Le Petit Braquet
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le vélo et la Santé
 
 

 

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  • Le Vélo et votre santé
 

Repérez un AVC

" FAIRE SOURIRE - FAIRE PARLER - SOULEVEZ LES 2 BRAS - TIRER LA LANGUE"

  • déformation de la bouche et des traits du visage. Demandez à la personne de sourire, de tirer la langue, de montrer ses dents : l'asymétrie est flagrante.
  • faiblesse d’un côté du corps, bras ou jambe, parfois avec perte de la sensibilité. Tendez les mains, demandez à la personne de serrer vos mains dans les siennes et sentez si la pression est moins forte d'un côté.
  • troubles de la parole : difficulté à parler et à comprendre ce que l’on entend. Faites parler la personne, posez-lui des questions simples (ouvertes, c'est-à-dire auxquelles on ne répond pas simplement par oui ou non).
  • étourdissements, vertiges et pertes d’équilibre
  • engourdissement ou paralysie d’un membre, du visage, d’une partie entière du corps
  • trouble de la vision, le plus souvent d’un œil, parfois des deux
  • violent mal de tête, nausée, vomissement
  • perte de conscience

Si vous êtes témoin d’un de ces 3 signes,
appelez immédiatement le SAMU, faites le 15. 

 

Le Vélo et votre santé !

Mode de vie, aspect psychologique : Dans une société qui invite au « cocooning », reprise du contact avec la nature (route ou VTT) et avec …. l’effort.

Se cadrer dans une activité sportive qui comporte peu de contraintes au niveau de l’organisation (on peut rouler seul, quelque soit le temps, aux horaires que l’on a choisis) On peut rouler en groupe ou en famille : notion de partager en groupe une activité. Chacun se fixe SES objectifs. Intérêt de ce sport à tous les âges. Apprentissage rapide de la technique. Quelle que soit sa morphologie (grand, petit, sec, musculeux et « massif ») le coureur peut s’exprimer dans ce sport.

Intérêt éducatif par rapport à la notion de « souffrance dans l’effort » pour l’enfant ou l’adolescent. Vélo = super sport pour être à l’écoute de SES sensations, les interpréter, et savoir apporter les adaptations nécessaires.

Médical : Le cyclisme est un sport porté : donc compatible avec des problèmes articulaires chroniques (dos, hanches, genoux) sous réserve de conseils adaptés. Seul votre médecin traitant peut vous guider.

Le cyclisme est un sport d’endurance : bénéfice cardiovasculaire, bénéfice pour optimiser une perte de gras (et de Cholestérol) chez le sujet « enrobé », autorisé chez l’asthmatique (si compétition nécessité d’une « AUT », bénéfique en cas d’hypertension artérielle. Intérêt du vélo en tant que sport d’endurance pour équilibrer un sportif qui pratique un sport collectif, ou du tennis, squash, etc.

Le cyclisme représente un outil performant de rééducation et de prévention chez le patient qui fait de l’angine de poitrine ou qui a fait un infarctus.

La nutrition : faire du vélo, c’est l’occasion de se prendre en charge pour optimiser ses habitudes alimentaires avec 2 objectifs : un objectif santé, et un objectif plaisir pour optimiser le rendement (= la performance) de cette activité sportive. On s’intéressera à l’alimentation de tous les jours, et à la préparation d’une longue sortie : nutrition avant-pendant-après la course. Ceci en fonction des objectifs, de l’âge, de la charge d’entraînement, etc. ; avec l’aspect de permettre de « dégraisser » le sujet en surpoids.

Prévention : Notion de poids, % de masse grasse, bilan clinique, podologique ; et cardiologique si besoin. La prévention et la prise en charge des pathologies micro-traumatiques ; elles sont rares à un haut niveau de pratique mais fréquentes chez le cycliste de masse : genoux, dos, bassin, poignets, chevilles. 95% de ces pathologies sont dues à une mauvaise harmonie entre le cycliste et sa machine (mauvaise position, ou problème de matériel) ; le médecin et/ou le kiné DU SPORT/et ou le podologue DU SPORT consulté(s) devra bien connaître ces pathologies et maitriser les aspects techniques de ce sport. La prévention des autres problèmes médicaux : problèmes de périnée : qualité et entretien du cuissard, les problèmes cutanés, les problèmes veineux au niveau des jambes, comment protéger le visage ; le casque ; la qualité des gants, le rôle +++ des étirements.

Ce n’est pas à coup de vitamines et de substituts divers que le coureur sera plus performant ; inutilité voire risques d’apports vitaminés ou par exemple de Fer excessifs.

Source : Santé du sport

En conclusion :

En Grande-Bretagne, le docteur Mayer Hillman a consacré toute sa vie à promouvoir les modes de transport alternatifs. S'il n'en tenait qu'à lui, le vélo passerait d'ailleurs dans la catégorie du moyen de transport prioritaire. Depuis des années, ce docteur en médecine, doublé d'un architecte-urbaniste, fait campagne pour les deux roues. Dans une de ses études, il intégrait les dangers que l'on court à vélo (surtout les chutes) et le gain de santé général obtenu dans le cadre d'une utilisation régulière. Il s'agit d'une équation complexe. Mais Hillman est arrivé à la conclusion que les bénéfices étaient vingt fois supérieurs aux risques et que, de façon générale, la pratique régulière du vélo allongeait l'espérance de vie de deux ans minimum.

Les accidents en vélo = Traumatismes, fractures, blessures

Poignet, genou, épaule… les articulations du cycliste de haut niveau sont mises à rude épreuve. Si l'on ajoute les risques de chutes, le métier de coureur n'est pas sans danger. La Société française de chirurgie orthopédique et traumatique (SOFCOT) fait le point sur la prévention et le traitement des adeptes de la petite reine.

Si pour les cyclistes du week-end, le vélo n'est pas à l'origine de risques particuliers, chez les cyclistes assidus et les sportifs de haut niveau, ce sport peut être à l'origine de maladies spécifiques. Sur des épreuves comme le Tour de France, les mêmes mouvements sont reproduit des milliers de fois par les athlètes, exposant ainsi leurs genoux, leurs poignets, leurs épaules, leurs articulations, leur crâne et leur squelette tout entier. Epaules et poignets en première ligne !

Les vélos de compétition sont munis de pédales automatiques de nouvelle génération. Ils assurent une véritable fixation des pieds sur les pédales mais peuvent, en cas de choc, être responsables de traumatismes de l'épaule (en cas de chute sur le côté) ou des poignets (si les mains quittent le guidon avant la chute).

Fracture et ou luxation de l'épaule : Bien que petit, l'os de la clavicule fait office d'attache reliant le membre supérieur au thorax. Très fréquente, la fracture de la clavicule empêche d'écrire, de manger et évidemment de poursuivre le sport. Chez le sportif de loisir, le traitement est orthopédique (immobilisation par bandage ou attelle pendant 4 à 6 semaines). Chez le sportif de haut niveau, le retour à la compétition nécessite un traitement chirurgical, afin de réduire la fracture et de pratiquer une ostéosynthèse.

Fracture du scaphoïde : La fracture de cet os, situé à la base de la colonne du pouce, empêche d'utiliser la main dans son ensemble. Le diagnostic précoce nécessite parfois un scanner osseux. Chez le sportif de loisir, deux mois d'immobilisation sont nécessaires. Chez le coureur de compétition, la chirurgie avec pose de vis permet d'éviter un plâtre.

Homme-machine : un duo infernal Sous le terme technopathies se cachent des maladies liées à l'interaction du sportif et de sa machine. Favorisées par la fatigue, le surmenage des tendons et articulations, le manque d'hydratation et des conditions climatiques défavorables, les tendinites du genou et du canal carpien sont les plus connues.

Gare au genoux ! : L'articulation du genou est la plus sollicitée lors du pédalage au cours des mouvements de flexion extension mais aussi de rotation. Ainsi, cette zone peut être victime de tendinites au niveau du tendon rotulien (situé entre la rotule et le tibia, juste en dessous du quadriceps), de tendinites de la patte d'oie qui désigne un muscle situé sur la face interne qui assure la rotation du genou ou du syndrome de l'essuie-glace au niveau de la face externe du genou. Face à ces ennemis du genou, le traitement est essentiellement préventif avec correction des mauvaises attitudes sur le vélo et éventuellement mise au repos sportif. Enfin, un traitement médicamenteux reposant sur la prescription d'AINS, d'antalgiques, éventuellement d'infiltrations peut être envisagé.

Le syndrome du canal carpien : Lié à la position des mains sur le guidon, le syndrome du canal carpien peut être prévenu grâce à des conseils visant à améliorer la position des mains et à corriger la hauteur de la selle. Des infiltrations permettent un soulagement et si cela ne suffit pas le nerf comprimé peut être chirurgicalement "libéré".

Enfin, la rotule peut être l'objet de chondropathies qui correspondent à des lésions du cartilage. Ce ne sont pas des tendinites, mais on les prend en charge comme des technopathies. Prévention et protection pour tous ! Pour les sportifs de haut niveau, de bonnes positions (ajustement du pied, hauteur de la selle, position du guidon…) permettent d'éviter les troubles musculo-squelettiques. De même, l'hydratation conditionne la bonne santé des tendons, ainsi il convient de ne pas attendre d'avoir soif pour boire.

Ces conseils de bon sens sont également valables pour les amateurs, tout comme le port du casque (obligatoire pour les professionnels). Ainsi, la SOFCOT rappelle que "selon la Prévention Routière en 2000, les accidents de vélo ont fait 8 250 blessés et 255 morts. L'observatoire national d'information sur la sécurité routière indique que le pourcentage de cyclistes décédés correspond à 2,9 % des décès en 2002, chiffre en régression par rapport à 1992, où il atteignait 3,8 %. Plus du tiers des accidentés (38 %) a été victime d'un traumatisme crânien de gravité variable, de même que la moitié des enfants de moins de 10 ans".

Source : Doctissimo

L'épilation des jambes : épilation

- 1) Pourquoi ?

Le cyclistes sont surement les seuls hommes à pouvoir compâtir de la souffrance récurrente de femmes au moment de l'épilation. Il y a plusieurs origines au rasage de jambes :

Historiquement, les coureurs se rasaient les jambes pour pouvoir, en été, ôter aisément le goudron fondu collé à leur guiboles !!!


Pour les massages

Si les sportifs (tous sports confondus) bénéficient de massages régulièrement, le sport cycliste est un des rares sports où l'on se masse (se fait masser, pour les plus chanceux...) très régulièrement à tous niveaux, que ce soit pour "réveiller" les muscles, pour les préparer à l'effort, pour récupérer de l'effort, etc.
Et là, les poils sont un vrai problème. D'abord au niveau des irritations qu'ils entraînent sur les peaux (celle du masseur et celle du massé). Les poils tirent, s'emmêlent, font des nœuds... Bref, un vrai calvaire ! Ensuite au niveau des problèmes de pénétration dans la peau du produit de massage utilisé (en général de la pommade). En effet, le produit a tendance à s'imprégner sur les poils et à ne pas "rentrer" dans la peau.


Contre les irritations

Le cuissard est par définition un vêtement très serré, pour limiter les frottements à l'air, etc. Aujourd'hui tous les cuissards (pratiquement) sont doublés sur toute la surface de l'assise. Ainsi, les poils frottent énormément, et les brûlures peuvent être très importantes. Tellement importantes que l'on a pu voir des coureurs s'arracher la peau de l'entrejambes (si, si...).


Pour les soins

Si le vélo n'est pas un sport dangereux, les chutes sont tout de même fréquentes. Souvent bénignes, mais fréquentes. Ainsi, il n'est pas rare de voir des hématomes (petits et grands), écorchures, brûlures ou autres réjouissances de ce genre. Là encore, le rasage est utile. Il permet en effet une application plus facile et moins douloureuse de crèmes et autres baumes apaisants, ainsi qu'un retrait d'éventuels pansements beaucoup (beaucoup !) moins douloureux.


Pour l'aérodynamique ... enfin pas à notre niveau !

Un autre petit inconvénient est parfois évoqué : celui du coefficient de pénétration dans l'air. Le cycliste cherchant à aller toujours plus vite connaît un principal adversaire : le vent. Ces poils ralentiraient le cycliste en augmentant ce coefficient par frottements dans l'air. En clair, les poils feraient un "mini-parachute". Mais ce problème n'est souvent évoqué que dans le très haut niveau.


Parce que c'est esthétique ... et pourtant masculin oui messieurs !

Enfin, il faut bien avouer qu'une jambe musclée, bronzée (avec les marques du cuissard et des chaussettes) est bien plus belle épilée. Ce problème de l'esthétique est un problème typiquement cycliste, ce dernier cherchant toujours à attirer une personne du sexe opposé. Et si les hommes ne trouvent généralement pas belles les jambes épilées, les femmes si, et c'est bien ça le plus important ! (n'est-ce pas chérie ?)

Et pour la plupart des coureurs, l'unique raison est le look et la volonté de ne pas se démarquer des autres . C'est la rêgle du milieu, sa culture ...

A noter que Miguel Indurain se rasait aussi les bras, et Stefano Faustini tout le corps comme un nageur ou un mannequin!!!

- 2) Comment ?

Le cyclistes sont surement les seuls hommes à pouvoir compâtir de la souffrance récurrente de femmes au moment de l'épilation. Il y a plusieurs origines au rasage de jambes :

Historiquement, les coureurs se rasaient les jambes pour pouvoir, en été, ôter aisément le goudron fondu collé à leur guiboles !!!

Au rasoir

Électrique, manuel, à 1,2,3 lames, le rasoir est bien le plus pratique. Pour ceux qui choisissent le rasoir manuel, un autre dilemme se pose : doit-on raser à sec ? Si c'est la solution la plus simple, c'est aussi celle qui favorise le plus les coupures. Reste donc la mousse à raser ou le rasage sous l'eau. Au choix du client...

Crème dépilatoire

Aujourd'hui, les crèmes dépilatoires sont de plus en plus performantes, et de moins en moins douloureuses. Elles laissent la peau douce et agréable au toucher (voir le lien avec les femmes plus haut...). Cependant, un petit bémol doit être mis : si ces crèmes fonctionnent très bien avec des poils fins, elles sont cependant beaucoup moins efficaces avec des poils épais. De plus, elles peuvent provoquer des irritations chez les personnes ayant la peau sensible.

Épilateur électrique

De nombreux petits appareils dépilatoires sont sur le marché. Malheureusement, si ces appareils sont pour la plupart très efficaces, certains nécessitent plusieurs passages. Et là, un autre problème se pose : certaines personnes ont les poils très bien enracinés. Le résultats : une douleur assez insupportable lors de l'épilation... Mais l'avantage est une épilation longue durée par rapport à un rasage ou à une crème.
Institut de beauté : (ou cire à la maison)

Comme l'épilateur électrique, il présente l'avantage d'une épilation longue durée. Comme l'épilateur électrique, il présente l'inconvénient d'une épilation douloureuse. Cependant, si là aussi la douleur dépend de l'enracinement du poil, elle dépend aussi de l'esthéticienne. Vous verrez si vous essayez : même si vous avez très mal, vous hurlerez moins si l'esthéticienne correspond à votre type de femme...
Pince à épiler

Enfin, si vous avez du courage, tentez la pince à épiler. Elle procure beaucoup moins de douleurs étant donné que l'on épile poil par poil. Cependant, le petit problème est celui du temps. En effet, pour une course le dimanche, il vaut mieux commencer l'épilation le lundi précédent, en espérant que, une fois arrivé à la fin des deux jambes, les premiers poils épilés n'auront pas commencé à repousser !

J'espère que vous aurez trouvé cet article "au poil"...

 

irbms

Le vélo et/ou le sexe, il faut parfois choisir ! velo et le sexe

AFP 11.10.2005 - 11:39

 

Faire du vélo peut gâcher parfois la vie sexuelle voire provoquer chez les hommes certaines pannes irréversibles de l'érection, selon une série de récentes études médicales.
Une selle inadaptée peut ainsi bloquer la circulation sanguine dans les organes génitaux et conduire à l'impuissance. Un certains nombre de femmes cyclistes peuvent également connaître des troubles sexuels dus à une mauvaise vascularisation et innervation du clitoris.
Une dizaine d'études faites depuis 2000 et résumées dans trois articles publiés par des médecins dans le numéro de septembre du Journal of Sexual Medecine, estiment que de 4 à 5% des hommes faisant régulièrement de la bicyclette, soit environ un million de personnes aux Etats-Unis, souffrent d'impuissance à différents degrés, a expliqué l'urologue Irwin Goldstein dans un entretien avec l'AFP.
Pour ce médecin, rédacteur en chef du Journal of Sexual Medecine, qui pratique l'urologie à Boston (Massachusetts, nord est), "si vous être chanceux les dommages ne sont que temporaires" et dans ce cas "il vaut mieux changer d'activité physique".
Les hommes utilisant des vélos de compétition dont les selles sont longues et étroites courent le plus grand risque d'impuissance sexuelle, a souligné le Dr Goldstein.
Le périnée, entre l'anus et les organes génitaux, et dans lequel passe un canal contenant une artère et les nerfs participant au bon fonctionnement sexuel, n'est jamais compressé quand on est assis sur une chaise, a-t-il dit.
Mais sur une selle de vélo, la pression est sept fois plus grande, voire davantage. Plus l'avant de la selle est étroit, plus la compression est forte sur le périnée, a ajouté le Dr. Goldstein.
Il a aussi relevé qu'une étude comparant des femmes cyclistes à celles qui courent, a montré que les adeptes du vélo étaient plus nombreuses à connaître des difficultés pour parvenir à l'orgasme.
Le Dr Steven Schrader, un spécialiste du système reproductif à l'institut national pour la santé et la sécurité du travail (NIOSH), il ne s'agit plus de savoir "si faire du vélo pouvait provoquer ou non des troubles érectiles, mais de se demander ce qu'il fallait faire".
Cela ne veut pas dire pour autant qu'on doit s'arrêter de faire de la bicyclette, a souligné le Dr Schrader dans un éditorial du "Journal of Sexual Medecine".
Les cyclistes occasionnels ont rarement de problèmes, a-t-il dit. Mais ceux qui passent de longues heures toutes les semaines sur une selle doivent faire attention, selon ce spécialiste.
Des études ont montré qu'un cycliste assis sur une selle traditionnelle longue et étroite, faisait peser le quart de son poids sur l'avant, exerçant une pression maximum sur le périnée.
Après trois minutes, le flux sanguin alimentant le pénis est réduit de 70 à 80%, a expliqué le Dr Goldstein. Une heure après, la verge devient engourdie, premier signe de problème, a-t-il ajouté.
Pour lui les fabricants de vélos, s'ils ont essayé de mettre au point de nouvelles selles, "évitent de reconnaître ce problème". Ce médecin explique ce refus "peut-être par peur des poursuites judiciaire".
"Il n'est pas normal qu'il n'y ait pas d'avertissement sur les vélos puisqu'il s'agit d'un vrai problème médical", a insisté le Dr Goldstein.
Rejetant ces accusations, Fred Clements, directeur général du "National Bicycle Dealers Association", le groupement professionnel représentant les distributeurs aux Etats-Unis, a affirmé à l'AFP que cette question était "prise très au sérieux par l'industrie".
Mais, a-t-il dit, "des millions de gens font des kilomètres de vélo sans problème et je ne pense pas que ce soit très commun parmi les cyclistes".
"Nous ne voudrions pas non plus que les gens aient peur de faire du vélo (...) une excellente façon d'améliorer sa forme physique et ses performances sexuelles en même temps", a insisté Fred Clements

Kinésithérapeute du sport (article paru dans Cyclo - Passion n° 145 de Janvier 2006)

Jamais à court d'idées, les chercheurs américains viennent d'effectuer une série d'enquêtes aux États-Unis, pour savoir si la pratique d'un sport augmentait la virilité des messieurs. Il semblerait que oui, mais cette conclusion optimiste est tempérée par une autre série de sondages. La première étude, effectuée entre 1987 et 1989, a porté sur 1 709 hommes âgés de 40 à 70 ans. Une seconde étude, portant sur 1 156 sujets entre 1995 et 1997, a confirmé les résultats de la première. Il en ressort que, pour conserver une érection "satisfaisante", il faut pratiquer au moins trente minutes de sport par jour, en moyenne bien sûr (nous n'avons pas eu connaissance du protocole exact suivi pour tester les érections). Friands de statistiques, les chercheurs d'outre-Atlantique n'en sont pas restés là. Ils ont aussi étudié la corrélation existant entre le tour de taille et les troubles de l'érection. C'est une équipe de la très renommée université d'Harvard qui s'y est collée. Elle a interrogé 1 981 hommes de 51 à 88 ans, dont près d'un tiers souffrait d'un dysfonctionnement de la fonction érectile. De ce minutieux labeur, il ressort que les sujets dont le tour de taille dépasse 1,07 mètre, soit la taille 50, ont deux fois plus de risques d'avoir des troubles de l'érection que ceux qui présentent un tour de taille inférieur ou égal à 81 centimètres, soit la taille 40-42. Il ressort donc de ces études que la pratique régulière d'un sport, la vigilance diététique et la non-consommation de tabac, qui lui sont fréquemment associées, sont les meilleurs alliées du membre qui constitue l'orgueil masculin. Là où un bémol vient doucher le bel optimisme qui venait de s'installer, c'est qu'il ressort aussi que le sport cycliste n'est pas forcément le meilleur pour entretenir la géométrie variable de l'organe en question. Trois autres études américaines (encore !), réalisées exclusivement chez des cyclistes, semblent démontrer que certains types d'impuissance pourraient trouver leur explication dans des accidents de vélo survenus pendant l'enfance. On citera en tout premier lieu les traumatismes par choc direct de l'organe lui-même, en particulier lorsqu'il entre en contact brutal avec la potence. Mais la pratique précoce de notre sport favori sur une selle mal adaptée (trop étroite, trop haute, trop dure, relevée vers l'avant) ou, pire, le contact prolongé avec la barre horizontale d'un vélo trop grand, provoquent des traumatismes répétés de la région périnéale, particulièrement vulnérable à un âge où les tissus sont fragiles. Il peut s'ensuivre des troubles de l'érection à l'âge adulte. D'où l'impérieuse nécessité d'équiper les jeunes cyclistes avec des machines correspondant à leur taille et de ne pas leur refiler trop vite le vélo du grand frère. À l'âge adulte, tous risques ne sont pas écartés. Si les problèmes de selles peuvent passer inaperçus sur les courtes distances, il n'en sera pas de même sur des cyclosportives dépassant la centaine de kilomètres, et bien plus encore sur les grands brevets cyclotouristes totalisant plusieurs centaines de bornes, ou la position en danseuse n'est pas si fréquente. Les selles trop hautes, trop molles, trop relevées de l'avant, ne manqueront pas de traumatiser la région périnéale, d'une manière générale et plus particulièrement le nerf honteux interne, responsable de l'innervation de la verge. Il en résultera des sensations désagréables, type de picotements ou de brûlures dans ll'organe en question, une certaine insensibilité, et parfois même une désespérante mollesse dans les moments les plus cruciaux. Nombre de lauréats du célèbre Paris-Brest-Paris, ainsi que leur proche entourage, ont sombré dans des abîmes de circonspection, puis dans l'inquiétude, allant jusqu'à la franche déprime dans certains cas, en constatant l'ampleur des dégâts. Sachez que ces atteintes ont toujours fini par guérir, plus ou moins rapidement. Les médicaments, et surtout l'acupuncture, finissent par en venir à bout. Adonnez-vous sans crainte à votre sport favori. Soyez attentif au bon positionnement de votre selle, suffisamment large, et ne prêtez pas une attention excessive au fait que les organisateurs du Tour de France ont choisi la couleur jaune pour désigne leur épreuve !

Jean-Louis Rougier kinésithérapeute du sport

Maladie de Parkinson

 

Amis cyclistes parkinsoniens, pédalez… très vite…

Le vélo comme thérapie contre la maladie de Parkinson

Pratiquer le vélo pourrait être une thérapie pour les malades de Parkinson qui ont des difficultés pour marcher.

Nous connaissons les symptômes de cette maladie incurable, tremblements, perte du contrôle des mouvements et de l’équilibre, mais les causes sont méconnues.

Parkinson est une affection progressive et dégénérative provoquée par la mort des cellules nerveuses chargées du contrôle et de la coordination des mouvements. Elle touche les neurones qui libère la dopamine qui est un neurotransmetteur indispensable au contrôle des mouvements.

Le traitement administré aux malades de Parkinson est essentiellement médicamenteux.

Aux Etats-Unis, le Professeur Jay L. Alberts, spécialisé dans la recherche biomédicale, (de la clinique de Cleveland) est parvenu à réduire les symptômes de la maladie en invitant les patients à faire du… vélo.

Pendant 2 mois, 26 patients, à raison de 3 fois par semaine, ont dû s’astreindre à des exercices consistant à pédaler sur des vélos d’appartement à assistance électrique permettant un pédalage à vitesse rapide (90 tr/mn). Les patients ont éprouvé une nette amélioration de leurs tremblements et une diminution des difficultés à marcher. Cette vitesse rapide aide vraiment le malade de Parkinson.

Cet exercice physique à une influence importante sur le plan moteur mais également il permet de lutter contre le découragement et l’abattement du malade.

Cette expérience est a été faite en 2012. Mais, c’est en 2003 que ce Professeur a découvert que les malades de Parkinson pouvaient profiter de cette nouvelle thérapie. Puis en 2005, l’expérience se répéta avec un patient qui parvint à ne pas trembler de ses mains pendant quatre heures après une promenade à vélo.

Le Professeur L. Alberts dont les résultats ont été publiés en 2008 dans le journal scientifique « Neurorehabilitation and Neural Repair, a montré que les malades de Parkinson ayant pratiqué des exercices forcés pendant huit semaines, à un niveau supérieur de 30% à celui qu’ils étaient capable de pratiquer, ont ressenti une amélioration de 35% de leurs tremblements, de leurs difficultés à marcher et des autres symptômes de la maladie.

Cette amélioration est restée quatre semaines, après la fin des exercices. Il semble que l’activité physique soit un véritable remède, les chercheurs sont encore en phase d’expérimentation mais les résultats concluant permettent de croire en l’avenir de ces thérapies.

Le 2 janvier 2013, un reportage de FR 3 19/20 Rhône-Alpes a été consacré au témoignage d’un cycliste drômois atteint de la maladie de Parkinson. En quelques semaines, il a retrouvé son potentiel physique en suivant un programme de travail approprié sur home-trainer. C’est le Dr Robert Gauthier, président de l’ancien centre médico-sportif de Lyon, qui a élaboré ce programme et suivi le cycliste.

Pour ma part, pratiquant le vélo depuis l’âge de 14 ans, atteint de Parkinson depuis quelques années, et adepte d’une fréquence de pédalage rapide, la maladie, pour l’instant, n’évolue pas…

Pour conclure, le vélo maintient en forme, mais peut également redonne aux malades physique et moral…

Gérard MOUCHET (Source Citycle, Priorité Santé, Cap Retraite)

 

maladie de Parkinson« Le vélo et la maladie de Parkinson »

Le Professeur Bas Bloem ne s'attendait vraiment pas à faire la découverte suivante : malgré leurs sérieux troubles de la marche, les personnes atteintes de la maladie de Parkinson peuvent faire du vélo ou patiner.

Les scientifiques pensent que ce phénomène est lié à la façon dont le cerveau stocke les différentes formes de mémoire. Cette découverte permet aux malades de Parkinson continuer à faire des activités physiques pour préserver leur santé.

Rien n'empêche de faire du vélo avec la maladie de Parkinson Le Professeur Bas Bloem du centre médical Nijmegen de l'université Radboud en Hollande croyait avoir tout vu après s'être occupé de patients atteints de la maladie de Parkinson pendant des années. Jusqu'à ce qu'il rencontre un homme de 58 ans, incapable de marcher, mais pouvant faire du vélo !

"Il souffre de freezing de la marche, ce sentiment étrange qu'ont les malades de Parkinson d'avoir les pieds collés au sol", explique le scientifique. Et d'ajouter : "Cet homme m'a raconté qu'il avait récemment fait quelque 50 miles en vélo et qu'il pratiquait ce sport de façon régulière. Je lui ai objecté qu'il savait bien que c'était impossible et qu'il ne pouvait pas faire du vélo en raison de son Parkinson.

Mais il a insisté." Une vidéo réalisée à l'hôpital montre en effet le patient tremblant et à peine capable de faire quelques pas avant de perdre l'équilibre dans les couloirs de l'hôpital. Un second film le montre à son aise sur un vélo dans le parking de l'hôpital comme si de rien n'était. Mais dès qu'il saute du vélo, les tremblements reprennent et il oublie comment marcher.

Une autre partie du cerveau intervient-elle ?

Le Professeur Bloem a interrogé 20 autres patients à un stade avancé de la maladie de Parkinson et tous ont affirmé être capables de faire du vélo. Il semblerait que le programme moteur responsable des mouvements faits en vélo soit stocké dans une partie différente du cerveau que celui qui est à l'origine de la marche.

"A moins que lorsqu'ils font du vélo les patients parviennent à explorer d'autres parties de leur cerveau qui ne sont pas encore atteintes par la maladie de Parkinson afin de soutenir les mouvements rythmés de leurs jambes", explique le médecin.

Le Professeur Bloem suggère que les patients parkinsoniens continuent à faire du sport grâce au vélo. "Nous savons que la sédentarité due à la maladie provoque des problèmes physiques. Non seulement ils sont privés de relations sociales, mais en plus ils ont plus de risques de souffrir de maladies cardiovasculaire", explique-t-il.

Le vélo pour combattre Parkinson ?

Du monde entier, des médecins ont écrit au Professeur Bloem pour lui faire part de cas similaires. Une Canadienne affirme que sa mère parkinsonienne ne peut marcher, mais fait du patin à glace à merveille. Le Professeur Bloem espère que cette découverte pourra être utilisée pour ralentir l'évolution de la maladie de Parkinson grâce à des exercices physiques adaptés. En attendant le scientifique a entrepris des tests cliniques. Les résultats de cette étude, dont le coût s'élève à un million de dollars seront publiés à la fin de l'année 2011.

Source : http://www.annuaire-retraite.com/

Pédaler pour lutter contre la maladie de Parkinson par Robert Gauthier et Bernard Devenasse,

Introduction :

Bernard Devenasse
quinze ans d’expérience dans la presse cycliste, a été atteint voici plus de trois ans par la maladie de Parkinson. Alors qu'il pratiquait encore la compétition chez les cyclosportifs, il s'est brutalement retrouvé condamné à marcher avec une canne et à réduire ses activités. À cet effondrement physique, s’est alors ajouté un brutal effondrement psychologique. Robert Gauthier, président de l'ancien centre médico-sportif de Lyon, a été d'un soutien déterminant pour lui redonner l'envie de lutter et de retrouver son potentiel physique, avec des programmes de travail physique appropriés. En quelques semaines, notre ancien collaborateur a récupéré l'essentiel, même s’il doit aujourd’hui encore, faire face à des « jours sans » et gérer certaines douleurs. Par son passé professionnel incluant une formation en psychomotricité, Bernard Devenasse a pu analyser et comprendre le contrôle corporel qu'il convient de mettre en place pour compenser les déficits inhérents à cette grave maladie. Un témoignage qu’il a souhaité vous faire partager avec le très précieux concours de Robert Gauthier.

Robert Gauthier et Bernard Devenasse –

La maladie de Parkinson est une affection neurologique dégénérative, qui touche le système nerveux central et se traduit par des troubles neuro-moteurs avec évolution progressive. On peut cependant ralentir, voire conserver l’essentiel de son potentiel par un travail équilibré et parfaitement symétrique de ce système. Le cyclisme, sport porté sans contrainte de poids sur les articulations des hanches et genoux, est une discipline la mieux adaptée. Elle permet d’une part d’améliorer les cycles respiratoires et cardiaques pour rétablir une bonne oxygénation corporelle, mais aussi de renforcer la musculature et d’assouplir les systèmes ligamentaires et tendineux. Néanmoins, si la maladie est à un stade avancé, avec une perte importante du potentiel d’énergie, il est plus sage au départ d’utiliser un vélo d’appartement ou home-trainer.

Le vélo en complément du suivi médical

L’homme est une machine thermique dont le moteur dépend de l’alimentation et l’oxygène issu de la respiration. Cet oxygène, transféré par le flux sanguin, gère l’ensemble du système corporel, du cerveau jusqu’aux muscles qui produisent l’énergie. C’est donc le rythme cardiaque qui conditionne le potentiel énergétique. Les symptômes les plus connus de la maladie de Parkinson sont les tremblements qui affectent dans un premier temps un ou plusieurs membres mais ils ne constituent pas la manifestation la plus grave. La destruction de certaines cellules cérébrales entraîne le ralentissement des mouvements avec l’altération de la synchronisation gestuelle, des douleurs articulaires et des contractions aux extrémités, qui handicapent la marche en perturbant les appuis du pied. Dès lors le corps se replie sur lui-même, avec une réduction de l'amplitude respiratoire. Ce déficit d'oxygénation, ajouté aux douleurs persistantes, réduit alors tout le potentiel énergétique. Les efforts deviennent de plus en plus pénibles et les gestes perdent de leur précision. Il faut donc lutter contre cette inévitable déchéance dès les premiers diagnostics. Ce combat demeure possible à condition de le vouloir avec courage et de ne pas s'en remettre uniquement à la chimie. Le dialogue avec le médecin, dont l’action se limite souvent aux médications, devient indispensable. Le travail personnel de l'activité cycliste qui vous est proposé ci-dessous, vient en complément du traitement médical et d’un suivi en kinésithérapie et ostéopathie.

Les exercices à réaliser

Si vous devez choisir un vélo d’appartement, optez pour un modèle qui mesure la fréquence cardiaque via les poignées du guidon. Les cyclistes habitués à pédaler sur un home trainer avec leur vélo de route utiliseront leur cardiofréquencemètre.

  • - Pour débuter : bien se positionner sur le vélo (voir encadré) et pédaler en souplesse avec un niveau de résistance très faible, afin de privilégier la cadence de pédalage et travailler la coordination, face à la perte de synchronisation des mouvements. Attention aux saccades dues aux ralentissements du mouvement sur le côté atteint.
  • - Séquences de 5 à 15 min : pour contrôler la régularité de votre coup de pédale, concentrez-vous sur le bruit émis par le pédalage afin obtenir un ronronnement régulier sans à-coup à chaque tour de pédalier, notamment au passage du point mort de l'appui, entre la jambe valide et la jambe malade.
  • - Objectifs : équilibre et coordinations, assouplissement des articulations, étirement des ligaments et des muscles.

Dès ce premier niveau, l’essentiel est d'apprendre à contrôler son corps par des actes volontaires en raison de la perte des actes réflexes ou à l’inverse de lutter contre les réflexes parasites. Cet autocontrôle permet de corriger la perturbation du pédalage et le relâchement des membres et du tronc : les contractions parasites se manifestent au niveau des mains, des pieds, du dos, de la nuque. Répéter mentalement un « check up » en boucle pour les relâcher.

  • - Contrôler l’amplitude respiratoire en expirant bien, ce qui amène une inspiration profonde par automatisme naturel.
  • - Si les orteils se recroquevillent, il est probable que l'appui se transfère exagérément vers l'extérieur du pied. Pour corriger, le ramener en permanence vers l’intérieur, sur l'articulation du gros orteil (voir encadré pour le réglage de la hauteur de la selle).
  • - Jour après jour : aller jusqu’à 20 min. Après 5 min de récupération, reprendre sur 10 ou 15 min. Ne pas chercher à vouloir trop en faire et courir le risque d’induire un état de fatigue permanente.
  • - Travail de la puissance : varier les braquets sur hometrainer ou avec la résistance sur un vélo d’appartement. Alterner entre le travail de la force (résistance élevée à faible cadence de pédalage) et la cadence (résistance faible à cadence élevée). Pour améliorer progressivement la coordination et le rendement des 32 groupes musculaires de la jambe, on peut tourner jusqu'à 150 tours/min. Mais à cadence rapide, il est plus difficile de contrôler les réflexes parasites engendrant des contractures. Aussi, il convient de bien maîtriser chaque palier avant d'augmenter la cadence. L’ostéopathie et la kinésithérapie sont des compléments bénéfiques pour compléter ce travail des systèmes musculo-squelettique et tendineux-ligamentaire.
  • - Récupération : ne pas oublier l'importance d'une bonne récupération. D'une part pour pouvoir effectuer une séance profitable d'effort, d'autre part pour ne pas accumuler une fatigue qui nécessitera plusieurs jours de repos en cassant la progression du travail. Si on ressent de la fatigue (muscles douloureux après la nuit, difficulté à monter le rythme cardiaque), il faut se limiter à une séance légère en souplesse sans monter le rythme cardiaque (récupération active). Au besoin, observer quelques jours de repos, sans culpabiliser peut s'avérer nécessaire.

Connaître ses cycles cardiaques

À ce niveau, il serait indispensable de passer un test d’effort dans un centre médico-sportif qualifié.

  1. - Fréquence de repos : une oxygénation minimale est nécessaire pour gérer les fonctions vitales de l’organisme, même sans activité ou durant le sommeil. C’est le « métabolisme basal » que l’on mesure en position sur le vélo, sans pédaler, durant 5 min en respirant calmement. Relever cette FC Repos et la contrôler régulièrement. Elle s'abaissera progressivement avec la progression de l’endurance.

  2. - Fréquence maximale : augmentation progressive de la charge par séquences successives d'environ 2 min chacune, avec accélération à la limite des possibilités sur la fin. Relever cette FC Max et la contrôler régulièrement. Une augmentation progressive de la fréquence maximale devrait également paraître au fil des semaines.

  3. - Potentiel énergétique : c’est l’écart FC max - FC repos. Prenons l'exemple d'une FC Max de 160 bpm (battements par minute) et d'une FC Repos sur vélo de 60 bpm, la différence 160 - 60 constitue le potentiel énergétique disponible de 100 bpm.

    - Ratios intéressants :

  4. La zone de Lipolyse est atteinte lorsque 80 % de l’énergie pour produire l’effort est extraite des masses grasses corporelles. La limite du travail en Lipolyse qui se situe vers 55 % du potentiel, est déterminée comme suit d’après l’exemple ci-dessus : Fréquence Repos (soit 60 bpm) + 55 % du potentiel énergétique (soit 55 bpm). Le travail en Lipolyse ne devra donc pas dépasser 115 bpm (60 + 55). C’est aussi la plage de travail ou l’endurance progressera.

  5. Le seuil physiologique : il détermine la zone cardiaque d'effort où la quantité d'oxygène inspirée est égale à celle du gaz carbonique expiré. Elle se situe vers 80 % du potentiel énergétique. Avec l’exemple ci-dessus : Potentiel à 100 bpm, on admettra un seuil physiologique à : 60 (FC Repos) + 80 (80 % du potentiel énergétique) = 140 bpm. Un travail progressif et bien conduit permettra aussi d'élever ce seuil, comme l’expérience nous l'a prouvé.

  6. Avec le rythme cardiaque Après le calcul des fréquences, il faut apprendre à gérer ses cycles cardiaques et programmer des exercices à effectuer régulièrement :
  • - Échauffement progressif : 10 à 15 min dans la plage cardiaque de Lipolyse.
  • - Effort de 20 min et plus : puissances progressives, alternances entre force et cadence, possibilité de remonter le seuil physiologique par une méthode largement expérimentée sur des coureurs professionnels au CMS de Lyon.
    • - Echauffement de 5 min entre -20 et -10 bpm de la FC du seuil physiologique, selon l’exemple ci-dessus de 140 bpm. Zone de travail entre 120 et 130 bpm.
    • - Puis 3 min entre -10 et - 5 bpm de FC seuil. Zone de travail entre 130 à 135 bpm.
    • - Enfin 1 min entre -5 bpm et le FC seuil. Zone de travail entre 135 et 140 bpm.

Dans un premier temps, ce travail améliore l’endurance, puis déplace le seuil vers le haut. Mais au départ ou les jours de fatigue légère, on peut réduire la durée des séquences à 3 - 2 - 1 minute.

  • - Récupération : basse cadence sur 5 min, sans force de freinage. Relever également la « FC récupération ». Dans l'idéal, elle devrait être inférieure à 100 bpm. Mais, grâce à l’endurance, elle doit s’abaisser progressivement.
  • - Arrêt total de 5 min, puis étirements en respectant la symétrie des mouvements.

Après quelques semaines, on constate de sensibles progrès sur tous les équilibres du corps. Par sécurité, et pour améliorer encore plus les capacités énergétiques, il faut poursuivre ce travail basique et reprendre la marche, puis les promenades en vélo pour retrouver les qualités de la vie.

Après deux mois de travail sur hometrainer, Bernard, dont le potentiel énergétique s'était effondré à 50 bpm, a vite récupéré au point d'atteindre 120 bpm. Il a repris le vélo sur les routes, d’abord en accompagnant les plus jeunes compétiteurs de son club, puis après quatre mois, en participant, sans préoccupation chronométrique, à une cyclosportive de 140 km en montagne, enfin en réalisant le défi qu'il s'était fixé : l’escalade du Mont Ventoux. Même s'il doit composer aujourd'hui avec des jours de fatigue et des douleurs aux pieds, il assure les travaux d’entretien de sa propriété et roule deux à trois fois par semaine. Pour le moment, il maîtrise encore parfaitement ses tremblements et peut poursuivre sa seconde passion : la peinture.

Je vous invite à visiter son blog consacré à son oeuvre (a voir absolument !)

Blog de Bernard Devenasse

Blog : peinture de Bernard-Devenasse

Les bleus à l'âme "Lorsque le fardeau des bleus de ton âme devient trop lourd pour tes épaules trop frêles,
Avant qu'il ne risque de t'entraîner vers les profondeurs du désespoir, avant qu'il ne soit trop tard,
Accepte cette main tendue pour t'aider à porter ce sac bien trop lourd,
Lâche enfin prise et viens tout contre moi réchauffer ton coeur et ton âme,
Ouvre doucement tes yeux et cherche ta propre image dans mon regard,
Repaies-toi d'amour et retrouve l'estime de toi pour aller à demain"

BD

 

Encadré : Comment se positionner ?

Comme tous les malades n'ont pas forcément un passé cycliste et pour que les exercices s'accomplissent dans les meilleures conditions possibles, il est important de revoir les réglages de base du vélo pour optimiser un travail équilibré de toute la musculature :

  • - Hauteur de la selle : jambes tendues au passage du point bas, le pied dans un plan horizontal, voire en inclinant légèrement la pointe vers le bas. Si les doigts de pieds tendent à se replier en griffe, en rendant l'appui douloureux, pensez à corriger régulièrement l'appui du pied en le recentrant vers l’intérieur, près de la manivelle sur le métatarse du gros orteil. Cette correction volontaire de l'acte réflexe parasite soulagera l’extérieur du pied par un relâchement.
  • - Recul de la selle : la rotule des genoux devra se situer à la verticale de l’axe de la pédale, quand celle-ci se situe à l’horizontal, en « position 3 h » du cycle de pédalage.
  • - Mains sur le guidon : au niveau de la hauteur de selle, mais assez allongé pour étirer les muscles dorsaux.

LES SEANCES TYPES Sur (Home Trainer)

Préparer une affiche (lisible de loin) à poser à terre ou à coller sur le mur. Elle vous rappellera en permanence le check-up à effectuer durant tous les exercices, à savoir : (ne noter que les termes en gras sur l'affiche.)

  • - dérouler la cheville
  • - abaisser le talon aux points morts bas
  • - contrôler la coordination de manière à obtenir un pédalage "rond" sans saccade (ronronnement régulier du home trainer)
  • - relâcher les contractures naissantes
  • - respirer profondément (ouvrir la cage thoracique et bien expirer à fond)
  • - corriger l'appui du pied (si besoin)
  • - contrôler Fréquence cardiaque et cadence

Echauffement Progressif : Toute séance doit débuter par un échauffement qui permettra d'ouvrir progressivement le système Cardio Vasculaire, d'assouplir les articulations, d'échauffer les muscles et les tendons. Sur une position freinage du Home trainer au minimum, tourner les jambes au moins pendant cinq minutes sur un rythme d'abord assez lent à moyen. puis à partir de la cinquième minute jusqu'à la huitième, augmenter progressivement la cadence de pédalage pour faire monter doucement la fréquence cardiaque.

  1. - une séance à visée coordination (durée 5 mn à 8 mn)

    Sur un niveau de difficulté réglé sur faible démarrer pour un niveau de cadence moyen. (Environ 70 à 80 tours minutes si vous disposez d'un instrument de mesure de la cadence). Toutes les minutes augmentez la cadence de + 5t/mn en allant aussi loin que vous le pouvez sans perdre la coordination. Retour au calme pendant deux ou trois minutes en continuant à pédaler sur un rythme modéré (entre 60 et 75t/mn).

  2. - une séance à visée de développement de la force musculaire (5 à 8 mn)

    Soit en agissant sur le freinage du Home trainer, soit en augmentant le développement du vélo (freinage à dureté moyenne voire haute). Vous augmenterez la résistance au pédalage, d'un cran chaque minute, en conservant une cadence assez lente (40 à 60 t/mn). Veiller à ce que la fréquence cardiaque ne dépasse pas 80% du potentiel. Continuer jusqu'à ce que les muscles et les tendons le permettent raisonnablement.

  3. - une séance à visée développement seuil de fréquence cardiaque (10 mn)

    Enchaîner les trois séquences suivantes en augmentant ou réduisant le niveau de résistance ou/et le braquet pour se stabiliser à la fréquence cardiaque souhaitée.

    • - 5 minutes à la fréquence cardiaque seuil moins 20 pulsations + une minute pour monter progressivement à la FC seuil moins 10 pulsations.

    • - 3 minutes à la FC seuil moins 10 puls + une minute pour monter à la fréquence seuil.

    • - 2 minutes à la fréquence seuil. soit vous pouvez passer à la séquence récupération de cinq minutes (voir ci dessous) soit, si vous êtes déjà bien entrainé, monter en une minute, une minute trente, à la fréquence max (la noter pour voir si elle progresse).

  4. - une séquence à visée développement puissance (force X cadence)

    Ces séquences sont à introduire après un mois au moins de travail spécifique sur les trois premiers exercices, (en prévision d'effectuer des sorties sur route). C'est la synthèse du travail de la force musculaire et de la cadence de pédalage (travaillée pour améliorer la coordination). Sur un braquet moyen (grand plateau) et une résistance moyenne on s'attachera, en permanence à maintenir une fréquence de pédalage entre 95 et 100 tours/par minute. Durée progressivement augmentée de 5mn à 15mn voire d'avantage. La fréquence cardiaque qui conditionnera le choix de la résistance appropriée (freinage et braquet) se situera entre 90 et 100% du de la fréquence seuil (ajuster la résistance du Home Trainer ou le braquet en fonction).

    NB : cette dernière, tout comme la fréquence de repos, sera à réévaluer chaque semaine pour recalculer périodiquement, par différence, le potentiel énergétique et réajuster les niveaux de travail de l'exercice 3

  5. - Retour au calme : (au moins 5 mn) Toute séance de travail doit impérativement se terminer par un retour au calme en récupération active pour abaisser progressivement le rythme cardiaque et éliminer les toxines musculaires (pédalage souple sans résistance ou à un niveau très faible et sur un braquet très modéré). Maintenir tous les points de contrôle affichés, en particulier la coordination et l'amplitude respiratoire en se relâchant et en ouvrant la cage thoracique.

  6. - Evaluer vos Progrès
  • - coordination : le pédalage devient plus en plus harmonieux (sans saccade) jusqu'à des cadences de plus en plus élevées.
  • - Force : les braquet et la résistances augmentent progressivement sans provoquer plus de souffrance
  • - Potentiel : votre fréquence au repos s'abaisse et votre fréquence seuil et votre fréquence max s'élèvent.

ARTICLE DE PRESSE

Alain, plus fort que la maladie de Parkinson      [Source : Nouvelle République)

Alain Multeau, atteint de la maladie de Parkinson, vient de parcourir 382 km à vélo de Chouzy à Saint-Brévin-les-Pins, accompagné de son fils. Récit.

La maladie de Parkinson n'a pas eu le dessus sur la détermination d'Alain, âgé de 59 ans.

Ce projet de rallier à vélo Chouzy-sur-Cisse, où il habite, à Saint-Brévin-les-Pins (Loire-Atlantique) le taraudait depuis 2009. Il voit quasiment son rêve s'envoler quand à la fin de cette même année les médecins mettent un nom sur sa pathologie. « Cette annonce m'a fichu un coup, confie Alain. Ça faisait un an et demi que les docteurs cherchaient ce que j'avais. J'avais des problèmes de mobilité du côté gauche de mon corps. Ma jambe traînait.

Quand le neurologue a évoqué Parkinson, je lui ai répondu que je n'avais pas de tremblements. D'autres symptômes existent pour cette maladie. » Alain pense que son projet est tombé à l'eau, mais sa famille l'encourage à croire en son rêve.

La maladie le lasse beaucoup. « Il m'a fallu deux ans pour gérer cette fatigue, avant d'envisager à nouveau ce défi de la Loire à vélo. J'ai voulu prouver qu'on pouvait faire ralentir l'évolution de la maladie par l'activité physique, tout en poursuivant un traitement et en se ménageant », explique Alain, membre du comité France Parkinson 41.

Une première averse au bout de 4 km

Il replonge alors dans la préparation de son parcours long de 382 km, qu'il divise en six étapes réalisables en cinq jours et demi. Ses proches insistent pour qu'il ne parte pas seul. Son fils Dimitri, âgé de 32 ans, décide de l'accompagner. Cinq mois avant le départ, Alain s'entraîne seul, avant de partager quelques heures de vélo avec son fils sur les routes du coin.

Tout est fin prêt pour le départ le lundi 9 juillet. A Onzain, après seulement 4 km, une averse leur tombe dessus. Un bref aperçu de ce qu'ils allaient devoir endurer. La petite famille les accompagne jusqu'à Chaumont-sur-Loire, avant de les laisser partir tous les deux. A tour de rôle, ils prennent derrière leur vélo la remorque contenant leur toile de tente, des duvets, du matériel de secours, une pharmacie et des affaires personnelles. Chouzy - Savonnières - Saumur - Bouchemaine - Oudon - Le Pellerin et enfin Saint-Brévin, telles sont les communes où ils ont fait étape, dans des campings ou des hôtels. Les jeudi et vendredi, ils n'ont pas cessé de rouler sous la pluie, avec aussi un vent qui les a bien ralentis. Bien équipé pour affronter l'eau, Alain a tenu le rythme qu'il s'était fixé. Se sentant un peu raide au réveil, il ne lui fallait pas longtemps pour se chauffer sur le vélo. « Mes douleurs au niveau du dos s'estompaient en pédalant. » Le tracé n'était pas de tout repos, avec des côtes de 10 à 12% de dénivelé. C'est le 14 juillet, vers 13h30, qu'ils achèvent leur parcours à Saint-Brévin-les-Pins, félicités par leurs proches qui ont fait le déplacement.

Ce succès donne des idées à Alain. L'an prochain, il prévoit de parcourir à vélo Chouzy - Nevers, soit 321 km. Reste à trouver un accompagnateur.

Claire Neilz (la Nouvelle République)


 
 
     


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