Le Petit Braquet
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- Sécurité : les dangers omniprésents
 
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: 7 février, 2017

•  L'accident ou la chute, ne sont jamais dû au hasard, d'où l’importance d’être vigilant... en tout temps. Trop nombreux sont les faits divers ou le cycliste a été mis en danger par imprudence.

  Le cycliste est un usager particulièrement vulnérable. Protection souvent dérisoire face aux véhicules motorisés. Les accidents survenus en rase campagne s’avèrent plus graves que ceux provoqués en milieu urbain, ils sont à l’origine de la moitié des tués selon les statistiques.

Le milieu rural apparaît donc plus accidentogène, les facteurs aggravants sont fréquemment la vitesse et le manque d’attention de la part des autres usagers, automobilistes la plupart du temps, motocyclistes parfois, mais il ne faut surtout pas occulter le non respect du code de la route par les cyclistes, et la pratique du vélo en groupe avec des comportements inconscients.

La pratique du vélo est associé au bien-être de l'individu, il doit lui procurer plaisir et santé. Faisons en sorte d'avoir un comportement adapté et implorons les usagers de la route à prêter plus d'attention et de respect.

Sécurité

 

Au volant, votre comportement reste capital
Ensemble, cyclo, auto, nous sommes sur la bonne route !
Vous tenez le volant, vous tenez la solution !
Ne jouons pas avec la vie !
2 roues, deux fois plus d'attention !

Le cycliste et l’automobiliste

Le vélo on le dépasse et puis on l’oublie...

Du point de vue de l’automobiliste, il y a deux prémisses :

1° Le cycliste est une tache dans le champ visuel, une mouche dans un bol de lait : il faut l’éliminer.

2° Le cycliste avance comme un escargot, il est assimilable à un obstacle fixe.

Conclusion de l’automobiliste : le cycliste, je le dépasse puis je m’empresse de l’oublier.
De là proviennent des comportements aberrants, tels que queue de poisson par dépassement suivi de tourne-à-droite ou dépassement triomphant quelques dizaines de mètres avant un feu rouge où le cycliste va immanquablement rattraper la voiture.

Ces comportements sont moins méchants (= volontairement nuisibles) que bêtement inconscients. Ils mettent cependant le cycliste en danger. Quand les automobilistes feront de temps en temps à vélo le trajet qu’ils font tous les jours en voiture, ils seront plus respectueux des cyclistes. On peut imaginer que l’on n’obtienne son permis de conduire qu’après avoir roulé une demi-heure à vélo dans la circulation. Mais si après cela l’automobiliste ne se remet plus en selle, il est à craindre qu’il oubliera son éphémère expérience cycliste.

Source : Association DROIT AU VELO !

La vitesse, c'est dépassé !

Les dernières news sur la sécurité :

Dès le 22 mars 2017, les enfants de moins de 12 ans devront porter un casque à vélo, qu'ils soient conducteurs ou passagers.

Encourager l’apprentissage du vélo comme activité physique - excellente pour la santé comme pour la qualité de l’air - nécessite, dès le plus jeune âge, d’adopter les bonnes habitudes de sécurité.

Protéger les plus vulnérables fait partie des priorités du Gouvernement. Ainsi, en application de la mesure n°16 du Comité interministériel de la sécurité routière du 2 octobre 2015 visant à réduire la gravité des blessures au visage et les risques de traumatismes crâniens des enfants pratiquant le vélo, le port du casque à vélo devient obligatoire pour les enfants (conducteurs ou passagers) de moins de 12 ans.

L'entrée en vigueur de cette obligation sera donc effective à compter du 22 mars 2017. Le port du casque à vélo sera obligatoire pour les enfants de moins de 12 ans aussi bien au guidon de leur vélo qu'en tant que passagers.

Le décret n° 2016-1800 relatif à cette obligation paru aujourd'hui au Journal officiel a prévu un délai de 3 mois pour que chaque famille puisse avoir le temps de s'équiper correctement.

Si un adulte transporte à vélo un enfant passager non casqué ou accompagne un groupe d'enfants non protégés, il risque une amende de quatrième classe (90 euros)

Vélo : quelle indemnité en cas d'accident ?

Le vélo s'impose comme un mode de déplacement en ville. Mais quid des assurances en cas d'accident ?

Parade anti-bouchon redoutable, le vélo est aussi un mode de déplacement doux et écologique qui séduit de plus en plus d'adeptes, notamment chez les urbains. Mais sa pratique n'est pas sans danger : 4 000 cyclistes sont victimes d'accidents de la route chaque année, 160 sont tués.

Faut-il être assuré ?

Pour le Code de la route, un vélo est un véhicule. Les cyclistes sont donc tenus de respecter les règles applicables à tous les conducteurs (avec quelques exceptions comme le tourne-à-droite au feu rouge autorisé dans certaines villes).

Mais à la différence d'un automobiliste ou d'un cyclomotoriste (motos, scooters...), les cyclistes n'ont pas l'obligation de s'assurer pour circuler. En vacances, certains loueurs de vélos font bénéficier leurs clients d'une assurance. Ce n'est pas le cas des systèmes de location de vélos en libre-service présents dans certaines municipalités comme à Rennes, Nantes, Vannes ou encore Laval. C'est donc au cycliste de vérifier s'il est bien couvert.

Je me fais renverser

En cas d'accident de la circulation avec une voiture, un camion ou un deux-roues motorisé, le cycliste blessé est intégralement indemnisé par l'assureur du véhicule, sauf s'il a commis une faute inexcusable. Il s'agit d'un comportement ou une manoeuvre « volontaire d'une exceptionnelle gravité exposant sans raison valable son auteur à un danger dont il aurait dû avoir conscience », comme le précise la Fédération française des sociétés d'assurances (FFSA). En pratique, la faute inexcusable est très rarement retenue par les tribunaux.

Par exception, les cyclistes (piétons et passagers également) âgés de moins de 16 ans ou de plus de 70 ans ou invalides à 80 % minimum sont indemnisés même en cas de faute inexcusable.

Si un autre cycliste ou un piéton est à l'origine de l'accident, l'indemnisation sera supportée par l'assureur du responsable.


Je tombe tout seul

Un moment d'inattention, un trottoir mal négocié et c'est la gamelle assurée. Les frais de soins en cas d'accident mineur (sans aucune autre personne impliquée) sont pris en charge par la Sécurité sociale et la mutuelle. Malheureusement, cette prise en charge peut se révéler insuffisante en présence de séquelles graves.

Les cyclistes quotidiens ou réguliers ont donc tout intérêt à souscrire une assurance spécifique de type individuelle accident comme un contrat GAV (Garantie des accidents de la vie) ou une assurance scolaire pour les enfants. Ces assurances peuvent prévoir le remboursement des soins, des indemnités journalières (perte de salaire) ou des prestations en cas d'invalidité ou d'incapacité et le versement d'un capital en cas de décès.

Je suis responsable d'un accident

Dans ce cas, c'est l'assurance de responsabilité civile incluse dans votre multirisque habitation qui prendra en charge les dommages causés au tiers (véhicules, piétons etc.).

Source : OUEST-FRANCE [Sébastien JENSONNY].

À vélo, tous les dommages ne sont pas assurés en cas d'accident
26/08/16 à 12:15 par ALEXANDRE Stéphanie - Le Particulier.fr

Écologique et pratique, le vélo fait de plus en plus d'adeptes. Toutefois, sa pratique conduit parfois à des accidents. En cas de dommages, l'assurance du cycliste n'interviendra pas de manière systématique.

Facilité par la mise en place de systèmes de location de vélo en libre-service dans plusieurs grandes villes françaises, le vélo s'impose de plus en plus comme un mode de transport et sa pratique connaît également un engouement sans précédent en tant sport de loisir. Pourtant, les dangers de la conduite à bicyclette ne doivent pas être sous-estimés, car on dénombre chaque année environ 4 000 cyclistes victimes d'un accident, dont 150 tués (chiffres 2015 Sécurité routière). Or, nombre d'eux n'étaient pas assurés.

S'il n'y a pas d'obligation d'être couvert pour circuler à vélo ou à bicyclette, il est possible de souscrire une assurance facultative pour garantir les dommages qui surviendraient en cas d'accident, comme le rappelle la FFSA (Fédération française des sociétés d'assurances).
Des dommages matériels rarement couverts

Lorsqu'un cycliste est blessé lors d'un accident de la circulation impliquant un véhicule (voiture, scooter, camion...), il est intégralement indemnisé par l'assureur du responsable pour les dommages corporels, sauf s'il a commis une faute inexcusable. En pratique, elle est très rarement opposée au cycliste accidenté. D'autant que ce type de faute n'est pas opposable aux victimes âgées de moins de 16 ans, de plus de 70 ans ou titulaires, au moment de l'accident, d'un titre d'invalidité au moins égal à 80 %. Si un autre cycliste ou un piéton sont reconnus responsables de l'incident, c'est leur assureur responsabilité civile qui indemnise le cycliste blessé.

Dès lors que le cycliste tombe tout seul, la Sécurité sociale et la complémentaire santé interviennent pour les frais d'hospitalisation et le remboursement des prestations médicales.

En revanche, lorsque le cycliste est responsable d'un accident, s'il heurte un piéton par exemple, la garantie responsabilité civile incluse dans son contrat multirisques habitation peut jouer pour indemniser les dommages dont il serait reconnu responsable.

Concernant les dégâts matériels du vélo, le vol ou les dégradations ne sont indemnisés que dans des conditions très restrictives par les assurances classiques. Afin de garantir ces incidents, le cycliste peut souscrire une garantie spécifique. S'il prend cette option, il doit impérativement vérifier les clauses du contrat, car certains ne couvrent pas les vélos à assistance électrique ou ceux dont la valeur dépasse un certain montant.

Afin de retrouver facilement un vélo qui aurait été dérobé, il est possible de s'inscrire au système Bicycode®. Il s'agit d'un dispositif de marquage permettant de restituer à leurs propriétaires les vélos volés grâce à une base de données.

À vélo, tous les dommages ne sont pas assurés en cas d'accident
26/08/16 à 12:15 par ALEXANDRE Stéphanie - Le Particulier.fr

Écologique et pratique, le vélo fait de plus en plus d'adeptes. Toutefois, sa pratique conduit parfois à des accidents. En cas de dommages, l'assurance du cycliste n'interviendra pas de manière systématique.

Facilité par la mise en place de systèmes de location de vélo en libre-service dans plusieurs grandes villes françaises, le vélo s'impose de plus en plus comme un mode de transport et sa pratique connaît également un engouement sans précédent en tant sport de loisir. Pourtant, les dangers de la conduite à bicyclette ne doivent pas être sous-estimés, car on dénombre chaque année environ 4 000 cyclistes victimes d'un accident, dont 150 tués (chiffres 2015 Sécurité routière). Or, nombre d'eux n'étaient pas assurés.

S'il n'y a pas d'obligation d'être couvert pour circuler à vélo ou à bicyclette, il est possible de souscrire une assurance facultative pour garantir les dommages qui surviendraient en cas d'accident, comme le rappelle la FFSA (Fédération française des sociétés d'assurances).
Des dommages matériels rarement couverts

Lorsqu'un cycliste est blessé lors d'un accident de la circulation impliquant un véhicule (voiture, scooter, camion...), il est intégralement indemnisé par l'assureur du responsable pour les dommages corporels, sauf s'il a commis une faute inexcusable. En pratique, elle est très rarement opposée au cycliste accidenté. D'autant que ce type de faute n'est pas opposable aux victimes âgées de moins de 16 ans, de plus de 70 ans ou titulaires, au moment de l'accident, d'un titre d'invalidité au moins égal à 80 %. Si un autre cycliste ou un piéton sont reconnus responsables de l'incident, c'est leur assureur responsabilité civile qui indemnise le cycliste blessé.

Dès lors que le cycliste tombe tout seul, la Sécurité sociale et la complémentaire santé interviennent pour les frais d'hospitalisation et le remboursement des prestations médicales.

En revanche, lorsque le cycliste est responsable d'un accident, s'il heurte un piéton par exemple, la garantie responsabilité civile incluse dans son contrat multirisques habitation peut jouer pour indemniser les dommages dont il serait reconnu responsable.

Concernant les dégâts matériels du vélo, le vol ou les dégradations ne sont indemnisés que dans des conditions très restrictives par les assurances classiques. Afin de garantir ces incidents, le cycliste peut souscrire une garantie spécifique. S'il prend cette option, il doit impérativement vérifier les clauses du contrat, car certains ne couvrent pas les vélos à assistance électrique ou ceux dont la valeur dépasse un certain montant.

Afin de retrouver facilement un vélo qui aurait été dérobé, il est possible de s'inscrire au système Bicycode®. Il s'agit d'un dispositif de marquage permettant de restituer à leurs propriétaires les vélos volés grâce à une base de données.

Au Canada, des radars pour vérifier la distance entre voitures et vélos

Les policiers canadiens à vélo seront désormais équipés de radars qui s'assurent que les voitures qui les dépassent respectent l'écart minimal d'un mètre imposé par la loi.

On connaissait les radars qui mesurent la vitesse d’un automobiliste, ou encore ceux qui détectent qu’une voiture est passée illégalement au feu rouge. Il faudra peut-être s’habituer demain à un nouveau type de contrôle automatisé, qui ne devrait pas faire débat. La police du Canada teste actuellement un radar mobile monté sur le guidon d’un vélo, qui vérifie la distance que respectent les véhicules lorsqu’ils doublent.

L’objectif est bien sûr de s’assurer que les conducteurs qui dépassent un cycliste font bien attention de respecter la distance de sécurité minimale qu’il convient de laisser entre la portière et le vélo, le moindre contact ou même la crainte d’une collision pouvant conduire le cycliste à un accident. La limite légale est la même qu’en France, où le code de la route précise que l’automobiliste en dépassement ne doit pas s’ « approcher latéralement à moins d’un mètre en agglomération et d’un mètre et demi hors agglomération ».

Dans le centre-ville d’Ottawa, où les routes sont pourtant bien plus larges que dans nos villes européennes, la police estime qu’il se produit chaque jour au moins une ou deux collisions entre un vélo et un cycliste, et qu’elle serait souvent imputable aux conducteurs qui doublent sans respecter la distance.

Pour le moment, la police canadienne se contente d’utiliser son radar à des fins pédagogiques, sans délivrer de PV. Lorsqu’il se fait doubler par une voiture qui colle de trop près (ce qui doit arriver bien plus souvent lorsqu’il n’y a pas marqué « police » sur le dos du cycliste…), le policier arrête le conducteur et lui délivre une notice explicative, qui rappelle les règles.

Source : http://www.numerama.com (22-juin 2016)

L'indemnisation des dommages corporels du cycliste accidenté par une voiture

En 2014, 4 438 accidents corporels concernaient un cycliste, soit 7,6 % de l’'ensemble des accidents de la route. Au total : 1 446 cyclistes hospitalisés, 2 652 blessés légers et 159 tués. Lorsqu'un "véhicule terrestre à moteur" (auto, camion, moto, bus...) est en cause, l'indemnisation du cycliste est régie par la loi du 5 juillet 1985, dite loi Badinter. Ce texte très protecteur pour le cycliste* impose à l'assureur automobile d'indemniser intégralement la victime dans la plupart des cas, c'est-à-dire sans qu'il puisse, en principe, lui opposer une faute.

Ce dispositif joue dès lors qu'un véhicule à moteur est "impliqué" dans l'accident. C'est le cas lors d'une collision, mais pas seulement : la jurisprudence étend la notion d'implication à des hypothèses où il n'y a pas de contact, dès lors que le véhicule à moteur a eu un "rôle perturbateur". Une automobile ayant ébloui un cycliste par ses phares a été considérée comme impliquée (arrêt de la Cour de cassation, 18 mars 1992). C'est au cycliste de démontrer l'implication du véhicule et d'apporter la preuve que celui-ci a été à l'origine de sa chute.

Important : en cas d'accident, il est important de relever le numéro d'immatriculation et le signalement de tout véhicule qui apparaît comme impliqué. Cela facilitera les procédures d'indemnisation, notamment l'intervention des assureurs.

Dès lors qu'un "véhicule terrestre à moteur" est impliqué,
le cycliste est en principe intégralement indemnisé.
L'assureur du véhicule impliqué doit indemniser totalement le cycliste victime pour ses dommages corporels, sauf dans deux cas :
- quand le cycliste a volontairement recherché le dommage (cas du suicide) ;
- quand le cycliste a commis une "faute inexcusable, cause exclusive de l’accident".

Cette faute est très rarement retenue par les tribunaux, la Cour de cassation en donnant une définition restrictive : "faute volontaire d'une exceptionnelle gravité, exposant sans raison valable son auteur à un danger dont il aurait dû avoir conscience" (arrêt du 18 novembre 1987). A notre connaissance, seul un arrêt du 7 juin 1990 a retenu cette faute pour un cycliste. Ce dernier avait emprunté un sens interdit sur un boulevard, puis franchi un feu rouge, pour s'engager sur une autre voie à contresens.

En 2015, 52 % des cyclistes ont été tués dans une collision avec une voiture et 23 % par un poids-lourd, un autocar ou un véhicule utilitaire.
La "faute inexcusable, cause exclusive de l’accident" est inopposable au cycliste de moins de 16 ans ou de plus de 70 ans, ainsi qu'à celui ayant au moment de l'accident un taux d'incapacité permanente ou d'invalidité au moins égal à 80 % (cas rarissime).

En cas de décès du cycliste, l'assureur du véhicule à moteur indemnise les ayants droit (les proches).

Pour s’informer sur le montant des indemnisations, consultez le Fichier des victimes indemnisées (FVI) : Victimesindemnisees-fvi.fr

* Mais aussi pour le piéton et le passager d'un véhicule à moteur.


Publié par Le Vélomane vintage le 20-mai 2016 à 06:00

A vélo, chacun est responsable des accidents selon le principe de la responsabilité « des dommages causés par les choses dont on a la garde », juge la Cour de cassation.

« On est responsable non seulement du dommage que l'on cause par son propre fait, mais encore de celui qui est causé par (...) des choses que l'on a sous sa garde », énonce le code civil. Il n'est pas nécessaire, ajoute la Cour, qu'il y ait un contact du vélo avec la victime de l'accident pour que le cycliste soit déclaré responsable.

Elle vient de juger que cette règle s'appliquait dans un peloton d'amateurs, lors d'une sortie du dimanche. Les juges n'ont pas considéré que la chute de bicyclette était un aléa admissible propre à toute sortie en vélo. Ils appliquent les règles de droit et recherchent les responsabilités.

La FFSA conseille une « garantie des accidents de la vie »

Deux cyclistes s'étaient accrochés et celui qui n'avait pas dévié de sa trajectoire avait été gravement blessé. L'autre, qui lui avait coupé la route, n'a cependant pas été jugé responsable. C'est un troisième, qui avait provoqué l'écart dangereux en déséquilibrant son voisin, qui a été jugé responsable.

Selon la Fédération française des sociétés d'assurance (FFSA), la responsabilité du cycliste pour les accidents ou les blessures qu'il cause est garantie par l'assurance responsabilité civile incluse dans le contrat multirisques habitation. Mais, ajoute la FFSA, si le cycliste chute seul, l'intervention de la sécurité sociale et celle de la complémentaire santé peuvent se révéler insuffisantes en cas de séquelles. Il est prudent, dit-elle, d'avoir souscrit un contrat « garantie des accidents de la vie ».


En savoir plus sur http://www.cbanque.com/actu/58547/assurance-a-velo-il-y-a-des-regles-de-responsabilite#IcmwBbQvY8F8OtZ8.99

Opinions : «La sécurité des cyclistes, toujours un danger !»

Par : Johan DE JONCKHEERE

Paru sur DirectVelo.com - le 29-01-2016 - Directvelo.com

 

Nouvelle rubrique en 2016 sur DirectVelo : un acteur du monde cycliste donne son point de vue sur une question d'actualité, un sujet de fond dans son sport.
Ce soir : la sécurité à l'entraînement, par Johan de Jonckheere (UV Aube-Club Champagne Charlott').

« Il y a une semaine, six coureurs de l'équipe Giant-Alpecin ont été violemment percutés par une voiture lors d'un entraînement en Espagne. Warren Barguil, l'un des coureurs touchés dit qu'ils ont « failli tous y passer ». La conductrice, apparemment britannique, roulait à contresens. Combien faut-il déplorer d'accidents à l'entraînement ? DirectVelo se fait chaque année l'écho de blessés et parfois de cas encore plus graves... Il est temps de se poser quelques questions.

Il y a un an, c'est moi qui ai frôlé le pire, pendant une sortie près de Liévin, dans le Nord [relire l'information NDLR]. Une conductrice a perdu le contrôle de son véhicule sur du verglas et elle a reconnu qu'elle roulait à une vitesse excessive. Je m'en sors bien mais mon beau-frère, Bruno Armirail, a eu une triple fracture de la rotule. Sa première saison chez les pros [Armée de Terre] a été complètement gâchée par cet accident et, aujourd'hui, il a encore quelques séquelles. Le plus choquant, peut-être, c'est que la conductrice, qui emmenait sa fille à un rendez-vous médical, n'a pas pris de nouvelles de Bruno sur le moment. Elle était en retard, d'après ce qu'elle nous disait. Ce qui semblait la déranger le plus, c'était d'être en retard, pas de nous avoir percutés de face...

IL FAUT PLUS DE PISTES CYCLABLES

En France, l'incompréhension est grande entre les automobilistes et les cyclistes. On peut même parler de manque de respect. La situation est différente en Espagne : j'y ai passé dix jours cet hiver, personne ne nous a klaxonnés dessus ou frôlés avec sa voiture... Sitôt revenus en France, les klaxons étaient de retour ! En Belgique, où je m'entraînais souvent lorsque j'étais étudiant à Lille, les cyclistes sont rois. C'est fou comme on est traité différemment d'un côté ou l'autre de la frontière ! Les voitures ne laissent pas seulement 1,50 m pour nous doubler (ce que j'aimerais voir en France, ce serait déjà bien!), elles empruntent la voie de gauche. Et si elles ne peuvent pas passer, elles restent derrière nous, sans s'énerver.

Je ne sais pas si le problème est culturel, mais il faudrait se donner quelques moyens pour éviter ces accidents et faire cesser cette peur. Pourquoi ne pas construire davantage de pistes cyclables ? C'est un gros point fort de la Belgique : de belles pistes, bien entretenues, sur lesquelles on peut rouler en toute tranquillité. Du côté d'Avignon, j'ai constaté qu'il y avait des pistes cyclables également. Pour protéger les cyclistes actuels et faire attirer de nouvelles personnes au cyclisme, les pouvoirs public devraient investir dans cette direction. Bien sûr, cela a un coût. Mais quel coût a la vie ?

LES CYCLISTES SONT CO-RESPONSABLES

Nous avons aussi une part de responsabilité, nous, les cyclistes. Il y a suffisamment de comportements dangereux de la part des automobilistes pour ne pas en rajouter. Soyons honnêtes : est-ce qu'on donne toujours l'exemple ?

Près de chez moi, il y a un groupe qui, au lieu de s'entraîner, fait un peu la course. Les cyclistes se retrouvent parfois à trois de front. De quoi avons nous l'air ? Et si une voiture est impliquée dans un accident, comment l'accuser à elle seule ? Ici, les torts seraient partagés, à moins que les cyclistes portent le chapeau... Le code de la route n'est pas très compliqué. Nous devons nous y tenir.
Il nous faudra encore du temps pour nous faire accepter et respecter. La ville progresse, et avec elle ses dangers. A la campagne, les routes ne sont pas davantage sûres. Pour nous en sortir, je compte vraiment sur les pistes cyclables et sur une meilleure image des cyclistes. A nous de donner l'exemple ! »

Johan De Jonckheere, né en 1993, est coureur à l'UV Aube-Club Champagne Charlott' en 2016.


pdf    Dossier complet sur la sécurité à vélo par Jacques Robin - [pdf]

EVOLUTION DU CODE DE LA ROUTE (il ne s'agit pas non plus d'une REVOLUTION !)

Cela fait un certain temps que la FFCT réclamait cette modification au code de la route ; elle obtient enfin satisfaction !

De nombreux accidents graves, voire mortels, sont liés au phénomène de tassement et de choc par l’arrière par les véhicules motorisés VL et PL lors des dépassements de cyclistes. La FFCT par l’intermédiaire de sa commission sécurité a régulièrement demandé une modification du code de la route, à savoir : « Légaliser le franchissement d’une ligne continue par les véhicules motorisés VL ou PL, afin d’effectuer les opérations de dépassement de cycliste dans de bonnes condition de sécurité et donc, le respect de l’intervalle de 1 m ou 1,50 m entre le véhicule motorisé et le ou les cyclistes. »
Cette demande a enfin était prise en compte. Elle fait partie des 25 actions prioritaires du PAMA ( Plan d’action mobilités actives ) qui devaient être effectives avant fin 2014. Cette proposition uniquement faite par la FFCT était répertoriée C8 au chantier N°7 Dépassement des Cyclistes. Participaient à ce groupe de travail : J. Fourna et J-C. Hamon de la commission sécurité.

Cette décision, fait partie du décret n° 2015-808 du 02 juillet 2015 relatif au Plan d’Actions pour les Mobilités Actives et au stationnement qui a été publié le 4 juillet au journal officiel

Ce décret vise à sécuriser et à développer la pratique de la marche et du vélo. Il améliore le respect des cheminements piétons et des espaces dédiés aux cyclistes, en aggravant les sanctions en cas d’occupation par des véhicules motorisés. Il interdit l’arrêt ou le stationnement à cinq mètres en amont du passage piéton (en dehors des places aménagées) pour accroître la visibilité entre les conducteurs de véhicules et les piétons souhaitant traverser la chaussée. Il généralise également les doubles sens cyclables aux aires piétonnes et à l’ensemble des voies où la vitesse maximale autorisée est inférieure ou égale à 30 km/h (sauf décision contraire de l’autorité de police). Sur les voies où la vitesse est limitée à 50 km/h ou moins, il permet aux cyclistes de s’écarter des véhicules en stationnement sur le bord droit de la chaussée. Dans le même temps, il autorise le chevauchement d’une ligne continue pour le dépassement d’un cycliste si la visibilité est suffisante.

Le texte complet du décret est consultable sur le site Légifrance

Certaines dispositions ne seront applicables qu'en janvier 2016.

L'article modifié du code de la route concernant les lignes continues est également consultable sur le site Légifrance

Attention. Seul le chevauchement est autorisé; les roues droites du véhicule doivent rester à droite de la ligne, les cyclistes sont donc toujours tenus de se mettre en file simple quand il annonce sont approche et il ne doit toujours pas s'approcher du cycliste à moins de un mètre en ville et un mètre cinquante hors agglomération.

que faire en cas d’accident corporel en cas de délit de fuite ou défaut d’assurance ?

Que l’on soit piéton, cycliste, conducteur d’un véhicule (à quatre ou deux roues) ou passager, aucun n’est à l’abri d’un accident de la circulation.

L’assurance est obligatoire pour les véhicules terrestres à moteur, notamment, pour la prise en charge des préjudices des victimes, préjudices qui peuvent parfois s’avérer être très importants.

Malheureusement, et les statistiques le prouvent, de plus en plus d’automobilistes ne sont plus assurés et ceci pour différentes raisons.

Selon les chiffres du Fonds de Garantie des Assurances Obligatoires (FGAO), la hausse de la « non assurance » est de 28,4 % depuis 2008. Il y aurait en réalité entre 370.000 et 740.000 véhicules circulant sans assurance en France, soit entre 1 et 2 % des conducteurs.

Le Fonds de Garantie des Assurances Obligatoires (FGAO) n’est pas une simple institution de sondage.

Il a été instauré pour la prise en charge des préjudices des victimes qui ne peuvent solliciter d’indemnisation auprès de l’assurance du véhicule responsable de leurs dommages.

Que faire quand j’ai un accident contre un véhicule qui n’est plus assuré ou qui a pris la fuite

Véhicule non assuré :

Même si le véhicule responsable de l’accident n’est pas assuré, il est nécessaire d’obtenir la rédaction d’un constat amiable sur lequel figure les coordonnées du conducteur, du propriétaire, la marque, le type et l’immatriculation du véhicule.

En effet, le conducteur n’indiquera pas forcément spontanément qu’il n’est pas assuré ! Vous pourrez l’apprendre lorsque votre assurance vous le notifiera après plusieurs semaines….

Comme dans tous accidents, il conviendra de faire attention aux cases à cocher, au croquis et aux observations.

Il faudrait également s’assurer d’obtenir le témoignage d’une personne qui a assisté à l’accident lui-même pour appuyer vos dires.

(Toutes ces démarches ne sont pas nécessaires lorsqu’il y a eu intervention de la police ou gendarmerie qui a recueilli toutes ces informations).

Véhicule ayant pris la fuite :

Si le véhicule responsable a pris la fuite, il vous faut obligatoirement obtenir le témoignage d’au moins une personne qui a assisté à l’accident.

En effet, il appartient à la victime de prouver (personne ne peut témoigner pour soi-même qu’il y a un tiers responsable de l’accident.

Ce témoin devra attester des circonstances exactes de l’accident qu’il a constaté.

Comment obtenir l’indemnisation devant le Fonds de Garantie Automobile.

La victime peut directement ou par l’intermédiaire de son représentant (assurance, cabinet de recours/expert d’assuré, avocat…) saisir le Fonds de Garantie aux fins d’indemnisation de son préjudice corporel.

La victime doit dès le départ adresser tous les éléments constituant son dossier (exemple : circonstances accident, PV de Police, constat amiable d’accident, témoignages, pièces médicales, etc.).

Le Fonds de Garantie Automobile, devra alors constater que toutes les conditions sont réunies concernant les circonstances de l’accident et l’implication d’un tiers responsable.

Ensuite le Fonds de Garantie Automobile agit comme une assurance, c’est-à-dire qu’il est astreint aux obligations de la loi du 5 juillet 1985 relative à l’indemnisation des victimes d’accident de la circulation.

Dans les grandes lignes, la victime pourra obtenir des indemnités provisionnelles (avances) en attendant la consolidation des blessures.

Une expertise médicale pourra être nécessaire pour évaluer les préjudices corporels de la victime.

Une offre d’indemnisation détaillée sera ensuite adressée 5 mois à compter de la réception du rapport d’expertise médicale confirmant la consolidation des blessures.

Comme les assurances, le Fonds de Garantie n’est tenu à aucun barème obligatoire. Les indemnités peuvent donc être négociées dans un cadre amiable

Source : http://www.dva-experts.com/

 

Le sentiment d'insécurité grandit en Aveyron

On l'a vu ces deux derniers dimanches (nos éditions des 4 et 11 janvier), entre vitesse excessive, circulation croissante, revêtements déficient, accidents réguliers (heureusement, le plus souvent sans gravité) et le peu de respect qui les entoure, les cycliste aveyronnais (dont paradoxalement les rangs ne cessent de grossir) éprouvent un vif sentiment d'insécurité. Alors, on l'a vu aussi, ils s'adaptent. En évitant d'emprunter certains axes jugés trop dangereux : la RN 88 entre Naucelle et Sévérac-le-Château, Rodez–Decazeville, Rodez–Rignac, Rodez-Pont-de-Salars, puis jusqu'au lac de Pareloup, Rodez–Espalion, etc. Ou encore en contournant d'autres à certaines périodes (Marcillac-Rodez en été) et certains aux heures de pointe comme Rodez–Sébazac, Le Monastère–Flavin, La Mouline–Saint-Cloud. Voire en snobant carrément les giratoires, particulièrement ceux de Saint-Marc et de Saint-Félix et surtout celui des Moutiers, unanimement désigné comme l'endroit le plus périlleux de la région.

Parallèlement à ces astuces, les cyclotouristes grands-ruthénois, habités de la fâcheuse impression d'être les laissés-pour-compte des campagnes de sensibilisation et, sans attendre un nouvel accident grave mortel, comme celui qui, voici quelques années, a coûté la vie à l'un d'eux et en a expédié deux autres à l'hôpital, en appellent aux pouvoirs publics et à la Prévention routière. Afin qu'ils lancent, au printemps prochain (quand les vélos refleuriront sur les routes), une grande opération d'information auprès des automobilistes et des… cyclotouristes.

Plus de panneaux et plus grands

Communication dans la presse, spots et encarts publicitaires, tracts, messages sur les réseaux sociaux, etc. : les supports ne manquent pas. Tout est une question de volonté. Car, en croire les adeptes de «la petite reine», si l'heure n'est pas encore grave, on s'en approche imperceptiblement. Alors, mieux vaut prévenir que… Histoire de placer chacun devant ses devoirs. A commencer par rappeler à tous qu'un cycliste est d'autant plus vulnérable qu'aucune carrosserie ne le protège. Et qu'en conséquence, il appartient autant à lui qu'aux automobilistes d'en tenir compte…
A cet égard, est préconisée une intensification de l'implantation des panneaux bleus invitant les deux parties à partager la route et les conducteurs à veiller à s'assurer 1,50 mètre de marge au moment du dépassement, cela pour prévenir tout écart soudain d'un cycliste brusquement confronté à un obstacle. Dans cet ordre d'idée, outre leur multiplication, est prôné l'agrandissement de ces panneaux dont la dimension ne favorise pas, aujourd'hui, la perception.

Autres idées : l'intensification des contrôles routiers. Dans un premier temps, pour informer et prévenir, tant il est vrai qu'une cohabitation sainement partagée vaut mieux que deux groupes qui se se défient.
L'aménagement de véritables pistes cyclables aux entrées (et sorties) de Rodez est également souhaité. Premier endroit visé : l'hyper dangereux giratoire des Moutiers.

S'interdire de rouler de front

Mais les cyclistes invitent aussi chacun d'eux à se ménager leur propre sécurité. D'abord, en s'interdisant de rouler de front. Ensuite, en évitant certains axes ou secteurs (voir liste nos exhaustive dans notre édition du 16 novembre). Enfin, en suivant le conseil de l'un d'eux, ancien officier de police : «Plutôt que de mordre les bas-côtés, mieux vaut s'écarter légèrement du fossé, de façon à se réserver une marge de sécurité au cas où un véhicule viendrait à vous serrer. >
Reste que ce genre de précaution, aussi précieuse soit-elle, ne résout pas, en substance, l'épineux problème de la dualité des vélos et des véhicules. Un mariage que, d'une manière ou d'une autre, il devient urgent de promouvoir et d'améliorer aujourd'hui. Pour la sécurité de chacun et le bien-être de tous.

source :


Demain, une voiture capable d'éviter les accidents avec les vélos ?

Le constructeur suédois Volvo présentera, dans quelques jours, au CES de Las Vegas dédié aux nouvelles technologies un système visant à éradiquer les chocs entre les voitures et les cyclistes.
Depuis plusieurs années, les pouvoirs publics ne jurent que par la vitesse qui serait, selon eux, la cause de tous les maux et de l'essentiel des accidents de la route. Or, les statistiques et les données de l'accidentologie révèlent que l'on réduirait significativement la mortalité routière si l'on s'attelait à apprendre aux différents usagers de la route à cohabiter ensemble: véhicules, camions, deux roues motorisés, cyclistes et piétons. Il ne s'agit pas de pointer une catégorie d'usagers en particulier mais de considérer que tout le monde est responsable et que les efforts de chacun permettraient de réduire considérablement le nombre de chocs. Chaque jour, le manque de civisme et l'inadvertance conduisent à des accidents dont les conséquences sont plus ou moins graves. Apprendre à se respecter semble bien l'enjeu des années à venir pour améliorer la sécurité sur les routes, notamment celle des usagers les plus vulnérables. Certes, les cyclistes ne respectent pas toujours le code de la route mais ils payent un lourd tribut à la sécurité. Selon les dernières statistiques disponibles, en 2013, au Royaume-Uni, les blessures graves subies par les cyclistes ont augmenté de 31 % par rapport à 2009.


Les cyclistes, des usagers vulnérables
Dans certains pays, les piétons et les cyclistes représentent plus de 75 % des décès par accident de la circulation. A Berlin, 4 533 cyclistes ont été blessés sur la seule année de 2012. En Europe, 50 % des cyclistes tués dans la circulation sont entrés en collision avec une automobile. Vu que la plupart des municipalités des grandes villes encouragent la pratique du vélo, on peut considérer que les collisions entre un automobiliste et un cycliste ne vont pas se réduire. Ces usagers de la roue étant incapable de se discipliner, Volvo a décidé de voler à leur secours en développant un système électronique. «Un de plus» diront certains. L'idée est de faire communiquer entre eux l'automobiliste d'une part, et le cycliste d'autre part pour les avertir d'un risque de collision imminent. Ce système révolutionnaire repose sur la technologie City Safety qui équipera en série le nouveau XC90 commercialisé l'an prochain et sur un casque connecté réalisé par POC, le spécialiste des vêtements de protection, pour le cycliste. Les deux usagers communiquent entre eux via une appli smartphone telle que STRAVA. Le conducteur du véhicule est alerté de la présence à proximité d'un cycliste par un message sur l'affichage tête haute, y compris lorsque le cycliste se trouve dans un angle mort ou derrière un virage ou derrière un autre véhicule. De son côté, le cycliste est prévenu de la présence de la voiture par un voyant d'alerte sur le casque. Ce message est transmis via le cloud développé par Ericsson. L'affichage tête haute alerte de la présence d'un cycliste à proximité du véhicule.

L'initiative de Volvo est louable et marque un premier pas en faveur de ces risques routiers mais pour obtenir des résultats significatifs, il faudrait que l'ensemble du parc automobile et que tous les cyclistes puissent communiquer entre eux. Or, avant que tout le monde soit doté de cette technologie, il s'écoulera de nombreuses années. En attendant, le moyen le plus sûr de réduire le nombre de collisions entre les automobiles et les vélos reste encore de faire appel au civisme et à la vigilance mais également de remettre à l'ordre du jour la formation et la pédagogie.

Source : Le Figaro.fr


Sécurité des vélos : "Il ne faut pas se tromper de combat". Tribune libre de Vélo-Cité

1. N'inversons pas les rôles : les principaux responsables des accidents de la route ne sont pas les cyclistes

Le cycliste n'est considéré comme responsable des accidents mortels qui lui arrivent que dans 30 % des cas cette responsabilité est de 10 % pour les piétons : les cyclistes accidentés, et plus encore les piétons, sont d'abord des victimes (1) Toutefois, contrairement aux idées reçues, il y a peu (proportionnellement) d'accidents mortels de cyclistes : en 2013 avec 147 cyclistes tués sur 3.268 morts sur les routes de France, ils représentent 4 % des tués, dont 2/3 sont accidentés hors agglomération (2) Concernant les piétons dont on entend régulièrement qu'ils sont terrorisés par les cyclistes, en 2011 sur les 519 piétons tués lors d'un accident de la route, 2 l'ont été suite à un choc avec un cycliste. Le véritable danger pour le piéton est donc plutôt le véhicule motorisé.

2. Des amendes adaptées en fonction du danger occasionné

Il semble cohérent d'adapter, pour une même infraction, le montant de l'amende au risque généré. Par exemple, le montant ne serait pas le même selon que c'est un piéton, un cycliste ou un automobiliste qui grille un feu rouge, parce que les conséquences en matière de danger induit pour autrui ne sont pas les mêmes. Il n'y a pas de raison pour que le cycliste soit plus verbalisé qu'un autre type d'usagers : il n'est ni le plus "infractionniste", ni le plus dangereux.

3. Il faut réaliser les aménagements favorables aux modes de déplacement actifs, et les faire connaître

Le Code de la route a connu récemment des évolutions favorables aux modes de déplacement doux, dits "actif", vélo et marche à pied : double-sens cyclables, cédez-le-passage-cycliste-aux-feux, zones de rencontre, zones 30, priorité au piéton qui traverse même en dehors des passages piétons, sas vélo, prudence accrue à l'égard des usagers les plus vulnérables…. Il faut désormais que les villes généralisent les aménagements relatifs à ces évolutions qui aident à réduire les accidents et leur gravité. De plus, ces aménagements contribuent à diminuer les situations où les usagers actifs se retrouvent en infraction. Ainsi, à Bordeaux, la plupart des communes de l'agglomération travaillent à un meilleur partage de la rue entre usagers. Mais ces mesures sont peu connues et donc mal comprises par les habitants. À quand de grandes campagnes d'information TOUT PUBLIC des collectivités en partenariat avec les associations d'usagers ?

4. Le vélo est un mode de déplacement sûr et sain qu'il faut encourager

Faire du vélo au quotidien permet de réaliser les 30 minutes d'activité physique par jour, recommandées par l'OMS pour faire diminuer notamment le risque de maladies cardio-vasculaires (170;000 morts par an en France). De plus, faire du vélo ne produit pas de pollution ce qui nous fait dire que faire du vélo c'est bénéfique même pour ceux qui n'en font pas. C'est donc un mode de déplacement à encourager, d'autant plus que le développement de la pratique cycliste a un effet protecteur : plus il y a de cyclistes, moins il y a d'accidents (plus on voit des cyclistes, plus on est habitués à les voir et plus on les prend en compte dans notre schéma mental lors des déplacements).

C'est pourquoi nous pensons certes qu'il faut verbaliser les infractions des cyclistes, mais qu'il ne faut pas se tromper de combat. Si c'est la sécurité qui est visée, il faut abaisser la vitesse des véhicules en ville (Ville à 30) et encourager la pratique cycliste notamment en travaillant sur la cohérence et la continuité des aménagements. Il conviendrait également de communiquer sur le partage de la rue et sur la place de chacun dans l'espace public.

Muriel Sola-Ribeiro, directrice de l'association Vélo-Cité

Source : SudOuest.fr


Non, les cyclistes ne sont pas des fous du guidon

Trois millions de Français se déplacent régulièrement à vélo.

Accusés de mépriser trop souvent le code de la route, les cyclistes sont en fait surtout victimes des autres usagers de la route.
Bien que peu verbalisés, les cyclistes ont mauvaise réputation, accusés d’ignorer le code de la route aussi bien par les piétons que par les automobilistes. Sont-ils vraiment les plus mauvais élèves de la route ?

Décryptage.

Des écarts de conduite devenus plus visibles

«Les écarts de conduite des cyclistes sont beaucoup plus visibles car ils sont beaucoup plus nombreux» qu’il y a quelques années, explique Benoît Hiron, à la direction technique du Cerema (Centre d’études et d’expertise sur les risques, l’environnement, la mobilité et l’aménagement). Pour autant, individuellement, ils ne commettent pas plus d’infractions qu’avant, précise-t-il.

De fait, aujourd’hui, les cyclistes sont 3 millions à se déplacer régulièrement, et 17 millions à utiliser leur vélo deux ou trois fois par semaine. «Au début des années 1990, plus personne ne prenait son vélo, c’était ringard, affirme Pierre Toulouse, le monsieur vélo du ministère de l’Ecologie. Mais progressivement, avec les grèves de 1995, la prise de conscience environnementale, les questions de santé, et aussi le développement du vélo en libre-service, prendre son vélo est devenu banal, surtout depuis une dizaine d’années».
A Paris, par exemple, il y a 400 000 déplacements à vélo par jour. Et depuis le lancement d’un premier système de vélo en libre-service à Lyon en 2005, une quarantaine de villes ont suivi.

Moins dangereux que les automobilistes

Selon la préfecture de police de Paris, les cyclistes sont moins fauteurs d’accidents que les autres catégories d’usagers de la route. Quand un cycliste est impliqué dans un accident, il n’est responsable que dans 40% des cas. Et ce constat n’a pas changé depuis dix ans. «Si les cyclistes brûlent davantage les feux rouges que les automobilistes, ils ne font pas de dépassement de vitesse et ne provoquent pas de mort», souligne Geneviève Laferrère, présidente de la Fédération française des usagers de la bicyclette (FUB). Toujours selon la préfecture de police, ils sont surtout les victimes des autres usagers de la route, automobilistes et véhicules professionnels : cette année, près d’un cycliste tué sur quatre a été heurté par un poids lourds, autocar ou un véhicule utilitaire.

Un taux de mortalité qui baisse depuis les années 1960

Le nombre de blessés et de morts par an reste quasiment le même depuis quelques années. «Il y a 700 blessés et 150 morts par an. Ces chiffres évoluent peu» affirme fièrement la présidente de la FUB. Pour Pierre Toulouse, ce chiffre est même en baisse : «Il y a dix ans, il y avait 180 morts par an. Et il y a cinquante ans, il y en avait même 800.»
Une baisse selon lui due à la «sécurité par le nombre» : plus il y a de cyclistes, plus les automobilistes font attention à eux. En ville, le taux de mortalité continue donc de baisser tandis que celui de la campagne reste élevé : deux tiers des cyclistes tués le sont hors agglomération. Pourquoi ? «Parce que les voitures ont moins l’habitude de voir des vélos et vont beaucoup plus vite», explique Pierre Toulouse.

Le nombre de cyclistes tués sur la route entre 1960 et 2013

Benoît Hiron reconnaît en revanche, que si le volume de verbalisation reste faible, il est difficile d’évaluer vraiment le taux d’incivilité des cyclistes. «Les policiers verbalisent peu. Et puis, un cycliste qui roule en sens interdit en zone 30 n’enfreint pas la loi. Même si les villes ne mettent pas toujours en place des pistes cyclables adéquates.»

Source : Libération Fanny LESBROS


Sécurité routière: les cyclistes à l’amende ?

Des amendes moins lourdes mais plus systématiques pour les cyclistes récalcitrants au Code de la Route. C’est ce qu’a proposé à l’Assemblée nationale, lundi 8 décembre 2014, le Conseil national de la Sécurité routière pour faire baisser le nombre d’accidents.  Alors, les vélos sont-ils des voitures comme les autres?  Ou, au contraire, méritent-ils un traitement à part sur la route?

Qui n’a jamais roulé à vélo sur le trottoir pour se tenir à l’écart de la circulation, franchi une ligne blanche ou encore changé de voie dans un embouteillage pour avancer plus vite ? Les entraves au code de la Route à vélo exposent aux mêmes pénalités que celles commises au volant. Les sommes à payer varient de 11 euros à 135 euros selon l’infraction, même si la possibilité de perdre un point de permis de conduire reste très rare.

Le Conseil national de la Sécurité routière (CNSR) s’est penché sur la question des contraventions appliquées aux cyclistes. Ses recommandations, à savoir la systématisation des PV adressées aux amateurs de vélo tout en divisant par deux les montants à payer, sont examinées aujourd’hui à l’Assemblée nationale. L’objectif visé par la CNSR : diminuer le nombre d’accidentés à vélo, en augmentation de 6% par rapport à l’an passé. Mise en place depuis 2012 à Strasbourg, la généralisation d’amendes minorées a permis de faire baisser le nombre d’accidents impliquant des cyclistes de 37%.

Pourtant, pour Geneviève Lafferrère, présidente de la fédération des Usagers de la bicyclette (FUB), cette disposition permet avant tout de « reconnaître que les cyclistes mettent moins en danger les autres usagers de la route. C’est normal qu’ils soient punis en cas d’infraction, mais c’est aussi logique qu’ils payent moins chers. » Opinion partagée à l’association Vélorution Ile-de-France qui milite pour la promotion du vélo. « Aujourd’hui, une voiture qui brûle un feu à 50km/h n’a pas les mêmes conséquences qu’un vélo qui grille un feu », note Camille Rozen, président de cette antenne locale.  L’association, favorable à la mise en place d’amendes minorées pour les cyclistes, rejette toutefois l’idée d’une « généralisation » des procès-verbaux adressés aux cyclistes. Celle-ci laisse entendre, d’après Camille Rozen, « que les cyclistes ne respectent pas le Code de la Route. Or, rien ne prouve que les cyclistes sont moins verbalisés ».

« Verbaliser les cyclistes au même titre que les autres usagers, cela ne va pas changer grand chose, c’est une idée reçue, estime Geneviève Lafferrère. En revanche, il faut aussi respecter les règles du Code de la route dédiées aux cyclistes. Par exemple, très peu de villes ont mis en place des dispositions du Code de la Route datant de 2000. Celles-ci demandaient la généralisation du double sens cyclable dans les zones 30 et la mise en place de cédez-le-passage pour les vélos aux feux. »

La ville ne ferait-elle pas beaucoup de place aux amateurs de la petite reine ? Pour le porte-parole de l’antenne locale de Vélorution, « on a l’impression que le cyclistes sont des gêneurs ! ». « Pourtant, le vélo est moins polluant, moins bruyant et plus tranquille ! » , conclut le militant.

Source :

 


des chiffres alarmants

La peur de l’accident reste aujourd’hui le principal frein à l’usage du vélo !

Evolution de la mortalité pour la catégorie usager de la route VELO
Année 2000
273
Année 2007
142
Année 2001
259
Année 2008
148
Année 2002
226
Année 2009
162
Année 2003
203
Année 2010
147
Année 2004
179
Année 2011
141
Année 2005
180
Année 2012
164
Année 2006
181
Année 2013

Pour l'année 2012 : Les usagers de la bicyclette constituent près de 4,5% des tués et 5,2% des blessés sur la route.

Les chiffres disponibles pour 2012 indiquent que la mortalité routière des cyclistes est en forte hausse (+ 9 % de novembre 2011 à novembre 2012).

Deux catégories de la population sont particulièrement vulnérables à vélo : les jeunes (qui regroupent enfants, adolescents et jeunes adultes), fréquemment blessés, ainsi que les personnes âgées de plus de 45 ans, fréquemment victimes d'accidents mortels.

Les accidents mortels ont lieu majoritairement en rase campagne (65% des tués), hors intersection (73% des tués) et de jour (83% des tués).

8 cyclistes sur 10 tués sont des hommes.

Il faut le savoir : les cyclistes ne sont généralement pas sujets à avoir des comportements à risque. Le cliché du cycliste amateur et imprudent est une idée fausse. Selon la préfecture de police, les cyclistes ne seraient responsables que de 30 % à 40 % des accidents dans lesquels ils sont impliqués.

Tout le monde est cycliste, à un moment ou à un autre de sa vie, (pensez-y)

Les cycliste réclament la sécurité sur les routes

Le vélo est un moyen de transport très efficace qui mérite d'avoir une meilleure place dans nos cités. Même si la tendance environnementale a ramené le vélo sous les projecteurs, il ne serait pas équitable de réduire les mérites du vélo au seul fait qu'il ne pollue pas. A moins de n'être obscédées par l'automobile et par la nécéssité de n'en pas restreindre son utilisation, les villes doivent considérer la bicyclette, bonne pour l'environnement et économe en espace comme adéquate pour traiter ces problèmes.
Les cyclistes ne constituent pas une part faible du trafic ne méritant qu'une considération de seconde importance. Traiter les cyclistes à leur juste valeur signifie qu'ils ne doivent plus être desservis avec ce qu'il reste d'espace disponible au plan de la conception des routes ou de temps disponible dans un phasage de feux. Comparé à d'autres modes de transport, l'investissement en infrastructure cyclable est modeste.
Si l'on veut encourager l'usage du vélo, et améliorer la sécurité du cycliste, il faudra à l'avenir y consacrer l'argent nécessaire avec en plus une approche planifiée du sujet.

Encourager l'usage du vélo et en même temps améliorer de façon radicale la sécurité des cyclistes ne se fera pas sans mesures strictes. Réduire l'usage des voitures, limiter l'accès du trafic motorisé dans certaines zones et en réduire la vitesse (excessive): tout cela est requis d'urgence.

La promotion de l'usage du vélo ne devrait pas aggraver le bilan des accidents de la route. La plupart du temps, les cyclistes partagent la route avec d'autres usagers. Malheureusement le risque d'accident est relativement élevé, spécialement lorsque le trafic-vélo n'est pas séparé des voitures circulant à vitesse élévée. Le vélo par lui même n'offre guère de protection, et en cas d'accident, son conducteur est particulièrement vulnérable.

Le"vélo" doit être pris en compte partout dans les projets.
Non seulement par des aménagements cyclables mais aussi par des mesures générales comme la modération de la circulation et un partage de l'espace public plus favorable aux cyclistes, aux piétons et aux transports publics. Il faut organiser partout la cohabitation pacifique entre les différents modes de déplacements.

Depuis quelques années, une nouvelle mode est apparue qui consiste à jeter par les portières les canettes de verre, voir même des bouteilles.
Les pistes cyclables nécessitent l’emploi de balayeuses spéciales munies d’un embout aspirateur (largeur environ 1.50 m) qui permettent un bon nettoyage.
Un nettoyage de la chaussée est aussi à prévoir après chaque campagne de gravillonnage du réseau routier.

Le cycliste se méfie de tout ce qui peut le déséquilibrer. Il n’aime pas les grilles d’avaloirs, surtout si les rainures sont parallèles à la chaussée et que ses roues peuvent se coincer dedans. Préconisons plutôt des avaloirs intégrés au trottoir et de bons raccordements entre la chaussée et le caniveau.

Le cycliste se méfie également des couches successives de bitume qui créent une marche entre la chaussée et le bas côté de la chaussée. Ces bourrelets sont la cause de nombreuses chutes dans les pelotons.

Les plaques en fonte nue sont très glissantes sous la pluie, surtout au milieu d’un giratoire, le vélo a moins d’adhérence en courbe. L’entourage des regards sont très souvent mal réalisé, (problème de tassement, formation de trou) ce qui provoque un poinçonnement au niveau des pneumatiques et peuvent occasionner une crevaison, ils peuvent également être à l’origine d’écarts brusques dans un groupe de cyclistes.

Les bandes rugueuses sont généralement composées d’une épaisse couche de plastique et souvent incrustées de gros gravillons, ces bandes peuvent être agressives pour les cyclistes. Il serait bon de matérialiser un passage entre 0.50 et 1m de part et d’autre des bandes rugueuses. Les automobilistes ont moins tendance à monter sur le bas-côté, tout en étant obligés de rouler sur les bandes.

Un exemple de rétrécissement de chaussée !

Lorsque les cyclistes parlent de sécurité, il y a toujours débat concernant les rétrécissements de la chaussée. Trop souvent, ce type d’aménagement ne tient pas compte des besoins de l'usager à vélo.

Des obstacles physiques ou des marquages au sol limitent la place réservée aux véhicules motorisés. Généralement il n’est plus possible de respecter l’espace de sécurité requis lors du dépassement d’un cycliste (1 m en agglomération et 1.50 m hors agglomération / article R 414-4 I à IV du Code de la Route).

Les cyclistes sont obligés de rouler au milieu de la chaussée pour empêcher les dépassements dangereux, ce qui n’est pas réglementaire.

Les bandes cyclables : Lorsqu’une bande longe une file de voitures en stationnement, il est important de prévoir un espace de 0.50 m pour permettre aux cyclistes d’éviter les portières

Réalisation dans l'agglomération, d'un réseau cyclable, en commençant, par des liaisons qui paraissent les plus nécessaires, soit du fait des centres d'intérêts qu'ils relient, soit du fait des dangers que la situation actuelle fait courir aux cyclistes.

Un bel exemple de piste cyclable !

Un itinéraire cyclable doit être exempt de discontinuités, c'est à dire qu'il peut être constitué successivement par :

Le long des voies artérielles : soit des pistes cyclables séparées du trafic par des zébras ou par les voitures en stationnement (pistes sandwich) ; soit des pistes sur trottoir large ou élargi ; soit aménagement de petites rues voisines.

Sur les voies de quartier (classées ou non en zone 30) : soit des bandes cyclables, soit aménagements pour limiter la vitesse (dans ce cas il n'est pas nécessaire de réaliser des aménagements spécifiques pour vélos), soit circulation permise à contre sens pour les vélos dans les rues à sens unique, soit rue piétonne ou voie verte.

Réaliser, en dehors de l'agglomération, des itinéraires loisirs, en boucle ou en antenne, composés de voies classées "à priorité cyclistes", se raccordant au besoin à des pistes cyclables ou à des voies vertes. Solliciter pour cela la collaboration des Conseils Généraux qui gère les RD environnantes .

Pour les aménagements cyclables, (en agglomération ou hors-agglomération), consulter le "Guide des pistes cyclables non dangereuses" de la Ligue Contre la Violence Routière (3), ou les "Recommandations pour les aménagements cyclables" du CERTU (1).

La route c'est : une voie de communication, un lieu de travail, un terrain de sport, un coin de nature, un espace de vie ou divers usagers s'y côtoient, voiture, poids lourds, autocars, piétons, animaux, et cyclistes !!!
Le partage des voies ouvertes à la circulation se fait de manière inégale en faveur des automobilistes. Ces derniers ont tendance à s'approprier l'utilisation de la chaussée sans égard aux cyclistes.
Toutefois et afin de limiter les risques essayons de nous imposer des règles simples de comportement.

Pour circuler en toute tranquillité, convivialité et sécurité : respectons le code de la route, anticipons les maladresses, les distractions ou étourderies des autres.

LA SÉCURITÉ EST L'AFFAIRE DE TOUS !!! : cyclistes (route et VTT), automobilistes et organisateurs. Chacun de nous doit respecter le code la route, rester courtois et tolérant.

ATTENTION, le code de la route ne précise pas tout. Vous avez du bon sens, servez-vous en !

Les chiffres de l'observatoire de la sécurité routière sont sans appel ! Ils mettent en lumière l'extrême fragilité des cyclistes, ces usagers de la route.Un conseil, un seul... sortez casqués !
Ne roulez jamais sans lui

Une cohabitation difficile

La mise en place du système Vélib à Paris (Vélib’ mot-valise, contraction de vélo et liberté, est le système de vélos en libre-service de Paris) disponible depuis le 15 juillet 2007, a rapidement fait apparaître qu'entre cyclistes et automobilistes la cohabitation  était difficile voir invivable. Régulièrement à la télévision, à la radio ou dans la presse écrite, on nous propose des reportages qui toujours pointent les imprudences des cyclistes. Les accidents et les problèmes de circulation ne sont ils donc que le fait des cyclistes ?

Le maire de Paris, Bertrand Delanoë a trouver le remède, il évoque l'installation sur les Vélibs de petits panneaux rappelant aux cyclistes les règles de sécurité. Pour parodier Edmond Rostang dans Cyrano de Bergerac je dirai "c'est un peu court jeune homme".

Certains sont tentés de répondre par la répression des cyclistes et des piétons qui seraient responsables des situations dangereuses. Sans vouloir minimiser la nécessité pour les piétons et les cyclistes de se déplacer en respectant les autres usagers, il faut d’abord rappeler qu’une analyse sérieuse de la situation montre qu’ils sont plus souvent victimes qu’à l’origine des accidents. (sources : www.mavilleavelo.com/)

Certes certains cyclistes commettent des imprudences mais en ce domaine on prend encore une fois le problème à l'envers. C'est un peu comme dans le cadre de la protection de l'environnement où l'on demande aux particuliers de faire de gros efforts et que dans le même temps rien n'est fait pour diminuer la masse polluante et sans cesse croissante des poids lourds. Ici on demande aux plus fragiles d’être prudents pour pouvoir laisser les automobilistes en paix…

Nous sommes pourtant ici devant un vaste chantier qui demande une véritable prise de conscience des pouvoirs publics. Depuis plus de quarante ans, tout est fait pour encourager la circulation des poids lourds et des voitures. Aujourd'hui les cyclistes ne trouvent plus leur place sur la route tant la conception et l'aménagement des infrastructures routières oublient systématiquement ce type d'usager. Malheureusement cela ne semble pas parti pour changer. Dans bon nombre de villes et de villages, les nouveaux remodelages des voies accentuent encore cet état de fait. La tendance est aujourd'hui à la diminution  de la largeur de la chaussée pour réduire la vitesse des voitures, par l'adjonction de terre plein central et de chicanes. Ces équipements efficaces pour réduire la vitesse sont une catastrophe pour les cyclistes car les automobilistes qui n'ont quasiment plus de place pour les doubler le font malgré tout. Le remodelage de la chaussée effectué par exemple à Ampuis et à Condrieu dans le sud du département du Rhône ces dernières années, montre bien que les préoccupations en matière de sécurité routière des services  de l'équipement oublient totalement que l'on peut aussi utiliser un deux roues pour circuler.

 

 


Ampuis, village réputé pour son vignoble, la célèbre Côte Rôtie, est aussi un casse tête pour les vélos

 

 

J'invite bien volontiers les ingénieurs des Travaux Publics et les Services  de l'équipement concepteurs de ces aménagements à traverser avec moi ces deux petites agglomérations afin qu'ils constatent par eux mêmes les risques qu'ils nous font prendre. Quand j'écris cela je pense d'abord à tous ceux qui utilisent un vélo pour aller au travail ou pour faire quelques courses. Ce ne sont pas des cyclos aguerris capables d'anticiper les dangers mais des personnes pour qui  le vélo a d'abord un usage fonctionnel et pour qui rien n'est fait.

 

 

Messieurs les ingénieurs des Ponts et Chaussées vous avez aujourd'hui une conception archaïque de la route, héritée du tout voiture, idéologie où le cycliste était considéré comme un emmerdeur, un empêcheur de rouler tranquille. Comment peut on encourager les citoyens à utiliser le vélo comme moyen de transport alternatif et dans le même temps aménager des routes en oubliant même son existence…

 

Nous savons tous aujourd'hui que pour lutter contre la pollution de notre planète il y a de gros efforts à faire. Le vélo doit retrouver sa place comme moyen de transport, c'est aujourd'hui une nécessité absolue mais cela ne pourra se faire que par une nouvelle conception des infrastructures routières et par un changement profond de la mentalité des automobilistes. Il faut que les automobilistes (dont nous sommes) n'oublient jamais, derrière leur ceinture de sécurité et leur airbag, qu'un cycliste n'a au mieux qu'un casque pour se protéger. La route est à tout le monde... Chacun doit y trouver sa place.

 

Il arrive que les choses bougent en matière de sécurité !

 

La difficile cohabitation entre les cyclistes et les automobilistes,

Les automobilistes, qui pour une part trop importante d’entre eux, refusent toujours de partager la route avec d’autres usagers.

Sur ce point les choses avancent doucement mais elles avancent quand même ...

 

La Fédération Française de Cyclotourisme a édité une brochure visant à sensibiliser les aménageurs sur les dangers de certaines réalisations. La FFCT participe également avec la Prévention Routière et le Certu (Centre d'Etudes sur les Réseaux, les Transports, l'Urbanisme) à des travaux visant à ce que les bonnes pratiques soient définies et diffusées auprès des acteurs locaux.

La Prévention Routière que nous avons contacté à ce sujet nous a communiqué qu’elle participait à un groupe de travail intitulé "code de la rue". Ce groupe de travail composé également d’associations d'usagers, de scientifiques, des services de l'état, de représentants des collectivités locales est chargé d’étudier et de proposer de nouvelles réglementations et de nouveaux aménagements favorables à l'ensemble des usagers. Le processus semble être long et nous espérons qu’il n’accouchera pas de mesurettes insignifiantes. Il y a urgence et nous espérons que ces travaux vont aboutir bientôt car les aménagements routiers sont encore dans bon nombre de cas, un réel frein à l'utilisation d'un deux roues. La conception de terre plein au milieu de la chaussée dans les agglomérations a un objectif louable : réduire la vitesse des automobilistes mais elle engendre de réelles conditions d'insécurité pour les deux roues que les véhicules dépassent sans pouvoir respecter la distance prévue par le code de la route (1 mètre en agglomération). On se trouve alors dans "le couloir de la mort" comme beaucoup de cyclistes l’ont surnommé. Le droit français veille systématiquement à protéger d'abord les personnes les plus fragiles alors que le code de la route a un fonctionnement à l’exact l'opposé. C'est au plus faible de s'adapter ou de disparaître…

Une communication du CERTU en date du 10 décembre 2007 montre que le point de vue des cyclistes a enfin fait son chemin.
Sur un itinéraire interurbain, rétrécir la chaussée en traversée d’agglomération permet de réduire la vitesse des véhicules motorisés, en jouant sur la perception de la largeur de sa voie.

Cette approche est très incomplète. Un guide prévu pour  être publié au CERTU en 2009 viendra développer cette problématique de la traversée d’agglomération.
Il y a cependant une grande objection à ce rétrécissement lorsqu’il est systématisé sur de longues traversées, notamment lorsque la vitesse limite des véhicules motorisés est maintenue à 50 km/h, ou lorsqu’une zone 30* est affichée sans cohérence avec l’aménagement.
Pour tenir compte de cet aspect des choses, la loi Laure (loi sur l’utilisation rationnelle de l’énergie et la qualité de l’air) de 1996, transcrite sous l’article 228 du code de l’environnement prévoit que toute construction neuve ou réaménagement d’une voirie en milieu urbain doit prévoir un itinéraire cyclable. La jurisprudence de la cour d’appel de Lyon précise que cet itinéraire doit être sur la voirie elle-même.
En cela, il ne devrait plus être possible de construire ces « couloirs de la mort » en traversée d’agglomération, tant décriés par les associations d’usagers du vélo, plus particulièrement la fédération française de cyclotourisme (FFCT).

Il ne s’agit malheureusement pas d’un fantasme mais bien d’accidents dramatiques où des véhicules motorisés qui n’ont pas eu la patience de suivre un cycliste sur une distance qu’ils jugeaient trop longue, ont tenté un dépassement alors que les 1m réglementaires n’existaient pas et qui pour certains se sont terminés par la mort du cycliste.

Que le CERTU rejoigne ainsi la position des cyclistes est une grande victoire car les compétences et la notoriété de cet organisme devrait donner du poids à notre point de vue et permettre de développer des aménagements cohérents.

Nous pouvons également saluer une initiative du Comité Interministériel de Sécurité Routière qui devrait permettre en agglomération de mieux protéger tous les usagers potentiellement fragiles. En effet le CISR du 13 février 2008 a décidé d’introduire le concept de « zone de rencontre » dans le Code de la route. Le code de la route propose deux outils aux maires pour aménager des zones de circulation apaisée en agglomération : « l’aire piétonne » et la « zone 30 ». Aucun de ces deux outils ne permet une totale mixité entre tous les usagers de la voirie urbaine : piétons, cyclistes, usagers motorisés, transports en commun… Sur la base des expériences d’autres pays européens et de la proposition du comité de pilotage des réflexions dites « code de la rue », le Comité interministériel de la sécurité routière décide d’introduire le concept de « zone de rencontre » dans la partie réglementaire du Code de la route . Au sein de ces zones de rencontres : la priorité sera donnée aux piétons qui n’auront pas obligation de circuler sur les trottoirs, la vitesse des véhicules motorisés sera limitée à 20 km/h."
Bien évidemment toute la réglementation classique s’appliquerait à la zone de rencontre que ce soit la législation pour les personnes à mobilité réduite (notamment les personnes handicapées), la signalisation, etc… Ainsi, au stade actuel des réflexions, il est prévu de garder un espace refuge réservé aux piétons, dès que la largeur de la rue le permet, afin d’assurer un cheminement piéton non accessible aux véhicules motorisés.
La « zone de rencontre » pourrait être une rue, englober une place ou un ensemble de voiries. Elle serait d’une dimension peu étendue afin de rendre possible une contrainte forte de vitesse sur les véhicules et en plus une attention soutenue des conducteurs du fait de la priorité piétonne.
En terme d’aménagement et de lisibilité, parmi les idées avancées il y a celle d’une chaussée qui s’efface avec un changement de matériaux et un contraste visuel. Ainsi les usagers motorisés perçoivent que l’espace dans lequel ils pénètrent n’est plus essentiellement destiné à l’écoulement du trafic.
Ce concept avec quelques variantes existe déjà sous cette dénomination en Belgique et en Suisse.
La prochaine étape à venir est la modification du code de la route avec la sortie d’un décret attendue dans quelques mois. Le CERTU travaille en parallèle à court terme sur un document d’explicitation de la future réglementation dont la parution devrait suivre la sortie du décret et à moyen terme sur un guide en direction des aménageurs.

Enfin les choses bougent en matière de sécurité pour les usagers de la route les plus vulnérables. Il faudra encore probablement quelques années avant de voir se mettre en place toutes ces nouvelles dispositions mais nous avons l’impression cela va dans le bon sens. Les aménagements qui vont progressivement voir le jour, en offrant une meilleure lisibilité de la place de chacun, offriront plus de sécurité et plus de confort aux usagers. Vivement demain…

Adapter votre comportement

Si vous êtes en groupe, par courtoisie et pour ne pas provoquer d'agressivité, favorisez le passage des autres usagers, indiquez d'un geste ample et non équivoque si la voie est libre ou non, avertissez ceux qui vous précèdent, gardez la même allure, si besoin remettez vous en file indienne. Une règle : QUATRE DE FRONT, C'EST DEUX DE TROP !!!

Cyclistes ATTENTION pas d'écarts: en cas d'infraction, le permis saute aussi !!!
respecter la signalisation (STOP, FEUX TRICOLORES, PRIORITÉ)

A vélo, sur la route, la première prévention : Être très visible, quand cette ritournelle "je ne l'ai pas vu !" disparaîtra, ... les accidents diminueront.
Choisissez la couleur de vos vêtements et équipements (maillot, casque, chaussures) ON PEUT VOIR ET NE PAS ÊTRE VU.... VU, c'est UN qui se montre + UN qui regarde

Changement de direction, tendez le bras !

La charte des déplacements du cyclotouriste :

  1. J’applique le Code de la route en toutes circonstances.
  2. Je porte toujours un casque.
  3. J’utilise un vélo équipé réglementairement, et en parfait état mécanique.
  4. Je suis correctement assuré.
  5. J’adapte mon comportement aux conditions de circulation.
  6. Je maintiens un espace de sécurité avec le cycliste qui me précède.
  7. Je vois et je prends toutes les dispositions pour être vu.
  8. Je choisis un parcours convenant à mes capacités physiques.
  9. Je roule sans mettre en cause ma propre sécurité ni celle des autres usagers de la route.
  10. Je connais la procédure d’appel des secours en cas d’accident.
  11. Je respecte la nature et son environnement.
  12. Je respecte les autres usagers de la route.
  13. J’observe les consignes des organisateurs quand je participe à une randonnée.

Rouler en sécurité c’est : respecter, observer, anticiper, réagir.

Les intempéries
Attention lorsque vous roulez par mauvais temps :

  1. Aux rafales de vent qui déportent, aux chaussées rendues glissantes par pluie ou le gel et qui augment les distances de freinage. Par temps de pluie le champ visuel est réduit.
  2. Tenez votre guidon fermement et conservez les distances de sécurité.
  3. Anticipez d'avantage vos manœuvres.
  4. Soyez prudent lorsqu'un véhicule vous double par temps de pluie, il peut vous faire perdre l'équilibre en éclaboussant.

Avertissez vos camarades de route en cas de danger (trous dans la chaussée, obstacles, voiture en face, ...)

  1. Voiture en face : "deux de front" (le danger vient de devant) le 1er du groupe crie le message "Droite devant"
    (les suivants passent le message et se mettent en file)
  2. Voiture de derrière : "deux de front" (le danger vient de l'arrière) le dernier du groupe crie le message "Droite derrière"
    (Les cyclistes passent le message et se mettent en file)
  3. Intersection - le tourne à gauche en peloton = le 1er tend le bras, crie le message "à gauche" - après vérification, vous vous déportez à gauche, laissant la voie libre sur droite pour les voitures venant de l'arrière.
  4. Intersection avec un STOP, 50 m avant le stop (ou feu rouge / orange, le 1er lève le bras et crie le message "Stop",
    (les suivants passent le message, se mettent sur une file, posent un pied à terre et se rangent sur le côté)
  5. Signalisation des dangers (trous, grille d'égoût, gravillons, rails, etc ...) le 1er crie, "attention et signale le Danger"
  6. Pour doubler un autre cycliste (ou piéton), celui qui double, tend le bras et crie "Je passe à droite"
  7. En cas de crevaison, ou d'incident mécanique, tout le monde se range sur le côté droit de la route.


code de la route

 

 

La pratique du cyclisme impose quelques règles de sécurité et de bonne conduite. Pour votre propre sécurité, veuillez à les respecter. Un petit tour d'horizon sur les règles obligatoires imposées par le code de la route n'est pas négligeable.

 

Les cyclistes sont soumis aux mêmes règles de circulation que les autres conducteurs et à ce titre sont passibles des mêmes peines d'amende et d'emprisonnement prévus par le code de la route.

 

Permis de conduire

Le permis de conduire est obligatoire pour les véhicules à moteur mais pas pour les vélos. Le permis de conduire est affecté d’un nombre de points et perd sa validité lorsque le nombre de points est nul ; une infraction réellement établie entraîne le retrait de points (L223-1). Le retrait de points n’est pas une peine au sens du code pénal mais une disposition auxiliaire gérée en pratique par l’administration.

Aux termes du code de la route le retrait de points s’applique à tout conducteur de véhicule qui commet une infraction. Toutefois, selon la doctrine de l’administration établie par la circulaire NOR/INT/D/04/00031/C du 11 mars 2004 qui rappelle les décisions du Conseil d’état du 8 décembre 1995, il ne peut y avoir de retrait de points que pour les infractions commises avec un véhicule pour la conduite duquel un permis de conduire est exigé, donc pas pour une infraction commise à vélo.

Si par suite du traitement informatisé vous subissez malgré tout un retrait de points, il convient d’exercer un recours gracieux auprès du Ministère de l’Intérieur, Direction des libertés publiques et des affaires juridiques (DLPAJ), Service national des permis de conduire, Place Beauveau, 75800 PARIS.Par contre, la suspension du permis de conduire peut être décidée par le juge, même si l’infraction a été commise à vélo.

Il existe de nombreux cas de suspension du permis de conduire notamment conduite sous l’influence de l’alcool (R234-1, 4ème classe), circulation sur une route fermée notamment en raison de l’établissement d’un chantier (R411-21-1, 4ème classe), circulation sur une bande d’arrêt d’urgence (R412-8, 2ème classe), circulation sur la partie gauche d’une chaussée à double-sens (R412-9, 4ème classe), non respect des règles de distance (R412-12, 4ème classe), franchissement d’une ligne continue (R412-19, 4ème classe), circulation en sens interdit (R412-28, 4ème classe), franchissement d’un feu rouge (R412-30, 4ème classe), dépassement dangereux (R414-4, 4ème classe), dépassement par la droite (R414-6, 4ème classe), refus de priorité y compris le temps d’arrêt au signal stop (R415-1 à R415-12, 4ème classe), franchissement d’un passage à niveau fermé (R422-3, 4ème classe).

Équipement du vélo et du cycliste

Visibilité

Obligatoires à tous moment, de jour comme de nuit :

  • catadioptre arrière rouge (R313-18, 1ère classe), catadioptres orange latéraux (R313-19, 1ère classe),
  • catadioptre avant blanc (R313-20, 1ère classe),
  • catadioptre sur les pédales (R313-20, 1ère classe).

Obligatoires seulement la nuit, ou le jour lorsque la visibilité est insuffisante (tunnel, brouillard,…) :

  • feu de position avant jaune ou blanc (R313-4, 1ère classe), feu de position arrière rouge (R313-54, 1ère classe) ; en outre le conducteur est tenu de les allumer (R416-10, 1ère classe),
  • gilet haute visibilité lorsqu’on circule hors agglomération (R431-1-1, 2ème classe).
  • Avertisseur sonore ; obligatoire à tous moment ; tout appareil autre qu’un timbre ou un grelot est interdits, donc pas de cloches, sifflets, trompes et autres (R313-33, 1ère classe),
  • tout dispositif d’éclairage ou de signalisation, autre que ceux prévus dans le code de la route et conformes à la réglementation, est interdit (R313-1, 1ère classe) ; le vélo ne doit donc être équipé que d’un seul feu que ce soit à l’avant ou à l’arrière et sont interdits en particulier les clignotants rouges qu’ils soient attachés à un casque, à un brassard ou à même le vélo ; à noter l’autorisation des dispositifs écarteurs de danger à l’arrière et à gauche (R313-20).
  • freins : tout cycle doit être muni de deux dispositifs de freinage efficaces (R315-3, 1ère classe),
  • le port du casque n’est pas obligatoire à vélo (R431-1).
 

TETE PROTEGEE - VELO SECURITE

Le casque de vélo n'est pas encore obligatoire, mais, en cas d'accident, il diminue le risque de lésion cérébrale de 85%.

Quelques slogans sur le port du casque :

- A vélo, les cerveaux intelligents mettent un casque !

- 100% de ceux qui portent le casque ont une tête à protéger !

- À vélo, je porte un casque !

- "Vélo + casque : jamais l'un sans l'autre"

Porter un casque uniquement le jour de la compétition ou du brevet cyclosportif relève de l'irresponsabilité. Une sortie d'entraînement entre copains, ou bien une balade seul, sont tout aussi risquées qu'une sortie en peloton. Le danger est partout, et surtout où vous ne l'attendez pas.

 

Le cycliste piéton

sont assimilés aux piétons les personnes qui conduisent à la main un cycle (R412-34),

  • les piétons sont tenus de circuler sur les trottoirs ou accotements quand ceux-ci sont praticables mais ils sont tolérés sur la chaussée lorsqu’ils conduisent un vélo à la main (R412-34),

  • hors agglomération les piétons lorsqu’ils circulent sur la chaussée doivent se tenir près du bord gauche dans le sens de leur marche mais les personnes poussant à la main un cycle doivent circuler près du bord droit (R412-35),

  • les enfants de moins de huit ans qui conduisent un cycle peuvent également utiliser les trottoirs, sauf dispositions différentes prises par l’autorité investie du pouvoir de police, à la condition de conserver l’allure du pas et de ne pas occasionner de gêne aux piétons (R412-34).

Stationnement

On savait déjà que le code de la route a été conçu au fil du temps en se préoccupant presque exclusivement des véhicules automobiles. Si on n’en est pas convaincu il suffit d’en lire les articles traitant du stationnement.

Les dispositions réglementant le stationnement simple (R417-1 à R417-8, 1ère classe) de même que celles concernant le stationnement dangereux (R417-9, 4ème classe) ont une pertinence très faible pour les vélos vu leur faible encombrement : côté de la chaussée et sens, limitations, prévention des risques d’accident. Dans la pratique, en ville on ne peut stationner que sur la chaussée (comme les autos) et sur les emplacement désignés. Toutes les autres possibilités ou presque entrent dans le champ du stationnement gênant (R417-10, 2ème classe) : trottoirs, passages piétons, aires piétonnes, zones de rencontre en dehors des emplacements spécialement aménagés, bandes et pistes cyclables, voies vertes, emplacements réservés aux transports publics, taxis et tous autres services publics, ponts, tunnels, passages souterrains, au droit des bouches d’incendie, etc. .

Curieusement, le code précise que le stationnement en double file est gênant sauf s’il s’agit de cycles à deux roues.

La mise en fourrière est notifiée au titulaire du certificat d’immatriculation mais si le véhicule n’est pas identifiable (cas des vélos), il n’est pas procédé à cette formalité (R325-31).Dans tous les cas de stationnement gênant, lorsque le conducteur ou le propriétaire du véhicule est absent, l’immobilisation et la mise en fourrière peuvent être prescrites dans les conditions prévues aux articles L. 325-1 à L. 325-3. Il en est de même en cas de stationnement abusif. Est considéré comme abusif le stationnement ininterrompu d’un véhicule en un même point de la voie publique ou de ses dépendances, pendant une durée excédant sept jours ou pendant une durée inférieure mais excédant celle qui est fixée par arrêté de l’autorité investie du pouvoir de police (R417-12), c’est-à-dire le maire dans la plupart des cas.

Règles de circulation

circulation sur les trottoirs : les véhicules doivent, sauf en cas de nécessité absolue, circuler sur la chaussée ; toutefois, ils peuvent franchir un trottoir, à partir de l’accès le plus proche, pour rejoindre ou quitter les accès carrossables des immeubles riverains ou des accès non ouverts à la circulation publique (R412-7, 4ème classe) ; d’une manière maintenant anecdotique la circulation des vélos est autorisée sur les trottoirs hors agglomération lorsqu’il s’agit d’une route pavée ou en état de réfection et à condition de respecter l’allure au pas à la rencontre des piétons (R431-10, 2ème classe),

la circulation sur les bandes d’arrêt d’urgence est interdite (R412-8, 2ème classe) ; rassurez-vous, les bandes d’arrêt d’urgence (signalées par une ligne discontinue dont les traits sont très longs par rapport aux intervalles) ne se rencontrent en pratique que sur les autoroutes et voies rapides interdites aux vélos ; les routes à fort trafic susceptibles d’être empruntées par les cyclistes sont parfois munies d’accotements revêtus qui ne sont pas des bandes d’arrêt d’urgence,

hors agglomération les cyclistes peuvent circuler sur les accotements équipés d’un revêtement routier (R431-9) ; ceux-ci sont matérialisés par une ligne discontinue dont les traits et intervalles sont courts et égaux,

les cyclistes peuvent circuler sur les aires piétonnes, sauf dispositions différentes prises par l’autorité investie du pouvoir de police, à la condition de conserver l’allure du pas et de ne pas occasionner de gêne aux piétons (R431-9), et ils doivent se conformer aux dispositions applicables aux véhicules telles que les sens de circulation,

lorsque deux véhicules se suivent, le conducteur du second doit maintenir une distance de sécurité suffisante, correspondant à la distance parcourue par le véhicule pendant un délai d’au moins deux secondes (R412-12, 4ème classe) ; les cyclistes qui roulent en groupe pour s’abriter mutuellement du vent sont donc en infraction...

les cyclistes peuvent circuler à deux de front sur la chaussée. Ils doivent se mettre en file simple dès la chute du jour et dans tous les cas où les conditions de la circulation l’exigent, notamment lorsqu’un véhicule voulant les dépasser annonce son approche (R431-7, 2ème classe),

l’obligation de serrer à gauche quand on s’apprête à quitter une route pour tourner à gauche ne s’applique pas aux cyclistes qui par exception peuvent serrer le bord droit de la chaussée avant de s’engager à gauche (R415-4) ; il peuvent donc selon les circonstances choisir l’option qui leur paraît la mieux adaptée,

un conducteur qui pénètre sur un carrefour à sens giratoire comportant plusieurs voies de circulation en vue d’emprunter une sortie située sur sa gauche par rapport à son axe d’entrée peut serrer à gauche (R412-9) ; le cycliste peut donc choisir cette option en fonction des flux qu’il pense avoir à traverser dans le giratoire.

dépassements

les dépassements s’effectuent par la gauche (R414-6, 4ème classe) ; le remonte-file par la droite est donc interdit à moins de considérer que la circulation s’est, en raison de sa densité, établie en file ininterrompue sur plusieurs voies (R414-15) ; cette dernière option est donc à réserver théoriquement aux situations où un ensemble de vélos forme une file ininterrompue,

on peut effectuer un dépassement par la gauche en empruntant la moitié gauche de la chaussée à condition de ne pas gêner la circulation en sens inverse (R414-7, 4ème classe) pourvu qu’il n’y ait pas de ligne continue à franchir ; on ne peut entreprendre cette manœuvre que si on a la possibilité de reprendre sa place dans le courant normal de la circulation sans gêner celle-ci et si la vitesse relative des deux véhicules permettra d’effectuer le dépassement dans un temps suffisamment bref (R414-4, 4ème classe) ; ces conditions sont faciles à satisfaire pour les vélos et l’option du dépassement par la gauche est à privilégier si elle est possible pour remonter une file de voitures arrêtées afin de se positionner au feu rouge.

ZIGZAG : Dépasser une file de voiture immobilisées, à un feu, un embouteillage, est dangereux, il faut passer par la gauche, et le code de la route l'exige. Attention aux véhicule qui changent brusquement de file ou qui tournent promptement à gauche pour éviter un ralentissement, ils ne prendront pas forcément le temps de vérifier votre présence !!!

« Cyclistes, danger, ne doublez jamais par la droite » : les accidents entre poids lourds et cyclistes représentent un nombre croissant des accidents graves ou mortels impliquant un vélo. «  Ne doublez jamais un camion par la droite » : Ces accidents sont extrêment graves, Le vélo ne doit pas prendre de risque avec les poids lourds. » Et pour cause. Quand un cycliste a un accident avec un poids lourd, il a six fois plus de risques d'être tué ou gravement blessé qu'avec un autre véhicule. Scénario catastrophe : le deux-roues qui double à droite. Profitant du temps d'arrêt du camion avant le virage pour le dépasser... Il se retrouve alors juste dans l'angle mort du camion.

Malgré les rétroviseurs et caméras qui équipent les poids lourds, les chauffeurs ne voient pas toujours le deux-roues qui double.

Ce type d'accident, provoque une véritable hantise des chauffeurs routiers,

 

 

CONSEILS ET REGLES DE BONNE CONDUITE :

Rouler à deux ou en petits groupes (moins de 15 cyclistes) A l’instar d’un cycliste isolé, vous devez emprunter la piste cyclable lorsque celle-ci est praticable. Sur la piste cyclable, vous pouvez rouler à deux de front. Mais vous devrez évidemment vous replacer l’un derrière l’autre et permettre à d’autres cyclistes ou cyclomotoristes de vous dépasser ou à d’autres deux-roues de vous croiser sur une piste cyclable bidirectionnelle. Si vous circulez sur la chaussée, le code de la route admet que vous rouliez à deux de front, l’un à côté de l’autre, à condition de ne pas gêner le croisement avec un véhicule qui arrive en sens inverse. En dehors des agglomérations, vous devez également vous replacer l’un derrière l’autre si des véhicules arrivent de l’arrière.

Il n'est pas possible de rouler à plus de 15 dans un groupe sans risques pour tous les usagers de la route - Un groupe de cyclistes n'est pas limité en longueur, il n'y a pas de réglementation à ce sujet, mais le bon sens et le civisme nous pousse à former plusieurs groupes, pensez-y lors de vos sorties d'entrainement.

La voix et le geste Quand on roule à deux de front, laisser la place de droite au cycliste le moins expérimenté: en cas de réactions inattendues du cycliste qui roule devant, le bas-côté est souvent une échappatoire moins dangereuse que le milieu de la route si on roule à gauche. Quoi qu'il en soit, éviter tout freinage ou changements de direction trop brutaux. En groupe, il est d'usage pour la sécurité de tous d'indiquer par la voix et/ou par un geste les obstacles et événements inattendus pouvant survenir : véhicule, cycliste ou piéton, chien, rétrécissement de chaussée, îlots directionnels, terre-pleins, nids de poule, graviers, branches d'arbres, morceaux de verre, etc... Prévenir aussi d'un ralentissement en cas de crevaison ou autre problème mécanique.

Le piège des ronds-points Véritables « pièges à cyclistes », les ronds-points doivent être abordés avec la plus grande prudence. Avant de s'engager, s'assurer qu'il n'y a pas de véhicule engagé. Si un véhicule y roule lentement, ne pas croire pour autant qu'il va laisser passer le groupe de cyclistes. Ne pas chercher à vouloir tous passer ensemble à tout prix. Une fois dans le rond-point, indiquer clairement du bras tout changement de direction. A vélo, un rond-point se prend comme en voiture : rester à droite de la chaussée si on tourne à droite ou en face, se mettre sur la gauche du rond-point si va tourner à gauche, et au moment de bifurquer, bien s'assurer qu'aucun véhicule ne nous a rattrapé.

Pistes cyclables à la bonne vitesse Même si elles présentent moins de risques que la route, les pistes cyclables nécessitent également beaucoup de vigilance. Elles sont fréquentées par d'autres cyclistes qui roulent moins vite, mais aussi par des piétons, des rollers, des familles avec enfants... Comme les pistes cyclables sont étroites, il est impossible de faire de gros écarts pour éviter l'obstacle, surtout à pleine vitesse. Il est donc primordial de ralentir à temps pour anticiper et surtout de prévenir les autres cyclistes de son groupe. Quoi qu'il en soit, il est plus sage de ne pas faire des pointes de vitesse sur les pistes cyclables. Enfin, sur les pistes cyclables, attention aux intersections avec les routes « normales » : comme pour toute intersection, les premiers préviennent les autres que la voie est libre ou non.

Les arrêts : au bord de la route, tous du même coté !
Les cyclistes mettent pied à terre sur incident mécanique, pour se reposer, attendre un copain, discuter, satisfaire un besoin pressant, respecter la signalisation. Arrêtez vous sans risques : indiquer son intention, éviter les endroits dangereux (passages rétrécis, intersections, hauts de côtes, virages,...) ne pas masquer la signalisation, regarder d'où vient le danger, et ne pas tourner le dos à la circulation. Toujours pensez à être vu, au départ ne pas gêner les autres usagers.

Restez courtois : Le Klaxon est il informel, agressif, amical ? - La réponse dépend surtout de vous, de votre état d'esprit, de votre comportement. Le Klaxon est d'abord un avertisseur, j'évite les réactions agacées.

SAVOIR ROULER EN GROUPE :

securité

Rouler à deux de font est autorisé, mais le passage en simple file s'impose :

  • à la tombée de la nuit ou par manque de visibilité,
  • lorsqu'un véhicule voulant dépasser annonce son approche,
  • quand les conditions de circulation l'exigent.

sécurité

 

"La bonne distance de sécurité entre chaque cycliste correspond à l'espace d'un demin-vélo ... Pensez-y !"

70% des chutes proviennent d'un manque de vigilance dans le groupe !

 

"N'oubliez pas de prévenir en cas de ralentissement"

sécurité

APPLIQUER LE "VERBAL" ET LA "GESTUELLE"

- En situation de vouloir "tourner à gauche" ...

Le 1er de la file tend le bras et crie "A gauche !" - Les suivants passent le message. Après un coup d'oeil en arrière, le groupe se déporte à gauche, tout en laissant la voie libre sur la droite pour les usagers en voiture.

 

AU STOP, CEDEZ LE PASSAGE, FEU ORANGE, FEU ROUGE

le 1er de la file lève le bras et crie "STOP !" - Les suivants passent le message.

Tous s'arrêtent sur la chaussée en file.

sécurité

sécurité

Lors de traversée inatendues ou de travaux

Des travaux, un chien qui traverse, un trou dans la chaussée : levez le bras du côté du danger.

Il suffit d'un simple geste, d'une parole pour qu'une chute ou un accident soit évité !

QUAND LE DANGER VIENT DE DEVANT, EN FONCTION DU PROFIL DE LA ROUTE

(route étroite, manque de visibilité, circulation importante ...)

Le 1er qui entend ou voit un obstacle crie "Droite devant !". Il fait passer le message au suivant. Le groupe se met sur une file. La file de gauche ralentit. La file de droite avance et laisse un espace. La file de gauche peut ainsi s'intercaler.

sécurité

QUAND LE DANGER VIENT DE DERRIERE

Le 1er qui entend ou voit un véhicule crie "Droite derrière !" - le groupe se met sur une file. La file de gauche avanche. La file de droite ralentit et laisse un espace. La fil de gauche peut s'intercaler.

 

POUR UNE PRATIQUE DURABLE ET POUR COMPORTEMENT CITOYEN :

  1. respectez le CODE de la ROUTE
  2. respectez les AUTRES USAGERS
  3. respectez l'ENVIRONNEMENT

 

RAPPEL !

Aucun arrêt sur la chaussée, ranger vous sur le côté de la route.

sécurité

D'après une brochure éditée par la FFCT "Les Bons réflexes pour roulez en groupe !"  SECURITE ROUTIERE = TOUS RESPONSABLES (partenariat GrDF)

ATTENTION AUTOCARS - POIDS-LOURDS = DANGER !

     

Pistes cyclables

depuis le 1er janvier 1999 les cyclistes n’ont plus l’obligation d’utiliser les pistes et bandes cyclables lorsqu’elles existent, sauf si cette obligation est instituée par l’autorité investie du pouvoir de police, le maire en général (R431-9) ; de fait de nombreuses pistes cyclables existant antérieurement à 1999 ont conservé la signalisation "obligatoire" (panneau rond),

  • lorsque la chaussée est bordée de chaque côté par une piste cyclable, les utilisateurs de cette piste doivent emprunter celle ouverte à droite de la route, dans le sens de la circulation (R431-9),

  • lorsqu’une piste cyclable traversant la chaussée est parallèle et contiguë à un passage réservé aux piétons dont le franchissement est réglé par des feux de signalisation lumineux, tout conducteur empruntant cette piste est tenu, à défaut de signalisation spécifique, de respecter les feux de signalisation réglant la traversée de la chaussée par les piétons (R412-30, 4ème classe),

  • aux intersections il peut exister une voie réservée, instituée par l’autorité investie du pouvoir de police, que les cyclistes sont tenus d’emprunter pour contourner l’intersection par la droite (R415-154) ; toutefois cet article du code à la rédaction assez étrange n’est assorti d’aucune disposition pénale donc il sera difficile de vous sanctionner si choisissez de passer par l’intersection sans la contourner.

   attention aux dangers des pistes cyclables !

pistes cyclables et priorité

Les conducteurs de véhicules motorisés dans leurs rapports avec le cycliste

  • le conducteur doit réduire sa vitesse lors du croisement ou du dépassement de cyclistes isolés ou en groupe (R413-17, 4ème classe),

  • dans tous les cas où l’insuffisance de la largeur libre de la chaussée, son profil ou son état ne permettent pas le croisement avec facilité et en toute sécurité, les conducteurs de véhicules dont le gabarit ou dont le chargement dépasse 2 mètres de largeur ou 7 mètres de longueur, remorque comprise, à l’exception des véhicules de transport en commun en agglomération, doivent réduire leur vitesse et, au besoin, s’arrêter ou se garer pour laisser le passage aux véhicules de dimensions inférieures (R414-2, 4ème classe) ; une disposition qui prendra toute sa signification avec la généralisation du double sens cycliste,

   

  • Voiture en stationnement = danger : La portière risque de s'ouvrir, j'avertis et je m'écarte.! Dès que vous approchez d'une portière, il est judicieux d'imaginer qu'elle va s'ouvrir.

  • pour effectuer un dépassement le conducteur ne doit pas s’approcher latéralement d’un cycliste à moins d’un mètre en agglomération et un mètre et demi hors agglomération (R414-4, 4ème classe),

  • tout conducteur s’apprêtant à quitter une route sur sa droite (R145-3) ou sur sa gauche (R415-4) doit céder le passage aux cycles circulant dans les deux sens sur les pistes cyclables qui traversent la chaussée sur laquelle il va s’engager (4ème classe) ; étrangement, le retrait de quatre points et l’éventuelle suspension du permis de conduire ne s’appliquent qu’à gauche,

  • il est interdit à tout occupant d’un véhicule à l’arrêt ou en stationnement d’ouvrir une portière lorsque cette manœuvre constitue un danger pour les autres usagers (R417-7, 1ère classe) ; remarquons que la peine est bien faible au regard du danger réel pour les cyclistes,

  • le stationnement en bordure des bandes cyclables est considéré comme gênant (R417-10, 2ème classe + fourrière) ; le stationnement sur la bande cyclable elle-même, bien plus dangereux pour les cyclistes, n’est pas sanctionné plus durement.

Partageons la route !

La bonne manière de dénoncer les dépassements frôlants (et dangereux) que le cyclistes subissent de la part d’automobilistes indélicats :

PARTAGEONS LA ROUTE ! -Peu d’automobilistes sont en effet au courant de ce qu’indique le Code de la Route sur le sujet :

  • en agglomération, on doit laisser un espace d’1 mètre pour dépasser un cycliste,
  • ors agglomération c’est 1,50 mètre

 

Des pelotons fauchés au bord des routes - chaque semaine, les médias nous rapportent, au travers des faits divers dramatiques, des accidents ou sont impliqués des groupes de cyclistes, fauchés par des automobilistes, distraits, inconscients, de véritables chauffards de l'asphalte.

La figure de la Faucheuse, cette allégorie de la mort, qui marauderait sur nos routes et dans nos villes sous les traits innocents d'une automobile, est omniprésente dans les relations d'accident de vélo. Et quand elle s'attaque à un peloton, son action revêt un aspect de masse. Finalement, voiture et vélo sont intimement liés dans une catégorie mortifère dans laquelle la première est agent et le second patient. Acheter un vélo c'est donc aussi s'offrir les clés de la voiture qui va faucher votre existence au bord d'une route. Ceci explique peut-être le nombre important de vélos qui rouillent au fond d'un garage. S'ils n'améliorent pas la santé de leurs propriétaires, au moins ils ne lui ôtent pas la vie.

«Impossible de les éviter...» dit chacun des clans avec philosophie. Pourtant, la cohabitation n'a jamais été aussi difficile, même dangereuse, entre cyclistes et automobilistes partout sur les routes.

 

Les cyclistes dans leurs rapports avec les piétons

  • Depuis le 12 novembre 2010, tout conducteur est tenu de céder le passage, au besoin en s’arrêtant, au piéton s’engageant régulièrement dans la traversée d’une chaussée ou manifestant clairement l’intention de le faire ou circulant dans une aire piétonne ou une zone de rencontre (R415-11, 4ème classe). Notons que cet article s’applique aussi bien en ville que sur les routes de rase campagne. Le faible encombrement du vélo permettra généralement d’éviter l’arrêt pénalisant, mais les piétons bénéficient donc à présent d’une réelle priorité sur la chaussée, y compris vis-à-vis des vélos.

Remorques

  • les remorques attelées à un cycle sont bizarrement exclues de la contrainte de poids au plus égal à 1,3 fois le poids réel du véhicule tracteur (R312-3) ; s’agissant du poids nous n’avons pas trouvé d’autres limitations réglementaires que celles concernant la charge à l’essieu (R312-6), a priori destinées aux poids lourds,

  • si le poids le poids maximum autorisé en charge de la remorque dépasse la moitié du poids à vide du véhicule tracteur, celle-ci doit être équipée de deux dispositifs de freinage (R315-1), donc par exemple pour un vélo dont le poids à vide est de 15 kg une remorque de plus de 7,5 kg doit être munie de freins.

  • à tous moment de jour comme de nuit, si la remorque ou son chargement sont susceptibles de masquer le catadioptre arrière du vélo tracteur, celle-ci doit être munie de deux catadioptres arrière rouges (R313-18, 1ère classe),

  • seulement la nuit, ou le jour si la visibilité est insuffisante : si la remorque ou son chargement sont susceptible de masquer le feu de position arrière du vélo tracteur, celle-ci doit être munie de deux feux de position arrières rouges (R313-5, 1ère classe) ; en outre le conducteur est tenu de les allumer (R416-10, 1ère classe).

Divers

  • l’usage d’un téléphone tenu en main par le conducteur d’un véhicule en circulation est interdit (R412-6-1, 2ème classe) ; cet article s’applique donc aux cyclistes.

 

Source : (site consulté pour rédiger cet article)

Mieux se déplacer à Bicyclette

 

Réf. C113

Comme tous les panneaux carrés, il est informatif : il ne signale ni un danger, ni une limitation, ni une obligation. Ici, il informe de la présence d'une piste cyclable. Donc... celle-ci n'est pas obligatoire, et à moins qu'un panneau B9a (voir plus bas) ne soit présent, le cycliste peut donc circuler au choix sur la voie cyclable ou sur la chaussée.

La voie cyclable n'est pas obligatoire !

Réf. C114
Le panneau C114 signifie la fin de la voie cyclable.
Réf. C109
Aire piétonne. Ce signal délimite le début d’une zone affectée à la circulation des piétons et des cyclistes roulant à l’allure du pas. Circulation des cyclistes roulant au pas autorisée.
Réf. C24
Ce panneau C24a est un panneau indicatif: il indique ici la présence de cyclistes à contre-sens. On le trouve dans les centres-ville pour rappeler aux automobiliste que la circulation à vélo est autorisée à contre-sens dans de nombreuses petites rues . Attention aux cyclistes à contre-sens !
Réf. C24c
Ce panneau C24c s'adresse à tous les usagers, cyclistes et automobilistes compris: au prochain carrefour, la rue est à sens unique MAIS des cyclistes ont le droit de venir à contre-sens. Attention aux cyclistes à contre-sens !
Réf. B22a
Regardons maintenant le panneau B22a. La différence avec les précédents est qu'il est rond et non carré. Mais cela change tout. En effet, comme le C113, il indique la présence d'une voie cyclable, mais celle-ci est alors obligatoire pour le cycliste sans side-car ou remorque. La voie cyclable est obligatoire !
Réf. B9a
Rond mais rouge, la panneau B9a signifie l'interdiction aux cylistes d'emprunter une voie.
Réf. C107

Ce signal annonce le début d’une section de route autre qu’une autoroute, réservée à la circulation automobile. Bien que carré, ce panneau donne une interdiction de circuler aux cyclistes.

Interdit aux cyclistes !

Réf. A21
Il s'adresse aux autres usagers, pour signaler un danger à proximité: présence de cyclistes.
Réf. Dv11
Ce panneau Dv11 carré vert indique un itinéraire cyclable. C'est un panneau informatif.
Réf. SC2
Ce panneau SC2 signale une direction conseillée aux cycles. C'est un panneau informatif.
 

 

Une nouvelle signalisation pour circuler à vélo

De nouveaux panneaux accompagneront bientôt les feux tricolores, indiquant aux cyclistes qu'ils peuvent tourner à droite ou aller tout droit, même quand le feu est rouge.

Une nouvelle signalisation à destination des cyclistes sera peu à peu déployée, pour inciter les usagers à circuler à vélo sur de petits trajets en ville. Elle consiste en un nouveau feu clignotant, accolé aux feux tricolores, de couleur "jaune", avec le symbole d'un vélo associé à une flèche.

Lorsque le feu sera rouge pour les automobilistes, cette nouvelle signalisation permettra aux vélos de continuer tout droit ou de tourner à droite (voir figure n°1).

En outre, un panneau triangulaire (voir figure n°2), composé d'un pictogramme de couleur jaune représentant un vélo sur un fond blanc et bordé d'une bande rouge signalera également au cycliste, s'il peut tourner à droite ou aller tout droit, lorsque le feu est rouge. En l'absence de cette nouvelle signalétique, les personnes à vélo continueront de patienter aux feux rouges.

Ces nouvelles mesures s'intégrent dans le premier "plan national vélo", présenté par Thierry Mariani, ministre des transports, destiné à inciter à la circulation à vélo en ville. (source : http://www.leparticulier.fr

- Cyclistes ce que vous encourez :

Si vous « grillez » un stop, un feu rouge, ou encore que vous circule/, sur une voie non autorisée (que ce soit une voie de tramway ou de bus), vous risquez une amende forfaitaire minorée de 90 euros payable sous sept jours. Après dépassement de ce délai, la majoration s'élève à 135 euros et va croissant si l'amende demeure impayée.Si vous « grillez » un stop, un feu rouge, ou encore que vous circule/, sur une voie non autorisée (que ce soit une voie de tramway ou de bus), vous risquez une amende forfaitaire minorée de 90 euros payable sous sept jours. Après dépassement de ce délai, la majoration s'élève à 135 euros et va croissant si l'amende demeure impayée.

Si vous roulez sur un trottoir ou une zone piétonne, vous êtes passible d'une contravention de 22 euros. Toutefois, la circulation cycliste est tolérée dans les rues piétonnes seulement si elle ne met pas en péril la sécurité des piétons. Ainsi, tout comportement dangereux (une vitesse excessive, notamment) sera également sanctionné d'une amende de 22 euros. 22 euros, c'est également la somme que vous risquez d'avoir à débourser si vous roulez en dehors de la piste cyclable, quand piste cyclable il y a. Même tarif si vous vous faites verbalisé pour votre conduite inadéquate.. .Évitez par exemple d'accrocher votre cycle à un véhicule ! Pour les amendes minorées de 22 euros, la majoration s'élève à 35 euros.

Ce vélo n'a pas d'éclairage. Sachez que vous pouvez également être verbalisé si l'équipement de votre cycle n'est pas conforme. Ainsi, un dispositif sonore défaillant ou un éclairage inadapté est susceptible de vous coûter la somme de 11 euros. Passé le délai de sept jours, la majoration pour ce délit s'élève à 33 euros.

 

 

Circuler en état d'ébriété à vélo peut avoir des conséquences fâcheuses sur votre permis de conduire. En effet, le code de la route stipule que les possesseurs d'un permis de conduire peuvent se faire suspendre ce permis suite à une infraction commise lorsqu'ils conduisent leur deux-roues. Cependant, le code précise qu'il n'est pas possible de se voir retirer des points dans ces circonstances. De fait, le retrait de points du permis de conduire pour une infraction cycliste est interdit depuis une circulaire interministérielle datant du 23 novembre 1992 : « il ne peut y avoir retrait de points que pour les infractions au code de la route commises au moyen de véhicules pour la conduite desquels un permis de conduire est exigé. C'est ainsi qu'une infraction au code de la route commise à bicyclette ne donne pas lieu à retrait de points ».

sauf que : si vous commetez une infraction très grave au code de la route au moyen d'un vélo, d'une voiturette ou d'un tracteur (telle que, par exemple, la conduite en état d'ivresse ou la mise en danger d'autrui), celle-ci peut être toutefois soumise au juge pénal, qui peut ordonner une suspension judiciaire du permis de conduire.

Loi Badinter sur les accidents de la circulation

La loi n°85-677 du 5 juillet 1985 tend à l'amélioration de la situation des victimes d'accidents de la circulation et à l'accélération des procédures d'indemnisation. Cette loi que l’on appelle aussi loi Badinter a été renforcée en 2008 pour permettre une plus grande transparence et aussi une plus grande efficacité.
Qu’est-ce que la loi Badinter ?

Il ne tient qu’à vous d’aller sur un site officiel du gouvernement pour trouver les différents articles de cette loi. Ce qui est certain c’est que les articles sont nombreux et vont tous dans le même sens. Le but est avant tout d’améliorer la situation des victimes d’accidents de la circulation. Désormais, en ce qui concerne l’indemnisation d’une victime c’est la loi Badinter qui fixe les règles. Cette loi stipule que le droit à indemnisation de toute victime d’un accident dans lequel est impliqué un véhicule terrestre à moteur doit être examiné au regard de cette même loi.

La loi Badinter favorise avant tout l’indemnisation des piétons, des cyclistes et aussi des passagers. Elle sépare les victimes d’un accident et renforce surtout la prise en charge de personnes non conductrices comme les passagers par exemple. Il y a donc une différenciation entre la victime qui est conductrice d’un véhicule impliqué dans un accident et celle qui ne l’est pas.
Ce qu’il faut retenir c’est qu’en tant que conducteur, votre indemnisation sera réduite en fonction de votre responsabilité dans un accident. Pour les personnes non conductrices aucune réduction ou exclusion de l’indemnisation n’est possible. Le seul cas ou cette indemnisation peut être annulée est en cas de faute inexcusable, ce qui n’arrive presque jamais. En tant que victime non conductrice d’un accident, il faut vraiment le vouloir pour se rendre responsable d’une faute inexcusable et c’est sans doute pour cette raison que c’est inexcusable.
Pourquoi la loi Badinter ?

La loi Badinter a pour vocation d’harmoniser la procédure d’indemnisation des victimes des accidents de la circulation. Plus que d’harmoniser la situation, la loi Badinter est devenue la Bible de référence en la matière. Les assureurs comme les tribunaux doivent s’y référer pour prendre des décisions.

Avant la loi Badinter, la situation était parfois chaotique. C'est-à-dire qu’il n’y avait pas de texte de référence en ce qui concerne les victimes des accidents de la circulation. Ces accidents sont assez nombreux et les tribunaux devaient alors traiter de nombreux litiges dans le domaine. Selon la situation, le tribunal devait trancher sur la détermination des responsabilités, le montant de la somme à indemniser, les délais de paiement d’une éventuelle indemnisation. Les tribunaux faisaient du cas par cas, ce qui rendait la procédure encore plus lente.

Depuis la loi Badinter tout va plus vite même si ce n’est pas encore assez rapide pour certains. Cette loi harmonise l’indemnisation des victimes et désormais au tribunal il suffit au juge de chercher dans la loi Badinter pour prendre sa décision.

Plus de rapidité pour les indemnisations, de l’égalité dans le traitement des victimes, une indemnisation obligatoire pour toutes les victimes non conductrices, voilà avant tout ce que la fameuse loi Badinter aura apporté aux victimes des accidents de la circulation.
Les principaux changements depuis la loi Badinter

Cette loi est vraiment très longue au point qu’il est difficile d’en connaitre tous les détails. Il existe de nombreux articles qui ont un impact différent sur l’indemnisation des victimes d’accidents de la circulation. Pourtant, on peut retirer de ces articles des points essentiels, qui à défaut de révolutionner la procédure d’indemnisation, la règlemente en profondeur.

C’est notamment le cas pour les dommages corporels. Une victime d’accident de la circulation peut avoir deux types de dommages. Cela peut être des dommages matériels ou des dommages corporels. D’ailleurs, la loi Badinter n’harmonise pas seulement l’indemnisation des dommages corporels elle fait la même chose pour les dommages matériels. On conviendra cependant que les dommages corporels ont une importance plus grande que les dommages matériels. Ainsi avant la loi Badinter, les conditions d’indemnisation des victimes variaient d’un assureur à un autre. Ce qui veut dire que, si un piéton se faisait renverser par une voiture dont le conducteur possède une assurance chez « X » alors il n’aurait pas eu le droit au même montant d’indemnisation que si le conducteur avait été chez « y » assurance. Cela est complètement surréaliste car le piéton est une victime et il s’en contre fiche de savoir si la personne qui l’a renversé possède une assurance chez X ou Y. Avec la loi Badinter, que le piéton se fasse renverser par un conducteur assuré chez X ou Y, il aura le droit au même montant d’indemnisation.

Un autre point important de la loi Badinter, se retrouve au niveau des délais de paiement de l’indemnisation des victimes. La loi est encore une fois la même pour tous. Un assureur doit indemniser une victime d’un accident de la circulation dans les six mois à compter du jour de l’accident. Cette règle est valable pour tous les assureurs. Ainsi, la victime sera certaine de recevoir une indemnisation dans les six mois quelque soit la compagnie d’assurance qui prend en charge son indemnisation.

Enfin, depuis la loi Badinter les tribunaux affichent le montant des indemnités dues aux victimes et fixées par la décision des juges ou alors suite à une transaction entre assureur et assuré. Cette transparence est visible par tous aussi bien par les victimes que les assureurs. Les avocats eux aussi peuvent se faire une idée de ce à quoi ils peuvent espérer en indemnités quand ils défendent une victime. C’est là encore un bon moyen d’améliorer l’égalité des indemnisations entre toutes les victimes des accidents de la circulation.
Conclusion

La loi Badinter est une véritable Bible en ce qui concerne les victimes d’accidents de la circulation. Cette loi sert de texte de référence aux avocats, aux juristes et aux assureurs et donc aussi aux victimes. Le but est avant tout de protéger les victimes des accidents de la circulation et de rendre la procédure d’indemnisation plus juste et équitable pour toutes les victimes.

Pour autant, la loi Badinter, qui a été complétée en 2008, ne se limite pas seulement à la procédure et aux montants de l’indemnisation des victimes non conductrices. Elle traite aussi de la situation des conducteurs : les automobilistes ou les motards qui, eux aussi, peuvent être des victimes.

 

Source : le guide des assurances

PLAQUETTE EDITEE PAR LA FFCT - La chute à vélo ... les bons gestes, les bons reflexes !

La chute a vélo

Téléchargez la plaquette (pdf)

Plus jamais ça !

Image effrayante, que nous ne voulons plus voir !

Nous préférons cette image là !

 

Cet incroyable et épouvantable accident s'est produit lors d'une course cycliste amateur rassemblant des participants américains et mexicains, à proximité de la frontière entre les deux pays. Le chauffard agé de 28 ans, qui conduisait la voiture sous l'emprise de l'alcool et qui s'était endormi au volant, à d'abord prétendu qu'il était américain, sans doute pour éviter d'être lynché par la foule. Les policiers de Matamoros en charge de l'enquête le suspectent d'être mexicains, bien qu'il réside au Texas. Très spéctaculaire, le choc n'a pourtant fait qu'un seul mort, mais aussi 14 blessés grave, dont une majorité de très jeunes gens.

Études pour les deux roues

 

Pourquoi chercher des arguments de midi à 14 h lorsqu’on vous demande pourquoi vous circulez à vélo? Citez plutôt les travaux d’un groupe de chercheurs. Saviez-vous que les cyclistes sont plus heureux, plus énergiques, plus concentrés, plus minces et généralement plus en santé? Ce n’est pas moi qui le dit!

Selon une recherche commandée par la British Heart Foundation, les cyclistes sont perçus comme étant 13 % plus intelligents et plus cool que la moyenne. Et 10 % plus charitables. Près du quart des répondants préféreraient sortir avec un cycliste plutôt qu’avec un autre sportif. 63 % d’entre eux avouent même une certaine attirance pour le lycra… Allez, tout le monde en maillot et en cuissards!

De plus, le vélo constituerait le meilleur traitement qui soit contre le stress. C’est en tout cas ce que soutient la Stress Management Society. Il semble même que dans bien des cas, la bicyclette serait aussi (voire plus) efficace que les médicaments. Impressionnant, non?

Plus de pistes cyclables

Alors, pourquoi ne pas aménager davantage de pistes cyclables? Des chercheurs britanniques vous diraient que pareil investissement rapporte, mais qu’il faut faire preuve de patience. Il faudrait compter deux ans avant d’observer des changements dans les habitudes de déplacement des riverains.

Et la sécurité à vélo? Des chercheurs néo-zélandais en sont venus à la conclusion que seules des pistes cyclables séparées pouvaient assurer un environnement sécuritaire aux cyclistes. Selon eux, les villes qui investissent dans ce type d’aménagement réaliseraient des économies importantes à long terme. À Auckland par exemple, chaque dollar investi en ferait économiser 24. En revanche, des infrastructures inadéquates pourraient entraîner une diminution de la pratique du vélo.

À ce sujet, un professeur de l’Université de la Colombie-Britannique a interviewé 690 cyclistes victimes d’accidents à Toronto et à Vancouver. Il a constaté que les risques d’accident sont 10 fois plus élevés sur une rue achalandée que sur une piste cyclable protégée. Les accidents sont plus nombreux là où il y a des travaux, des collines escarpées ou, comme à Toronto, des rails de tramway.

Faut-il en conclure que le vélo des villes est un sport dangereux? Tout dépend du nombre de cyclistes. Une étude menée à l’Université du Colorado démontre en effet que les automobilistes se comportent différemment lorsque leur nombre augmente. À Boulder, au Colorado, on a constaté que la présence quotidienne de plus de 200 cyclistes à une intersection entraîne une baisse significative du nombre d’accidents impliquant des vélos et des automobiles. À Montréal comme à Boulder, les cyclistes, lorsqu’ils sont plus nombreux, sont plus visibles et donc plus en sécurité.

Que répondre à ceux qui hésitent à pédaler dans une ville polluée? Une expérience pour laquelle on a fixé des détecteurs de pollution sur un automobiliste, un usager du transport collectif, un piéton et un cycliste au centre de Londres devrait les rassurer. Jugez-en. Les automobilistes y étaient exposés à un niveau de pollution cinq fois plus élevé que les cyclistes. Et c’est à vélo que l’on se déplaçait le plus rapidement! Enfin, si l’on vous parle d’argent, n’hésitez pas à citer le Michigan Department of Transportation. Cet organisme estime à 668 millions de dollars les retombées économiques annuelles du vélo: vente de vélos, tourisme, réduction des dépenses en matière de santé, baisse de l’absentéisme au travail.

Et vous hésitez encore à enfourcher votre vélo! Une étude…

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