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  1. Col de Berthiand
  2. Col de la Bonette

Col de la République

 

 
 
     
 
- Les cols - de 46 à 60
 
   
On aperçoit au loin un très long serpentin
   Serpentin coloré, animé et sans fin

col du berthiand

col berthiand

 

Le col du Berthiand est situé dans l'Ain, sur la route de Nantua à Bourg-en-Bresse. Il a une altitude de 780 mètres. On y accède par Serrières sur Ain, minuscule commune de 79 habitants. L’ascension est courte mais très difficile avec 510 mètres de dénivelé en six kilomètres avec des passages à 15 %. Toujours sur la route départementale 979 mais du coté de Nurieux Volognat la montée est encore plus courte mais presque aussi raide avec 300 mètres de dénivelé en 4,5 km. Au sud une petite route de crête en provenance du petit hameau de Mens arrive elle aussi au sommet du col mais sans ascension très marquée.

 

Claudio chiappucci sylvain calzati

LE COL ET LE TOUR DE FRANCE

 

Escaladé à trois reprises et seulement depuis 1991 il a chaque fois été classé en 2ème catégorie. En 1991, lors de la 20ème étape Aix-les-Bains – Mâcon le GPM fut enlevé par Claudio Chiappucci. En 2002 lors de la 18ème étape Cluses - Bourg-en-Bresse c’est Jörg Jaksche qui est passé en tête au sommet et en 2006 toujours lors de la 18ème étape Morzine – Mâcon c’est Sylvain Calzati qui a remporté les points du grimpeur. Le col du Berthiand est également au menu du grand parcours de la cyclosportive la Forestière.

Nurieux-Volognat est une petite commune de 1150 habitants. Le site de Volognat était habité à l'époque celtique. La paroisse, sous le vocable de Saint-Martin existait déjà au haut Moyen Âge et dépendait des seigneurs de Coligny, puis de ceux de Thoire. Ces derniers donnèrent la terre de Volognat en fief à la maison de Mornay. La seigneurie de Volognat perdurera jusqu'à la Révolution française. Volognat traverse les siècles suivants sans trop de bouleversements. En 1973, elle unit son destin avec sa voisine Mornay en fusionnant avec cette dernière. Le territoire de Mornay était déjà occupé à l'âge du bronze. La voie romaine Lyon - Besançon le traverse et des cimetières burgondes ont été mis à jour au 19ème siècle. Au Moyen Âge, la seigneurie de Mornay passa des mains de la famille de Mornay à celles des Chalant, Verjon, Moyria pour être vendue en 1770 au baron d'Heyriat, Jean-Pierre Laguette. À la Révolution, Mornay devient chef lieu de canton mais est remplacé en 1927 par Izernore qui compte aujourd’hui plus de 2100 habitants. Aux 19ème et au 20ème siècles, le hameau de Nurieux connaît un grand essor économique et démographique avec l'apparition de la gare de chemin de fer, une usine électrique et plus tard une importante usine de transformation de matières plastiques. Lors de la fusion avec Volognat, c'est le nom de Nurieux, le hameau, qui est conservé au détriment de Mornay et au grand dam des habitants de l'ancien chef lieu. La Communauté de communes des Monts BERTHIAND créé en 1994 comprend 10 communes dont Serrières sur Ain et Nurieux-Volognat. Nous sommes déjà dans le territoire de production du Comté et deux fruitières produisent ce grand fromage.

Volognat volognat

serrieres sur ain

col de la bonette

Le col de la Bonette est un col de montagne culminant à 2 715 mètres d'altitude. Il est le point de passage entre l'Ubaye et le Mercantour. Le col de la Bonette se situe entre la cime de la Bonette (2 860 m) et la cime des Trois Serrières (2 753 m). La route est fermée en hiver. Il s'agit d'une route communale sur le versant nord du coté des Alpes-de-Haute-Provence depuis son abandon par l'armée qui l'entretenait jusque là, et d'une départementale sur le versant sud du côté des Alpes-Maritimes. La route a été classée route impériale le 18 août 1860 par l'empereur Napoléon III. Du col de la Bonette se continue une route appelée (improprement car ce n'est pas un col) col de la Cime de la Bonette, qui fait le tour de la cime de la Bonette (2 860 m). Le point culminant de cette route est supérieur à 2 800 mètres d'altitude. L’altitude exacte variant selon les sources.

john lee augustyn

robert millar

LE COL ET LE TOUR DE FRANCE

 

Le 22 juillet 2008, le Tour de France passe pour la quatrième fois de son histoire au col de la cime de la Bonette, lors de la 16e étape entre Cuneo et Jausiers. C'est le Sud-Africain John-Lee Augustyn qui est passé en tête au sommet, avant de connaître une impressionnante chute dans la descente et de laisser la victoire à Cyril Dessel. Il a en effet dû attendre la voiture de son directeur sportif, n'ayant pas pu récupérer son vélo. L'Espagnol Federico Bahamontes est passé en tête en 1962 et en 1964, le Britannique Robert Millar pour l'édition de 1993. Le cycliste écossais détient d'ailleurs le record de l'ascension par Jausiers avec une ascension effectuée en 1 h 05. Il s'agit du record d'altitude pour le Tour de France et il a été classé 1re catégorie lors des deux premiers passages, puis hors-catégorie depuis 1993
(source : Wikipédia)

Il est parfois indiqué que la route de la Bonette est « la plus haute d'Europe ». C'est une erreur car trois cols en Europe ont une altitude supérieure : le col de l'Iseran (2 770 m), le col du Stelvio (2 757 m) et le col Agnel (2 744 m). La route du col de la Bonette passe quelques mètres en dessous du col de Restefond (2 680 m), mais sans l'emprunter car elle ne bascule pas vers la vallée situé de l'autre côté de ce col. La route passe par contre par le faux col de Restefond (2 656 m). Pour cette raison, on parle parfois du col de la Bonette-Restefond, les deux cols étant situés à proximité l'un de l'autre. Du col de la Bonette part la route appelée (improprement car ce n'est pas un col) col de la Cime de la Bonette, qui fait le tour de la cime de la Bonette (2 860 m), et qui est agrémentée d'une table d'orientation. Le point culminant de cette route est aux alentours de 2 800 m, mais l'altitude exacte varie avec les sources : l'altitude indiquée au point le plus haut de la route est de 2 802 m mais certaines cartes indiquent des altitudes allant jusqu'à 2 812 m. La route faisant le tour de la cime de la Bonette est donc la route goudronnée la plus haute de France et de toutes les Alpes.

col de la bonette

col de la Bonette

De Jausiers à la cime de la Bonette (2802 mètres) l’ascension est longue de 24 kilomètres pour un dénivelé de 1589 mètres. Par le versant sud, de Saint-Etienne-de-Tinée (06), l’ascension est longue de 25,8 km à 6,4 % (dénivelée : 1652 m). En 1962 lors de la 18ème étape reliant Antibes à Briançon c’est Fédérico Bahamontes qui est passé en tête au sommet gravît par le face sud. En 1964 lors de l’étape Briançon Monaco c’est Fédérico Bahamontes qui a remporté le grimpeur d’une montée faite par Jausiers. En 1993 toujours par la face nord c’est Robert Millar qui a franchit le sommet en tête lors de la 11ème étape reliant Serre Chevalier à Isola 2000.

col de la Bonette  col de la Bonette

Jausiers

Jausiers est un petit village de 1 000 habitants qui existe depuis le milieu du Moyen Âge au moins : mention "d'El Geserio" dans un manuscrit du XIIe siècle et d’In Gauserio dans un manuscrit de 1151.Rattaché à la France en 1713 par le traité d'Utrecht, en même temps que la vallée d’Ubaye. Au XIXe siècle, Jausiers vivait de la production de la soie. Lorsqu’elle déclina devant la concurrence étrangère, c’est de ce village que partirent (en 1821) les frères Arnaud vers le Mexique, dans la tradition du colportage de l’Ubaye ; ils furent suivis par cinq mille “valéïans”. Des fortunes gagnées, naquirent des villas-châteaux, celle des Magnans, et des cimetières aux somptueux mausolées de marbre. Bien que dévasté par une crue en 1957, Jausiers conserve des maisons anciennes à arcades et l’église Saint-Nicolas-de-Myrrhe (XVIIe siècle), classée, qui abrite des décors polychromes et un retable baroque.

col de la Bonette

Col de la République

En ouvrant cette rubrique par le col de la République, cher à Mr Paul de Vivié, alias Vélocio, nous avons voulu réparer une injustice. En effet, bien qu'il ne soit jamais cité comme tel, le Col de la République, appelé aussi Col du Grand Bois est définitivement le tout premier col de plus de 1000 m franchit par les coureurs du Tour de France. Il fut escaladé pour la première fois en 1903, lors de la deuxième étape "Lyon - Marseille", longue de 374 kilomètres du 1er Tour de France. C'est Hyppolite Aucouturier qui fut le premier coureur à franchir le col.

D’une altitude de 1161 mètres, le col de la République est à jamais attaché au nom de Vélocio qui aimait à s’y promener et qui y organisa en 1922 un rassemblement que l’on connaît aujourd’hui sous le nom de journée Vélocio.

La république qui a donné son nom à un hameau, puis au col, n’a rien à voir avec la République Française. En 1794 un groupe de religieux, des Béguins, tenta de fonder sur le plateau qui borde le col une sorte de petit état, la « République de Jésus-Christ ». Installés à Saint Jean Bonnefonds aux abords de Saint Etienne dès 1792 cette petite commmunauté avait pour chef, l’abbé de la paroisse un certain Jean Jacques Drevet. Durant le mois de novembre de l’an 1794 une centaine de ces illuminés quittèrent Saint Jean Bonnefonds en chantant des cantiques et des couplets patriotiques, pour s’installer dans les bois de Saint Genest Malifaux. Ils campèrent là un certain temps, attendant l’arrivée annoncée du prophète Élie. Mais l’Etat, la véritable République réagit rapidement et au lieu d’un prophète, ils virent arriver la maréchaussée qui les délogea.

 

Depuis Saint-Étienne, l’ascension est longue de 17 km à 3,8 % de moyenne tandis que de Bourg-Argental elle dure 12 km à 5,2 % de moyenne. Franchit à 11 reprises par le Tour de France depuis 1947, le col de la République constitue souvent un hors d’œuvre, placé en début d’étape, sans incidence véritable sur le développement de la course. A trois reprises des arrivées disputées à Saint Etienne en firent un juge de paix. Raphaël Géminiani en 1950 lors de l’étape Briançon – St Etienne, Stan Ockers en 1956 lors de la 19ème étape qui partait de Grenoble et Ferdinand Bracke en 1966 pour la 19ème étape partant de Chamonix basculèrent en tête pour aller s’imposer à St Etienne.

Frédérico Bahamontès

LE COL ET LE TOUR DE FRANCE

 

Frédérico Bahamontès est le seul coureur à être passé deux fois en tête au sommet du Col de la République : lors de la 17ème étape St Etienne - Grenoble en 1959 et lors de la 15ème étape St Etienne - Grenoble en 1963.

 

    

 La montée du col de la République dans sa partie la plus difficile, la route de Planfoy au début du siècle

 

 
   
     
 

 

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