plateau de Sault. Elle tire ses eaux abondantes de l'enfouissement des eaux de pluies tombées sur le plateau de Sault, mais également des pertes des ruisseaux de l'Ourzaet du Basqui descendus du massif de Tabe. En période de basses eaux, habituellement de juillet à octobre, cette résurgence présente des intermittences auxquelles elle doit d'être un site touristique assez connu. Au cours de chaque intermittence, d'une durée variable mais voisine d'une heure, la fontaine s'assèche presque totalement (débit minimal compris entre 0,02 et 0,2 m³/s), puis remonte à un débit maximal (1,6 à 1,8 m³/s).

 

Une légende raconte que Fontestorbes abritait une grotte, aujourd’hui obstruée, qui servait d’habitation à des fées bienfaisantes (las Encartadas qui signifie les Enchantées). La nuit, elles lavaient leur linge à l’aide de battoirs en or, ce qui expliquait le bruit assourdissant qui sort des entrailles de la fontaine. Angèle, une jeune fermière nouvellement mariée, habitait près de la source. Sur l’invitation de l’une des fées, elle mit son enfant au monde dans la grotte. En échange de sa confiance, la fée lui offrit une baguette magique en or qui exauçait tous ses vœux. Elle profita de ses bienfaits toute sa vie durant mais, à sa mort, ses enfants héritiers de la baguette, voulurent tous la posséder. Un pugilat s’ensuivit. Dans l’échauffourée, la baguette se brisa et les morceaux redevinrent de simples bouts de bois, sans aucun pouvoir magique.

Col de Bagargui

Le col de Bagargui est situé dans les Pyrénées-Atlantiques, dans la forêt d'Iraty, près de la frontière espagnole.  Il est aussi parfois appelé col d’Iraty.
L’altitude du col de Bagargui n’est pas très importante avec 1327 mètres mais quel que soit le côté que l’on choisisse pour le gravir c’est un col redoutable.

  1. Depuis Saint Jean le Vieux, l’ascension est très longue avec 29 km et une pente moyenne de 3,9 %. Ce pourcentage moyen est trompeur car ce col est très irrégulier et certains passages ont une pente maxi de 11,5%.
  2. Par Esterençuby la montée est encore plus longue (29,5 km ) et le pourcentage plus faible (3,7 %) mais la encore il faut se méfier car la pente s’élève jusqu’à 12% et pendant plus de 5 kilomètres consécutifs elle est supérieure à 10%.
  3. Par la côte de Larrau, la montée est très rude 8,8 km à 9,2 %.

Raul Alcala

LE COL ET LE TOUR DE FRANCE

 

Ce col n’a été franchit qu’à trois reprises par les coureurs du Tour de France. En 1986 lors de la 12 ème étape  Bayonne Pau le GPM a été remporté par Ronan Pensec. L’année suivante toujours pour une étape (la 13ème) reliant Bayonne à Pau, c’est le mexicain Raul Alcala qui s’est adjugé le grimpeur. En 2003 pour la 16ème étape reliant Pau à Bayonne, Tyler Hamilton auteur d’une chevauchée qu’à l’époque nous avions tous trouvé fabuleuse était passé en tête au sommet.

A quelques kilomètres du col en direction de Saint Jean le Vieux la route passe par un autre col au nom difficile maisbien connu des coureurs le col de Burdincurutcheta qui lui culmine à seulement 1135 mètres.
Au pied du col, le village de Larrau (300 h) se trouve dans la province basque de la Soule "le jardin secret du Pays Basque". C'est l'une des sept provinces qui composent le Pays basque, et parmi les trois situées en France, celle qui reste la plus sauvage et la plus montagneuse.

Niché au pied du Pic D'Orhi (2000m), Larrau est un petit village montagnard accueillant ancré dans la tradition souletine, regroupé autour du fronton et d'une église datant de l'époque romane. Placé sur le chemin des pélérins de Saint Jacques de Compostelle, cette église faisait autrefois office d'hôpital. Commune limitrophe avec l’Espagne que l’on peut rejoindre par le col du Port de Larrau compte moins de 250 habitants qui sont très attachés à leur terre et à ses traditions. Les maisons sont sobres et couvertes d'ardoises, les paysages témoignent du travail quotidien des hommes.

En montant par Larrau à quelques hectomètres du sommet se trouve le col protégé d'Organbidexka où siège l’observatoire ornithologique transpyrénéen, on peut y observer régulièrement les grands rapaces et en automne, on peut assister au plus grand mouvement des migrateurs d'Europe (palombes, oies, grues cendrées...).
Dans ce site montagnard incomparable, préservé et conservé en l'état, entre 1 200 et 1 500 mètres d'altitude, au coeur du Pays Basque, se trouve l'une des plus grandes forêts de hêtres d'Europe Occidentale. Elle s'étend sur le versant Sud des Pyrénées. Des chalets en bois, disséminés entre les arbres, ont été créés par le Syndicat de du Pays de Soule : au printemps, arrivent des premiers troupeaux en transhumance, tandis qu'en automne, revient le temps de la chasse à la palombe et de la cueillette des champignons.

 

 

Le col protégé d'Organbidexka

 

 

 

 

 

 

La route du col

Saint-Jean-le-Vieux est un village chargé d’histoire. Sité habité dès l’age de bronze ce fut ensuite une station romaine au pied des Pyrénées. Les fouilles effectuées depuis la deuxième guerre mondiale ont mis au jour des thermes, des pièces de monnaies et des objets antiques. Il y ensuite un chateau depuis sur le « turon » un château que Richard Cœur de Lion démolit en 1177. Saint-Jean-le-Vieux fut le plus grand centre hospitalier sur la route de Compostelle avant le 13ème.


L'église Saint-Pierre d'Usakoa et la mairie de Saint Jean le Vieux

 

Larrau petit village d’à peine plus de 200 habitants est aussi un lieu où les hommes se sont installés depuis très longtemps. La présence humaine y est attesté dès l’age de bronze. Ce fut aussi un prieuré dépendant de l'abbaye de Sauvelade dès1174, hôpital pour les marchands, les voyageurs et les pèlerins de Compostelle allant vers Sanguesa en Navarre.

 

Le haut du Col

 

Port de Balès

Le Port de Balès, à la frontière des Hautes-Pyrénées et de la Haute-Garonne, relie la vallée de la Barousseet la vallée d'Oueil, au-dessus de Bagnères de Luchon. Le sommet du Port de Balès culmine à 1755 m.

 

On accède au Port de Balès par le versant nord, du village de Mauléon-Barousse, la montée est longue de 19,2 km à 6,2 % (déniv.1179 m). Par le versant sud, en partant de Saint Aventin dans la vallée, tout près de Bagnères de Luchon, la montée est à peine plus longue, 20,2 km pour un dénivelé légèrement inférieur : 1130 m.

 

 

 

Mauléon-Barousse, au pied du col, est un petit village de 200 habitants environ dont le nom provient du gascon mau (mauvais) et lioû (lion ou un rocher en forme de lion). Globalement cela signifie "mauvais lion", terme féodal dissuasif. Il s’agit en fait d’un nom transféré. Il provient de Mauléon-Soule au Pays basque dans les Pyrénées-Atlantiques depuis que, vers 1120, un Seigneur de Soule a acquis par mariage la Seigneurie de Barousse pour moitié. La région est riche en sites naturels et en édifices et vestiges anciens.

 

 

 

 

 

 

 

Kim Kirschen

LE COL ET LE TOUR DE FRANCE

Une seule ascension du Port de Balès a été effectuée par les coureurs du Tour de France. En 2007, le Port de Balès a été escaladée lors de la 15ème étape du Tour 2007, Foix - Loudenvielle-Le Louron et c’est Kim Kirschen qui est passé en tête.

 

 

Les ruines du château de Bramevaque dominent la vallée de Mauléon Barousse. Selon la légende, la comtesse Marguerite de Comminges, dévorait de jeunes enfants. A chaque repas, il lui fallait une nouvelle victime. Or, un jour, son cuisinier ne trouvant pas d'enfants, il égorgea un veau, que sa mère pleura (en patois "brame vaque" : "la vache qui meugle"). La comtesse entendit les meuglements de l'animal et s'étonnant de ces lamentations bovines, questionna ses gens, qui lui expliquèrent la douleur qu'éprouvaient les mères du village. Prise de remords, elle décida alors de ne plus jamais manger d'enfants et fit occire le cuisinier.

La réalité est toute autre. Héritière des comtes de Comminges, Marguerite fut mariée une première fois, à douze ans, au comte d'Armagnac. Après l'assassinat du comte en 1418, elle dut épouser le vicomte de Pardiac. Enfin, ses troisièmes noces l'unirent à l'âge de 56 ans à Mathieu de Foix, 31 ans. Mathieu de Foix, n'en voulait qu'à l'héritage de Marguerite et il l'enfermera dans ce château pendant vingt-deux ans. Elle dut sa libération au roi de France en 1443 et mourut au bout de quelques mois. Mathieu garda le Comminges en viager; mais à sa mort, en 1453, les habitants dépendant de l’ancien Comté de Comminges demandèrent et obtinrent leur rattachement à la France.

 

 

Coté sud l’ascension démarre dans le village de Saint Aventin. Aventin serait né ici, et aurait été martyrisé par les Sarrasins au 8ème siècle. L'église actuelle s'élève à l'endroit où l'on aurait déposé son corps. Ensuite la route remonte la vallée de l’Oueil en passant par les villages de
Benque dessus et Benque dessous à 1000 mètres d’altitude, 19 habitants et deux églises classées, Saint Paul d'Oueil, 49 habitants à 1123 mètres, Mayrègne 32 habitants à 1200 mètres, Caubous 12 habitants à 1260 mètres, Cirès 8 habitants à 1280 mètres et Bourg d’Oueil 10 habitants à 1340 mètres.

Col des Bagenelles

Le col des Bagenelles est situé dans le Haut-Rhin, à la frontière des Vosges, sur la route des Crêtes. Le col des Bagenelles culmine à 903 mètres d'altitude. Depuis le sommet, on jouit d'un panorama magnifique sur les deux vallées de la Liepvrette et de la Weiss. À proximité du col se trouve le Grand Brézouard, un sommet entre les Bagenelles, Le Bonhomme, Sainte-Marie-aux-Mines et Aubure.
Le col est accessible depuis Sainte-Marie-aux-Mines, par la D 48 qui passe par le hameau d'Echéry. Elle redescend vers Le Bonhomme, situé à 5 km en contrebas. Une route annexe, la D 148, permet de rejoindre la route des Crêtes par le col du Pré de Raves qui culmine à 1005 mètres.
Par Sainte-Marie-aux-Mines l’ascension est peu pentue : 11,5 km à 4,7 %. On peut également gravir le col en empruntant le bas de l’ascension du col du Bonhomme. Au village du même nom lorsque l’on prend la petite route menant aux Bagenelles il reste 5 km d’ascension.
Il est également possible d’accéder au sommet du col par une toute petite route en provenance du petit village d’Aubure qui se situe au pied du col d'Adelspach. (voir ascension du cyclo futé n°2).

 

Le Bonhomme est un petit village  779 habitants à 690 mètres d’altitude. Lieu d’habitat dès l’époque romaine, c'est la route très ancienne du col du Bonhomme (la via Petrosa : ancienne voie romaine) qui a donné naissance au village. C'est elle qui a attiré l'ermite saint Dié auquel le village doit son nom selon une tradition invérifiable, c'est elle qui explique la présence, dès le 12ème , du château de Gutenburg (plus tard Judenburg) ; c'est elle qui justifie la création d'un hospice en 1317 par les Rappoltstein, seigneurs du village. De lors château depuis le 13ème, ils percevaient un péage sur la via Petrosa.
On se trouve dans une zone où est passé la ligne de front durant la guerre de 1914/1918 Tout près, la ferme Graine Johé rappelle la sinistre ligne frontière qui courait sur la crête : son nom dérive, dit-on, de "Grenz Höhe", « les hauts de la frontière » en allemand.

 

 

 

 

 


LE COL ET LE TOUR DE FRANCE

Le col des Bagenelles a été gravi une seule fois lors du Tour de France en 1992 lors de la 11ème étape Strasbourg - Mulhouse et c’est Rolf Golz qui est passé en tête.

 

Le col des Bagenelles est un endroit idéal pour observer en automne la migration des oiseaux. C'est au mois d'octobre que l'on a le plus de chance d'observer cette migration. Chaque année, des milliers de pinsons, de pigeons ramiers , de grives et autres passereaux franchissent le col des Bagenelles pour rejoindre leurs zones d'hivernage.

Ballon d'Alsace

 

 

En dehors des sommets des Alpes, des Pyrénées, du Puy de Dôme et du Mont Ventoux, il existe en France peu de cols ayant une notoriété aussi grande que le Ballon d’Alsace. A lui seul il assure la réputation du Massif des Vosges. On accède au Ballon d'Alsace qui culmine à 1247 mètres d’altitude, de trois manières : par le versant nord, de Saint-Maurice-sur-Moselle, l’ascension est relativement courte avec seulement 9 km à 6,9 % de moyenne (dénivelé : 626 m). Par le versant sud, du village de Malvaux, il faut compter 12,4 km d'ascension à 5,2 % de moyenne (dénivelé : 650 m). L’ascension par le versant est, s’effectue en passant par le village de Sewen sur la D 466, elle est longue de 11,2 km à 6 % (dénivelé : 670 m).

Si l’altitude du ballon est de 1247 mètres la route passe nettement plus bas

 

 

4 arrivées d'étapes au sommet du Ballon d'Alsace

1967    Vainqueur Lucien Aimar, 8ème étape Strasbourg - le Ballon d’Alsace
1969    Vainqueur Eddy Merckx, 6ème étape Mulhouse - le Ballon d’Alsace
1972    Vainqueur Bernard Thévenet, 17ème étape Pontarlier - le Ballon d’Alsace
1979    Vainqueur Pierre Raymond Villemiane, 13ème étape Metz - le Ballon d’Alsace


LE COL ET LE TOUR DE FRANCE

Le Ballon d’Alsace fut un des premiers cols à voir passer les coureurs. En effet il fut franchit pour la première fois en 1905 et c’est René Pottier qui passa en tête au sommet. Henri Cornet  et lui se sont livrés durant l’ascension à une rude bataille qui passionna les spécialistes du cyclisme de l’époque. Le duel tourna à l’avantage de René Pottier et, au sommet du col, Henri Desgranges fit même installer en 1908 une borne à la gloire de René Pottier, en souvenir de l’exploit qu’il réalisa ce jour-là..

Depuis 1947 il a été gravi à cinq reprises par les coureurs du Tour et il a été le lieu d’arrivée de quatre étapes.

Les ascensions :

1952    Raphael Géminiani     8ème étape Nancy - Mulhouse
1961    Joseph Planckaert       6ème étape Strasbourg- Belfort
1982    Bernard Vallet            2ème étape Bâle - Nancy
1997    Didier Rous                18ème étape Colmar - Montbéliard
2005    Mickael Rasmussen    10ème étape Gérardmer - Mulhouse

Le plus célèbre des cols du massif des Vosges, suscite une véritable passion pour de nombreux cyclosportifs ainsi est née la confrérie des ‘’As du Ballon d’Alsace’’. Entrée dans ce club se mérite et selon l’expression consacrée elle se gagne à la pédale. En effet il est ouvert à tout cyclotouriste ayant réalisé le Brevet de grimpeur du Ballon d’Alsace. Le but de ce brevet est de gravir le Ballon d’Alsace par ses trois faces au cours de la même journée. Avec l'accomplissement de 10 brevets, le participant devient Grand Maître dans l’ordre des As.  Cette formule sympathique est une organisation des cyclotouristes Belfortains. La prochaine édition du brevet aura lieu le 25 mai 2008.

La confrérie comprend 2 ordres :

- Ordre des AS : 102 Km et 2130 m de dénivelée. Au menu Belfort>Ballon d’Alsace>Saint Maurice>Ballon d’Alsace>Sewen>Ballon d’Alsace>Belfort.

- Ordre des GRANDS AS : 124 km et 2900 m de dénivelé. Au menu Belfort>Ballon d’Alsace>Saint Maurice>Ballon d’Alsace>Sewen>Ballon d’Alsace>Belfort puis nouvelle descente à Sewen puis remontée au Ballon par la route forestière.

 

 

Ballon de Servance

 

 

Le ballon de Servance

Le Ballon de Servance est un sommet situé dans le département de la Haute-Saône, près du Ballon d'Alsace.

Altitude de la route du Ballon de Servance : 1175 mètres.
Contrairement à ce que l’on pourrait penser on accède pas au Ballon de Servance par le village du même nom situé à plus de 20 kilomètres au sud ouest mais par le petit village au nom significatif de Plancher Bas et en remontant la vallée, dans la forêt de Saint-Antoine, via le village de Plancher les Mines autrefois prospère par ses mines d’argent, de fer et de plomb.  L’ascension est longue mais peu pentue 18,5 km à 4 % de moyenne, mais deux kilomètres consécutifs ont un pourcentage moyen de 9 % en fin d’ascension ce qui n’est pas négligeable quand les jambes commencent à être lourdes. On peut également arriver au sommet du col en passant par le col des Croix : 10,2 kilomètres d’ascension pour 479 mètres de dénivelé. La route montant le col des Croix est relativement facile ensuite la route n’a pas un bon rendement et le final qui présente un pourcentage supérieur à 7 % n’est pas toujours évident à gérer.

Le Ballon de Servance est le toit de la Haute-Saône, il culmine à 1 216 m et se présente comme le plus méridional des Ballons des Vosges. Boisé, tout rond, il regarde à l'Est son cousin le Ballon d'Alsace (1 247 m) séparé de lui par le Col du Stalon (958 m). Le Ballon de Servance et le Ballon d'Alsace sont les géants incontestés des Vosges. Ils s'appellent ballon, comme la plupart des cimes les plus importantes du massif vosgien, et ce mot signifie, dans la langue de ces montagnes, un sommet arrondi, par opposition à un sommet pointu ou pic et à un sommet plat ou table. Le massif du Ballon de Servance est très vaste et il matérialise une grande ligne de partage des eaux. Ainsi les ruisseaux et rivières s’écoulant vers le sud, s'en vont rejoindre la Saône et le Rhône alors que les eaux ruisselant du flanc Nord, approvisionnent la Haute-Moselle, pour se jeter dans la Mer du Nord. Ici l’eau était autrefois une énergie fort utilisée par les industries locales (verreries, scieries, moulins) dans cette région dite des Mille étangs.

 

 


LE COL ET LE TOUR DE FRANCE

Ce col n’a été escaladé qu’une fois par les coureurs du Tour de France lors de la 10ème étape du Tour 1988 Belfort – Besançon et c’est Robert Millar qui est passé en tête.

CYCLOSPORT

C’est dans ce magnifique cadre du Parc naturel régional des Ballons des Vosges que se déroule la cyclosportive "les Trois Ballons". Avec plus de 4000 mètres de dénivelé et une distance au delà de 200 kilomètres, cette cyclosportive compte parmi les grandes épreuves cyclomontagnardes.

Le Ballon de Servance était aux avants postes de notre défense dans les temps de l'occupation allemande de la Lorraine. Aujourd'hui il demeure un site militaire, dépendant de la base aérienne 116 de Luxeuil-les-Bains. Après la défaite de la France face à la Prusse en 1871, il fut décidé d'ériger un réseau de forts en rive gauche de la Moselle. C'est ainsi qu'a été construit le Fort du Ballon de Servance, ou Fort "Scherr", entre 1877 et 1879. En 1950, il est équipé d'un système de radar de guet, et en 1959 il change de vocation pour s'orienter vers les télécommunications. Le Fort du Ballon pouvait accueillir plus de 200 hommes de troupe.

 

 

 

 

 

 

 

Le massif du Ballon de Servance est un des rares sites en France qui abrite encore le Grand Tétras ou Coq de Bruyère.

 

Col de la Baraque de Bral

 

 

 

Le col de la Baraque de Bral

Le col de la Baraque de Bral est un petit col situé en Languedoc Roussillon. Il culmine à 610 mètres d’altitude et son ascension, depuis Lodève est longue de 8,7 kilomètres pour une pente moyenne de 4,1% et un dénivelé de 364 mètres. Par Lunas, la montée est plus courte et moins pentue, 269 mètres de dénivelé pour 5,5 kilomètres. Au sommet, une petite route par vers le nord. Cette route des crêtes vous emmènera au col Rouge puis au col de l’Homme Mort, et vous offrira de superbes points de vues sur les vallons encaissés qu’elle domine.

   


LE COL ET LE TOUR DE FRANCE

Le col de la baraque de Bral a été franchi pour la première fois par les coureurs du Tour de France en 1951 et c’est le Suisse Hugo Koblet qui est passé en tête au sommet.

Hugo Koblet, "le coureur de charme"

 

 

 

Au pied du col, Lunas, 638 habitants est le chef lieu du Canton des communes du Pays des Monts et des Sources dont font partie les communes d'Avène, Le Bousquet d'Orb, Joncels, Dio, Ceihes, Brénas. Dès l'an 806, le nom de Lunas est mentionné dans une charte de l'abbaye de Gelone. Situé au confluent de 3 vallées, au bord du Gravezon et blotti au pied du rocher du Redondel qui semble le protéger, Lunas est plus que millénaire. A la suite de nombreuses découvertes archéologiques il est permis même d'affirmer que 3000 ans avant JC la région était déjà peuplée.

 

 

 

La Pierre dite "du Sacrifice" située sur le versant ouest du Causse de Lunas, au-dessus du hameau de Taillevent.

 

Au nord, Lodève, 7500 habitants en bordure de l’autoroute A 75, fait face au Causse du Larzac. Elle est une des villes étapes sur le chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle par la route d’Arles. Cité, épiscopale jusqu’à la Révolution, Lodève fut également un des centres textiles royaux sous Louis XV en ayant le privilège d’avoir sur son territoire l'une des deux seules manufactures de tapisseries royales, l'autre étant la très célèbre Manufacture des Gobelins à Paris. Les manufactures Lodévoises furent les fournisseurs des uniformes de l'armée Française jusqu'en 1918. Aujourd'hui, la manufacture nationale des tapis produit encore des copies de tapis ancien pour les établissements officiels.

Col de la Baraque

 

 

 

Le col de la Baraque

Il existe plusieurs cols en France qui portent le nom de col de la baraque, deux d’entre eux méritent que l’on s’y attarde quelques instants.

Le col de la Baraque, situé dans le département du Puy de Dôme au dessus de Clermont Ferrand est en fait placé à l’intersection de la D 941 b qui contourne le Puy de Dôme par le nord en direction de Pontgibaud et de la D 941 qui vous emmène au pied du géant du massif central. Ce col, d’une altitude de 792 mètres, n’est, je crois, matérialisé par aucun panneau.

La Baraque est un hameau du village d’Orcines, commune de 3000 habitants qui s’enorgueillit d’être la patrie du Père Pierre Teilhard de Chardin, éminent paléontologue, mondialement connu pour ses travaux scientifiques et pour sa participation à la croisière jaune.

   

LE COL ET LE TOUR DE FRANCE

Le Col de la Baraque est très connu dans l’histoire du Tour car c’est dans son ascension qu’ont démarré les grandes manœuvres de la fameuse 20ème étape du Tour 1964, célèbre pour le mémorable mano à mano qui opposa Anquetil et Poulidor dans l’ascension du Puy de Dôme. Le col de la Baraque, malgré un dénivelé peu important (350 mètres) a opéré ce jour là une importante sélection car le peloton était au sommet réduit à moins de 25 coureurs. Parmi eux l'Espagnol Jimenez très actif, réussi à faire le trou pour s’imposer au sommet devant Bahamontes, Poulidor, Adorni et Anquetil. Celui-ci grâce à un vrai coup de bluff réussira à conserver 14 secondes d’avance au classement général sur son rival Poulidor. Avance qu’il confortera lors du dernier contre la montre.

Un autre col du même nom est lui aussi bien connu des cyclistes il s’agit du col de la Baraque situé dans le département de l’Héraut au dessus du village de Branoux. Ce col culmine à 954 mètres d’altitude.

Pour le franchir, il faut prendre la route D 32 dans le village de Branoux les Taillades. Cette montée a été empruntée à 2 reprises lors de la 3ème étape de l’Etoile de Bessèges 2008 : La grande Combe – Les Salles du Gardon – 138 km. C’est le jeune russe Yury Trofimov (Bouygues Telecom) qui s’est détaché dans la deuxième ascension du col pour aller cueillir une victoire probante aux Salles du Gardon. Il a remporté également le classement général de l’Etoile de Bessèges grâce au substantiel écart qu’il a réussi à creuser dans l’ascension du col de la Baraque

Le village de Branoux les Taillades compte 1298 habitants, il est installé dans la vallée du Gardon au pied des montagnes Cévenols, zone propice à la chasse aux sangliers et à la cueillette des champignons. Au lieu dit de la Taillade, là où fut implanté au 19ème siècle une cité minière, a été découvert un dolmen daté de 2800 ans avant Jésus Christ ce qui atteste d’un peuplement fort ancien dans le secteur.

 

 

 

Col des Barraques

 

Le col des Barraques

Situé en Haute Loire, à la limite de l’Ardèche, le col des Barraques culmine à 1072 mètres d’altitude. Le sommet du col des Baraques se trouve légèrement en amont du village de Saint Bonnet le Froid (1115 mètres), en remontant la vallée de la Cance depuis Annonay. Véritable pointe du haut-vivarais, la haute vallée de la Cance est la route la plus directe menant d'Annonay au Velay. Vocance en est la commune la plus ancienne, citée dans des écrits dès le 8ème siècle (Valleae Cantiae), la commune, comme finalement toute la partie haute de la vallée, est coincée entre deux montagnes, ce qui de tout temps et plus encore maintenant freine son développement. La liaison entre le plateau de la Haute Loire et le bassin Annonéen ne constitue qu’un axe économique de faible importance. Au sommet du col des Barraques se fait la jonction avec la Départementale 532 menant à La Louvesc via le col du Rouvey.

 

 

Entre les deux cols une petite route plonge en direction du village de Saint Pierre sur Doux autrefois appelé Saint Pierre des Maccabées. Certains pensent que cet ancien nom donné en hommage au courage des frères Maccabées dans la Bible serait un indice d’une occupation musulmane au 8ème siècle. En 732, Charles Martel alors Duc des Francs, vint au secours de Eudes, le Duc d'Aquitaine, en arrêtant l'avancée des Sarrasins en France. Partis de Pampelune durant l'été, les arabes emmenés par Abd al-Rahman ont envahi le territoire basque et dévasté Bordeaux en quelques mois. Après avoir rassemblé une armée à la hâte Charles Martel affronta les troupes musulmanes à proximité d'une voie romaine reliant Châtellerault à Poitiers et mit un terme à leur percée fulgurante. L’armée adverse s’étant débandée en petits groupes autour de leurs cheiks, il les poursuivit et envahit la Bourgogne, descendit la Saône et le Rhône, jusqu’à la Durance, en reprenant aux Sarrasins de nombreux postes fortifiés qu’ils tenaient encore (Sarras, Tournon) et en pillant tout le pays (733). Yousouf, émir de Narbonne contre attaqua et reprit Arles, Avignon, puis saccagea Viviers, Valence, Vienne et Lyon, en occupant le pays des deux côtés du Rhône. Mais, en 737, Charles Martel refoula définitivement les Arabes, leur reprit Lyon, Vienne, Avignon. Il semblerait alors que quelques groupes d’hommes des tribus somaliennes des Afars et des Issas se soient réfugiés dans les montagnes de la haute Ardèche boisées et fort peu peuplées à l’époque. Vivant dans les bois et les grottes, il fallut plusieurs décennies avant que ces bandes disparaissent et que les survivants se fondent dans les populations locales catholiques. Ce serait donc pour garder en mémoire ces hautes luttes que le nom des Maccabées aurait été accolé au nom de Saint Pierre pour baptiser le village. A proximité d’autres noms de lieu peuvent étayer cette hypothèse : la grotte des Afars à Vocance, ainsi que le nom du  village de Saint Julien Molhesabate à quelques kilomètres au nord du col des Barraques. L’origine de Molhesabate pourrait se trouver dans un terme hébreu signifiant « le dieu des armées célestes » terme utilisé dans le Coran…

Escaladé pour la première fois durant le Tour de France 1977, le col des Barraques de par sa position à l’écart des tracés traditionnels a depuis été délaissé par les coureurs de la Grande Boucle. Depuis Annonay, la route progresse en pente douce et ce n’est qu’à partir de Saint Julien Vocance que l’ascension démarre vraiment : 423 mètres de dénivelé en 8 kilomètres

Le col des Barraques ainsi que Saint Bonnet le Froid sont bien connus des amateurs de courses automobiles car le rallye de Monte Carlo y fait très souvent étape. C’est aussi un haut lieu de la gastronomie française autour de Régis Marcon dont la renommée attire de nombreux visiteurs. Ainsi Saint Bonnet le Froid, sur une crête balayée par les vents à 1161 mètres d’altitude est, malgré son rude climat, une des rares communes du secteur à voir sa population augmenter depuis vingt ans.

Il ne faut pas confondre ce col avec le col des Baraques : situé en bordure du CD 53, à 948 m d'altitude, à la limite des départements du Puy-de-Dôme et de la Loire ; il met en communication les villes de Courpière et de Noirétable par la coupure dite de Vollore-Montagne qui fut pendant longtemps le passage de la route Clermont-Lyon à une époque où la route de la Durolle n'était pas aménagée.

Col du Barrioz

Le col de Barioz est situé dans le département de l'Isère, sur la route de Theys. à Moratel de Mailles et Saint Pierre d’Allevard.
D’une altitude de 1038 mètres, le col du Barrioz est accessible par Saint-Pierre-d'Allevard : 8,1 km à 6,4 %. Et par Theys : 5,6 km à 6,8 %.

 

Le col du Barrioz est bien connu des VTTistes locaux car c’est le lieu de départ de circuits notamment en direction du crêt du poulet.

Au pied du col se trouvent d’un coté le village de Theys dont nous avons déjà parlé (voir col des Ayes ) et Saint Pierre d’Allevard. A 40 km de Grenoble et autant de Chambéry la commune de Saint Pierre d'Allevard est située dans un vallon du Massif de Belledonne suspendu au-dessus de la Vallée du Grésivaudan. La commune compte 2 310 habitants. L'industrie  y est très ancienne. Depuis le Moyen Age, on extrait des montagnes de Saint Pierre d'Allevard du minerai de fer. Jadis, ce minerai subissait une première transformation sur place : il était grillé dans des petits fours appelés " rafours ". Ainsi débarrassé de son acide carbonique il était conduit à dos de mulet vers les forges de la Région.

 

Le col de Barrioz a été franchi à 2 reprises par le Tour de France. En 1980 lors de la 18ème étape, Morzine- Prapoutel-les-Sept-Laux c’est le belge Ludo Roos qui est passé en tête et en 1981 lors de la 20ème étape Bourg-d'Oisans - Le-Pleynet-les-Sept-Laux, c’est Jean René Bernaudeau qui a empoché les points du meilleur grimpeur

En 1874 SCHNEIDER & CIE du Creusot rachète toutes les concessions des mines de fer appartenant aux Forges d'Allevard. Un important site industriel est implanté sur Saint Pierre comprenant des ateliers et des fours à griller. En 1922 ce fut l’arrêt de l'extraction du minerai de fer. Aujourd'hui l’industrie locale s'est spécialisée dans la fabrication des aimants.

Col de la Bassine

Loin des grandes routes, les Monts de Lacaune constituent l’extrême avancée du Massif Central vers le sud-ouest et s’étendent à une altitude moyenne de 700 mètres à la limite des climats atlantique et méditerranéen. Le col de la Bassine qui culmine à 885 mètres d’altitude a connu la gloire de voir passer le Tour de France en 1954.

On accède au col de la Bassine par la D 622 au nord par Lacaune et Sagnens, sans véritable grimpée, la route oscillant en permanence entre 780 et 890 mètres d’altitude. Par le sud depuis le village de Brassac, le dénivelé est faible 395 mètres pour 14 kilomètres. Par la D55 depuis Viane l’ascension est un peu plus rude mais cela reste très raisonnable : 385 mètres pour 8,5 kilomètres de montée. La route serpente à travers la riante vallée du Gijou puis elle longe le bois de Grissayol et  passe par le hameau de Calouze pour atteindre le sommet .

Lacaune, village de 3000 habitants réputé pour ses salaisons et pour son thermalisme est une station verte attrayante, à quelques minutes des aménagements touristiques du lac du Laouzas

La fontaine des pisseurs de Lacaune datant de 1559 elle est classée monument historique depuis 1913 (hommage à la qualité diurétique des eaux de Lacaune ???)

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Extrait de la Dépêche.fr (publication du 26-09-2007 :

C'est dans ce cadre idyllique de verdure que de « l'Enfant Sauvage », a été trouvé en 1798 par un groupe de paysans dans les bois de la Bassine, près de Lacaune. Un des événements les plus insolites qui se soit produit dans notre région des Monts de Lacaune, c'est incontestablement la découverte puis la capture, en 1798, dans les bois de la Bassine (à 8 kilomètres de Lacaune), d'un enfant âgé d'une douzaine d'années. Preuve en est la lettre de l'Administration Centrale de « Rhodez » adressée au Ministre de l'Intérieur Lucien Bonaparte (en date du 14 février 1800) dont l'objet est la réclamation du « jeune enfant trouvé dans les bois de La Caune ».

Depuis trois ou quatre ans, les paysans cultivant les terres situées près du Col de la Bassine peuvent apercevoir un petit être étrange entièrement nu, vivant a priori à l'état sauvage. En 1798, celui-ci est capturé par des bûcherons de La Caune. D'abord exposé sur la place du Griffoul pour satisfaire la curiosité des gens - beaucoup étaient intrigués par ses conditions de survie dans le milieu particulièrement hostile de l'époque - ou dans l'espoir que quelqu'un le reconnaisse, l'enfant parvient à s'échapper. Mais il est capturé une nouvelle fois en 1799 par des chasseurs. Il est alors confié à une veuve habitant Lacaune. Il restera chez elle huit jours n'acceptant que des glands, des châtaignes, des noix et des pommes de terre pour nourriture. « Il flaire ses aliments et lape l'eau à la manière des animaux ». Refusant toute toilette, il n'acceptera de porter qu'une vieille jupe après maints essais d'habillement infructueux. Puis il s'échappe à nouveau. Appelé Joseph, l'enfant de Lacaune semble avoir onze ou douze ans. Il est maigre mais vigoureux, a « la peau fine griffée de cicatrices, des yeux noirs et enfoncés ». Il mesure 1 m 35. Il émet des sons gutturaux et porte une large balafre au niveau de la glotte. Il a un genou déformé et se déplace plus rapidement avec ses mains et ses pieds que debout.
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Brassac est petite ville agréable à 48 kilomètres au nord est de Castres. Dans la commune se maintient une industrie textile dont les magasins d’usine permettent de découvrir les produits. Son vieux clocher gothique associé aux tours du château surplombant l’Agoût crée un ensemble architectural harmonieux. À Brassac,  passé le vieux pont sur l'Agout, la route monte en sinuant jusqu'au col de la Bassine. C'est un pays vert, frais et vif, entre bois et prairies, qui s'ouvre progressivement au nord vers les Grands  Causses.

Viane Pierre Ségade village de 500 habitants à 500 mètres d’altitude est un lieu calme en dehors des grandes routes touristiques on peut y déguster une spécialité culinaire bien particulière et dont le nom n’est pas très engageant : le casse museau (gâteau à base de caillé de brebis).

Col de la Bastille

D’une altitude de 498 mètres la côte de la Bastille fait pâle figure face aux géants des Alpes qui l’entourent, pourtant ces pourcentages terribles ont toujours donné lieu à de magistrales empoignades. La montée est courte mais terrible : 2 kilomètres d’ascension pour un peu plus de 280 mètres de dénivelé.

C’est Georges Cazeneuve, créateur du Critérium du Dauphiné Libéré qui eut l’envie de faire arriver le Critérium au sommet de la côte de la Bastille plutôt que de se contenter d’une traditionnelle arrivée dans Grenoble intra muros. Grenoble, capitale du Dauphiné, ville où se trouve le siège du journal a connu de très nombreuses arrivées d’étape, le plus souvent avenue Georges Clémenceau et Georges Cazeneuve eut une brillante idée lorsqu’il décida de faire grimper les coureurs en haut de la terrible bute dominant la ville. Jusqu’alors la Bastille était surtout connue des grenoblois, comme un lieu de promenade offrant à deux pas du centre ville une vue magnifique et un espace naturel agréable. On y accède depuis 1934 par un téléphérique qui enjambe l’Isère et qui fut le premier téléphérique urbain du monde. Il fut construit à l’initiative du maire de la ville de l’époque, Paul Mistral afin que la population puisse « aller respirer l’air pur et jouir d’un panorama incomparable. »

 

En 1977, le Critérium y arriva pour la première fois et c’est Bernard Hinault qui s’y imposa. L’image est restée gravée à jamais dans la mémoire des supporters du blaireau. Au fond d’un ravin dans la descente du col de Porte, Hinault se relève, remonte sur le vélo et revient sur la tête de course. A bout de force il attaque et se hisse malgré tout en vainqueur au sommet de la Bastille non sans avoir mis pied à terre durant l’ascension. Comme il le dit lui-même aujourd’hui les braquets de son vélo de rechange étaient rigoureusement les mêmes que sur sa machine habituelle mais il était complètement « râpé » par le contrecoup de sa chute et face à des pourcentages de l’ordre de 15 % les jambes lui ont un peu manqué sur la fin. Que doivent penser tous ces adversaires qui ont subit sa loi ce jour là…

En 1996, l’arrivée de la dernière étape du Critérium se disputa en haut de la montée de la Bastille et c’est Luc Leblanc qui s’imposa devant Tony Rominger et Fernando Escartin.
En 2000, la première étape du Dauphiné Libéré fut un contre la montre de 3 kilomètres partant dans la ville de Grenoble pour arriver au sommet de la Bastille. C’est Alberto Lopez de Mumain qui remporta ce chrono bien particulier à un peu plus de 20 kilomètres / heure de moyenne devançant de 11 secondes Lance Armstrong et de 16 secondes le regretté José Maria Jimenez.

[visualisez ci-dessous la vidéo sur la chute de Bernard Hinault dans le col de Porte, juste avant sa victoire au sommet de la Côte de la Bastille)

retrouver ce média sur www.ina.fr
 

 

Pour vous donner une petite idée de la difficulté :

 

 

Col de la Bataille

 

 

Le col de la Bataille est situé dans la Drôme, sur la crête de Comblezine, au-dessus de la source de la Gervanne.  
D’une altitude de 1318 mètres on accède au col de la Bataille : de Leoncel, 8,3 km à 4,8 %, de saint Thomas en Royans en passant par Saint Jean et Oriol-en-Royans, 23,7 km à 4,3 % et du lieu dit des Trois Routes, 16,6 km à 1,2 %.
Souvent au programme de la cyclosportive Vercors Drome, Le col de la Bataille est situé sur la route des crêtes à l’ouest du plateau du Vercors que l’on rejoint par Vassieux en franchissant le col de la Portette, le col de Taillebourse et le col de la Chau.

 

 


LE COL ET LE TOUR DE FRANCE

Le Col de la Bataille n'a été franchi qu’une seule fois par les coureurs du Tour, lors de la 19ème étape de l’édition 1987 Valréas – Villard de Lans et c’est le colombien Juan Carlos Castillo qui est passé en tête au sommet.

Le col de la bataille au fond entre les montagnes, depuis St Thomas en Royans

A proximité du petit village de Léoncel (55 habitants) se trouve une Abbatiale Cistercienne fondée en 1137. Classé aux monuments historiques en 1840 par les soins de Prosper Mérimée, l'église abbatiale de Léoncel se dresse dans une vallée étroite et solitaire, à 912 m d'altitude.

 

 

Abbaye de Léoncel

 

De Léoncel on bascule sur la vallée du Rhône en direction de Romans par le col du Tourniol

A ne pas confondre avec le col de la Bataille situé près d’Estagel dans les Pyrénées Orientales qui ne culmine qu’à 265 mètres d’altitude et qui fut franchit pour la 1ère fois en 1950 par les coureurs du Tour.

 

 

 
   
     
 

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